Les croyances religieuses

2003/02/27
Dans la Région autonopme du Tibet, la plupart des habitants ont comme croyance religieuse le bouddhisme tibétain. La Région autonome compte environ 2 000 musulmans et 600 catholiques. Le bouddhisme tibétain est  une des branches du bouddhisme chinois. Au 7ème siècle, le bouddhisme a été introduit dans le royaume de Tubo d'alors par l'intermédiaire de la Plaine centrale (régions des cous moyen et inférieur du Fleuve Jaune) et du Népal. Il se propageait d'abord parmi les nobles et les dignitaires avant de pénétrer progressivement dans les gens du peuple. Ce processus a traversé deux étapes, la « Période de la propagation antiérieure » (du 7ème au 9ème siècle, époque des Tubo) et la « Période de la propagation postérieure » (du 10ème au milieu du 20ème siècle). Durant la longue « Période de la propagation posétérieure », de nombreux moines vénérables de l'Inde et du Népal vinrent successivement au Plateau du Tibet pour y prêcher la Loi. C'est dans un tel creuset que le bouddhisme tibétain, une des écoles du Grand Véhicule a vu le jour après un brassge et une synthèse avec le Bon-po, une religion primitive et initiale locale. Le bouddhisme tibétain a ses propres caractéristiques telles que le système de la réincarnation du bouddha vivant, qui n'existe pas chez les autres écoles du bouddhisme chinois. Durant ce long processus de développement, ont émergé beaucoup de sectes dont les principales sont : la secte Nyingma-pa (bonnets rouges), la secte Sakya-pa (bonnets colorés), la secte Kagyü-pa (bonnets blancs) et la secte Geluk-pa (bonnets jaunes). Parmi elles, la secte Geluk-pa, née à l'issue de la réforme religieuse entreprise par Tsong Khapa au début du 15ème siècle a une influence prédominante. Les deux systèmes de bouddha vivant de Dalai et de Panchan en ont émané.

Le respect et la protection de la croyance religieuse : Le respect et la protection de la croyance religieuse constituent une politique fondamentale religieuse du gouvernement chinois. Comme dans les autres régions de la Chine, dans la Région autonome du Tibet est appliquée aussi la politique de la liberté de croyance religieuse. Cette politique a le sens suivant, qui peut être interprété de manière complète comme ceci : Les citoyens ont à la fois la liberté de la croyance religieuse et celle de ne pas croire la religion. Ils ont la liberté de croire cette religion et celle de croire une autre. Ils ont la liberté de ne pas croire la religion dans le passé et celle de la croire à présent et vice-versa. Pour la même religion, ils ont la liberté de croire cette secte et celle de croire une autre. Depuis la libération pacifique du Tibet, les départements gouvernementaux aux différents échelons appliquent scrupuleusement la politique sur la liberté de la croyance religieuse et cela a fait l'objet d'un éloge de la part du clerc et des masses populaires. La population tibétaine jouit actuellement de la liberté de pratiquer normalement les activités religieuses grâce à la protection de la Constitution et des lois de l'Etat. Durant la « Révolution culturelle » entre 1966 et 1976, la liberté de la croyance religieuse a été bafouée au Tibet comme ailleurs en Chine. Les sites et installations religieux ont été gravement endommagés. Au lendemain de la « Révolution culturelle », la politique sur la liberté de la  croyance religieuse a été concrétisée intégralement dans la Région autonome du Tibet. Les organismes chargé des activités religieuses ont été rétablis ou créés nouvellement. Les fêtes religieuses nationales et traditionnelles ont été remises en valeur et de nombreux nouveaux sites religieux ont été ouverts au public. A présent, on compte 1 400 monastères et sites religieux grands ou petits dans la Région autonome du Tibet, et qui peuvent satisfaire les besoins de la vie religieuse des fidèles. Depuis une dizaine d'années, l'Etat a affecté à la Région autonome 2,2 milliards de yuans destinés à appliquer et à matérialiser la politique religieuse. Le Temple Johkang construit au 7ème siècle, le Temple Sanye,     construit au 8ème siècle par le roi de Tubo et les quatre Temples les plus renommés de la secte Geluk-pa de Drepung, de Sera, de Gandan et de Tashlumpo ont été tous restaurés. L'Etat a investi en outre 5 50 millions de yuans pour les travaux de réfecion du Palais du Potala, qui ont duré cinq ans. Pour ce projet de réfection, l'Etat a spécialement affecté 6,7 millions de yuans, 111 kg d'or, 2 000 kg d'argent et une grande quantité de perles et de bijoux. On a restauré en outre les sactuaires et les stupas du 5ème et du 9ème Panchan Lama. En janvier 1992, le 10ème Bainqen Erdini Goigyi Gyaincain est décédé. L'Etat a alloué des fonds spéciaux destinés à contriuire au Monastère Tashlumpo un stupa et un sanctuaire pour conserver la dépouille du 10ème Bainqen Erdini Goigyi Gyaincain. Pour marquer cet événement, on a organisée une grande cérémonie d'inauguration des travaux suivant les rites traditionnels du bouddhisme tibétain. Par ailleurs, on a commencé la recherche et l'authentification de l'enfant réincarné du 10ème Bainqen. Avec l'approbation du gouvernementr central, ce travail a été confié au Monastère Tashilumpo. La recherche et l'authentification ont été menées dans des conditions favorables.

Les activités religieuses autonomes : Les groupements religieux du Tibet peuvent organiser en autonomie les diverses activités religieuses. L'Association tibétaines des Bouddhistes relevant de l'Association des Bouddhistes de Chine a fondé l'Institut du bouddhisme du Tibet et a organisé des stages d'études canoniques dans des temples de diverses sectes. Sur sa proposition, on envoie chaque année des moines et des bouddhas vivants pour se perfectionner à Beijing à l'Institut supérieur du bouddhisme de langue tibétaine. En 1984, le gouvernement de la Région autonome a offert le Kanjur-Tripitaka (canon des écritures bouddhiques) en tibétain (édition de Lhasa) à l'Association des bouddhistes de la Région autonome et a mis sur pied l'Imprimerie de soutras de Lhasa. Celle-ci a imprimé de nombreuses copies de Kanjur-Tripitakas en tibétain, qui ont été distribuées aux différents temples. En 1990, l'Association des bouddhistes de la Région autonome, a fait graver au Monastère Muru le Kanjur-Tripitaka en tibétain (édition de Lhasa) réalisant le souhait que  le 13ème Dalai Lama nourrissait de son vivant. En 1985, l'Association tibétaine des bouddhistes a commencé la publication du périodique « Le bouddhisme du Tibet ». La Région autonome compte actuellement 34 mille moines et bonzesses. Des centaines de personnalités religieuses ont été élues délégués aux assemblées populaires et membre de la Conférence consultative politique du Peuple chinois aux différents échelons. Nombreux ont été nommés membres de Conseil de l'Association des bouddhistes et fonctionnaires du gouvernement. En outre, les groupements de bouddhistes du Tibet ont organisé à maintes reprises des personnalités religieuses à se rendre à l'étranger pour effectuer des visites, des missions d'études et des échanges académiques. En contrepartie, ils ont reçu des délégations et des individus des dizaines de pays, venus au Tibet pour le pèlerinage, la visite et les études.
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