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Conférence de presse du 11 décembre 2007
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2007/12/11 |
Dans l'après-midi du 11 décembre 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, le Dialogue économique sino-japonais de haut niveau, le Sommet Union Européenne-Afrique et la question nucléaire de la Péninsule coréenne. Qin Gang : Mesdames et messieurs, bonjour ! Je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Selon la presse, la partie chinoise a supprimé une partie du communiqué de presse du Dialogue économique sino-japonais de haut niveau. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à ce sujet ? R : Grâce aux efforts conjugués de part et d'autre, le Dialogue économique sino-japonais de haut niveau s'est tenu pour la première fois et avec succès le 1er décembre. A l'issue de la réunion, les parties chinoise et japonaise ont publié, chacune de son côté, un communiqué de presse. Les deux parties ainsi que la communauté internationale ont toutes apprécié positivement la tenue réussie de cette session. Pourtant, quelques jours plus tard, certains médias japonais ont déclaré que la partie chinoise avait « modifié unilatéralement le texte du document commun », ce qui à notre avis est incompatible avec la dynamique de la coopération amicale entre les deux pays, et ne correspond d'ailleurs pas à la réalité. En fait, le « communiqué » n'est pas un document commun, ni un communiqué de presse conjoint. Il s'agit plus précisément de deux documents publiés respectivement par les deux parties pour donner des informations sur la réunion, ce qui a été décidé avant cette session. Il est donc normal qu'il y ait des différences entre les deux textes. Sur les questions avancées par la partie japonaise, celle du taux de change du RMB et celle de l'énergie, la partie chinoise a expliqué clairement sa position lors de la réunion, à travers le discours introductif de M. Zeng Peiyan comme les interventions des ministres chinois. Nous estimons que le Dialogue économique sino-japonais de haut niveau est un fruit important des relations stratégiques mutuellement avantageuses entre les deux pays. Nous espérons que les deux parties pourront joindre leurs efforts et chérir ce résultat difficilement acquis pour que le Dialogue obtienne sans cesse des progrès substantiels, au profit des relations bilatérales. Q : Voulez-vous dire que la partie chinoise n'est pas prête à modifier le communiqué de presse selon la demande de la partie japonaise ? Cette question va-t-elle affecter les relations sino-japonaises ? R : Je viens de le dire, il ne s'agit pas d'un document commun, ni d'une déclaration conjointe. Ce sont deux documents où les deux parties donnent chacune de leur côté des informations sur la réunion. C'est dire qu'il est impossible que les deux textes soient totalement identiques. Quant à savoir si cette affaire affectera les relations sino-japonaises, à mon avis, ce ne sera pas le cas. D'ailleurs, il serait vraiment regrettable si la coopération économique et commerciale entre la Chine et le Japon s'en sort compromise. Nous espérons que les personnalités et surtout les médias japonais concernés traiteront cette question avec objectivité et retenue. Q : Selon des reportages, hier, quatre partis politiques russes ont présenté la candidature du Premier Vice-Premier Ministre russe Dmitri Medvedev à la prochaine élection présidentielle. Le Président Poutine a lui aussi exprimé son soutien à cette candidature. Quels sont vos commentaires ? R : Nous l'avons pris note. L'élection présidentielle en Russie de mars prochain relève de ses affaires intérieures. Nous avons la certitude que cette élection se déroulera dans d'heureuses conditions. Le Vice-Premier Ministre Medvedev est un grand ami du peuple chinois. Il a déployé des efforts actifs pour promouvoir le développement en ampleur et en profondeur du partenariat de coordination stratégique sino-russe. Lorsqu'il assumait la présidence russe du Comité d'organisation des Années croisées Chine-Russie, il a apporté une contribution de poids au succès de cet événement. Nous tenons à lui en exprimer notre haute appréciation. Q : J'ai entendu dire que M. Lim Sung Nam, chef de la délégation sud-coréenne au groupe de travail sur la coopération économique et énergétique des pourparlers à six, a rencontré des officiels du Ministère chinois des Affaires étrangères. Pourriez-vous nous donner des éléments sur leur rencontre ? R : A ma connaissance, sur l'initiative de la République de Corée, les différentes parties des pourparlers à six sont convenues de tenir, les 11 et 12 décembre à Beijing, une réunion des chefs de délégation pour le groupe de travail sur la coopération économique et énergétique. Cette réunion sera présidée par la partie sud-coréenne et portera sur les aides économique et énergétique apportées à la RPDC dans le cadre des pourparlers à six. Q : Pourquoi la Chine et le Japon ont mené des consultations sur le contenu d'un communiqué alors qu'elles ont décidé de publier chacune de son côté un communiqué ? La partie chinoise a-t-elle été d'accord pour inscrire la question du taux de change du RMB dans ce communiqué ? Selon le Ministre japonais des Affaires étrangères Hiroya Masuda, la partie japonaise n'est pas contente avec cette pratique chinoise incompréhensible du point de vue de l'usage international. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Les deux parties ont-elles signé les communiqués de presse ? R : C'est le Ministère du Commerce qui est chargé du Dialogue économique sino-japonais de haut niveau. Puisque je ne travaille pas sur ce dossier, je vous renvoie au Ministère du Commerce pour plus de précisions. Pourtant, je voudrais souligner que les deux parties ont publié leurs communiqués respectifs et qu'il ne s'agit donc pas d'un document commun. Quant à savoir si cela correspond à l'usage international, à mon avis, ce n'est pas une infraction vu que les deux parties ont publié chacune de son côté un communiqué avec des formulations différentes. Je pense qu'il ne faut pas mettre de côté l'essentiel en chicanant sur ce genre de questions. Il nous convient d'œuvrer ensemble pour maintenir l'élan favorable de la coopération entre la Chine et le Japon, avec une vision de long terme des relations sino-japonaises et de la coopération entre les deux pays, et non pas le contraire. Quant à savoir si les deux parties ont signé les communiqués, vous pourriez le vérifier vous-même. Q : Le week-end dernier, la société China Petroleum & Chemical Corporation a annoncé un marché important sur le pétrole avec l'Iran. Hier, le Département d'Etat américain a exprimé ses préoccupations et ses inquiétudes à ce sujet. Quels sont vos commentaires ? Ladite société a-t-elle demandé l'avis du Ministère des Affaires étrangères avant la conclusion de ce marché ? R : Il s'agit là d'une coopération commerciale dans le domaine de l'énergie entre une société chinoise et son partenaire iranien, menée sur la base de l'égalité et des avantages réciproques. De ce fait, le gouvernement vaut mieux, et il le faut, s'abstenir de faire des remarques là-dessus.
Q : Récemment, lors de sa rencontre avec des journalistes taiwanais, l'Assistant adjoint au Secrétaire d'Etat américain Thomas J. Christensen a marqué l'opposition des Etats-Unis à l'organisation d' « un référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU », estimant que cette initiative revient à une demande des autorités taiwanaises de changer le statu quo des relations entre les deux rives du détroit. Il a affirmé que les Etats-Unis continueraient d'exprimer ses préoccupations auprès des autorités taiwanaises. Avez vous des commentaires à ce sujet ? R : Chen Shuibian a obstinément poussé de l'avant les activités sécessionnistes visant l' « indépendance de Taiwan » dont notamment le « référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU » au mépris du principe d'une seule Chine reconnu par la communauté internationale. Ses agissements constituent une menace sérieuse pour la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan et feront certainement l'objet d'une ferme opposition de la communauté internationale. La partie chinoise attache un grand prix aux multiples déclarations de la partie américaine faisant connaître son opposition à l'organisation par les autorités taiwanaises d'un « référendum sur l'adhésion de Taiwan à l'ONU ». Dans le contexte actuel, empêcher effectivement Chen Shuibian d'organiser ce référendum profitera à la paix et à la stabilité dans le détroit, et correspond aux intérêts communs de la communauté internationale, y compris la Chine et les Etats-Unis. Q : Le week-end dernier, le Sommet Union Européenne-Afrique s'est tenu à Lisbonne, au Portugal. La politique africaine de la Chine a été un sujet d'actualité et les intérêts chinois en Afrique ont été évoqués. Quels sont vos commentaires sur les acquis de ce Sommet ? R : Le Sommet Union Européenne-Afrique, qui s'est réuni à Lisbonne sept ans après sa première édition, a adopté la « Stratégie commune Afrique-UE » et le « Plan d'Action (2008-2010) », ce qui témoigne du vif désir de l'Union européenne et des pays africains de renforcer leur coopération dans la nouvelle conjoncture. La Chine salue la création d'un nouveau partenariat stratégique UE-Afrique et espère que ce partenariat basé sur l'égalité, la réciprocité et le respect mutuel pourra permettre un renforcement de leur coopération, contribuera à la paix, à la stabilité et à la prospérité en Afrique et offrira plus d'opportunités de développement à ce continent. Les préoccupations et les intérêts de la partie chinoise convergent avec ceux de la communauté internationale, dont l'Union européenne, pour ce qui est de la promotion de la paix et du développement en Afrique. Nous entendons travailler en commun avec la communauté internationale pour apporter notre part de contribution à la réalisation de cet objectif. Q : Veuillez nous donner des informations sur la réunion du groupe de travail sur la coopération économique et énergétique des pourparlers à six. Deuxième question, dimanche dernier, des Vietnamiens ont manifesté devant l'Ambassade de Chine au Vietnam pour la question des îles Nansha. Quels sont vos commentaires ? R : Pour répondre à votre première question, la réunion du groupe de travail sur la coopération économique et énergétique se tiendra les 11 et 12 décembre. Les différentes parties débattront à cette occasion de la question des aides économique et énergétique apportées à la RPDC. Je suis convaincu qu'elles saisiront cette opportunité et profiteront de la dynamique des pourparlers à six pour engager d'amples échanges et exprimer leurs préoccupations respectives tout en faisant preuve de respect et de compréhension devant les préoccupations légitimes des autres, en vue d'approfondir leur confiance mutuelle, de faire aboutir la réunion à des résultats fructueux et de faire avancer les pourparlers à six sur tous les plans. En ce qui concerne votre deuxième question, la souveraineté chinoise sur les îles Nansha et les eaux adjacentes est incontestable. Voilà une position constante du gouvernement chinois. Nous savons que sur cette question, le Vietnam a eu des positions différentes tout au long de l'histoire. Les dirigeants des deux pays se sont plusieurs fois entretenus de ce sujet et se sont mis d'accord pour travailler ensemble à un règlement approprié des contentieux maritimes, à travers le dialogue et les consultations, dans l'intérêt de la stabilité en Mer de Chine méridionale et des relations entre les deux pays. Ces derniers temps, nous avons assisté au Vietnam à des incidents nuisibles à l'amitié sino-vietnamienne, et nous y accordons une haute attention. Nous espérons que le gouvernement vietnamien pourra prendre, en adoptant une attitude responsable, des mesures effectives pour freiner cette tendance néfaste qui compromettrait les relations bilatérales. Q : Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wang Yi part aujourd'hui pour une visite au Pakistan. Selon certaines sources, la Chine aidera ce dernier à construire des centrales nucléaires. Pourriez-vous le confirmer ? R : La Chine et le Pakistan sont depuis toujours des pays voisins amicaux qui maintiennent une coopération et des échanges étroits. Hier, je vous ai déjà annoncé la visite de l'envoyé spécial du gouvernement chinois Wang Yi au Pakistan. Au cours de sa visite, il rencontrera le Président pakistanais et le chef du gouvernement intérimaire avec qui il procédera à des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales et la situation au Pakistan. S'agissant de la question des centrales nucléaires, je n'en suis pas au courant. Q : Dans le Mémorial du Massacre de Nankin récemment rénové, on trouve des objets exposés qui rappellent le massacre barbare perpétré par l'armée japonaise, mais aussi une statue de la paix, qui est nouveau, ainsi que des éléments traduisant l'esprit dit « tourner vers l'avenir ». Pourtant, on met toujours l'accent sur le nombre des victimes du massacre, estimé à 300 mille. Est-ce paradoxal avec les éléments nouveaux que je viens d'évoquer ? Quels sont vos commentaires ? R : En fait, le chiffre 300 mille que vous avez mentionné illustre justement l'esprit dit « tirer la leçon de l'histoire et tourner vers l'avenir ». Si nous voulons que nos enfants aient à cœur l'amélioration et le développement des relations entre la Chine et le Japon et qu'ils œuvrent à notre objectif à long terme, celui de transmettre de génération en génération l'amitié sino-japonaise, nous devrons retenir l'histoire par cœur, cette histoire douloureuse que le chiffre nous rappelle. La guerre d'agression déclenchée par les militaristes japonais a causé de profonds malheurs non seulement au peuple chinois mais aussi au peuple japonais. Q : Selon certaines sources, les films hollywoodiens seraient absents des salles de cinéma chinoises pendant la période janvier-mars 2008, en signe de représailles de la Chine sur fond de frictions militaires avec les Américains. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Comme je n'ai pas d'information à ce sujet, je ne peux vous le confirmer. Vendredi dernier, lorsqu'ils étaient interrogés, des officiers du Ministère du Commerce ont également fait savoir qu'ils n'en avaient pas entendu parler. Nous avons besoin de nous renseigner sur ce sujet. Q : Le « gouvernement en exil du Tibet » a publié hier un rapport sur le développement et l'environnement au Tibet, selon lequel il appartient au Tibet de décider par lui-même de sa voie de développement, et qu'en même temps il pourrait y avoir une coopération avec Beijing pour améliorer la situation au Tibet. J'aimerais vous écouter sur ce sujet. R : Je n'ai pas à réagir directement à ces commentaires faits par le clan du Dalaï Lama au mépris de la réalité, car ce dernier a dit trop de mensonges. Ce que je veux dire, c'est que le changement des formes n'induit pas un changement du fond. Le clan du Dalaï Lama, sous quelque couvert que ce soit et s'exprimant de quelque manière que ce soit, a pour position fondamentale de ne pas reconnaître le Tibet en tant que partie intégrante de la Chine et cherche au fond à séparer le Tibet du territoire chinois. La clique du Dalaï Lama parle toujours du sabotage de la culture et de l'environnement au Tibet, alors que le Tibet est aujourd'hui en plein essor dans les domaines socio-économique et culturel, et que le niveau de vie de la population tibétaine s'améliore de jour en jour. Il n'y a qu'une chose qui a été « sabotée » au Tibet et qui ne saura jamais se rétablir, c'est le régime féroce et ténébreux de servage, dont la remise en œuvre a été tant rêvée par le Dalaï Lama et consorts. Plus le Tibet se développe, plus ces derniers se sentent mal à l'aise. Nous leur conseillons d'agir en phase avec le temps et de bien mesurer la situation, afin de renoncer, par actions, à leur revendication sécessionniste, et de cesser toute activité visant à séparer le Tibet de la Chine. Q : Le Vice-Ministre Wu Dawei se rendra bientôt en visite à Pyongyang. Est-ce que le programme en a été fixé avec la RPDC ? R : Le Vice-Ministre Wu Dawei se rendra en visite en RPDC la semaine prochaine. Il s'entretiendra avec le chef de la délégation de la RPDC pour les pourparlers à Six, Kim Kye Gwan, des questions d'intérêt commun concernant les pourparlers. Q : J'aimerais connaître le programme de la visite en Chine du Premier Ministre japonais Yasuo Fukuda. Pourquoi la Chine a-t-elle souhaité une telle visite avant la fin de l'année ? Combien de jours souhaitez-vous qu'il reste en Chine pour cette visite ? Quant à savoir pourquoi le programme n'en est toujours pas fixé, selon la partie japonaise, c'est parce que la priorité du moment est de gérer la situation à l'intérieure du pays, en raison d'un antagonisme exacerbé entre le parti politique au pouvoir et l'opposition. Qu'en pensez-vous ? R : La Chine sera heureuse d'accueillir le Premier Ministre japonais Yasuo Fukuda à un moment qui lui conviendrait. Il n'y a pas longtemps, à Singapour, lors de son entretien avec le Premier Ministre Wen Jiabao, le Premier Ministre Fukuda a fait savoir qu'il tâcherait d'effectuer une visite en Chine dans les meilleurs délais, avant la fin de l'année ou en début de l'année prochaine. La partie chinoise respecte et salue cette initiative. Pour ce qui est des dates et des programmes, ils sont à définir par les deux parties à travers des concertations et des consultations diplomatiques. Nous espérons que le Premier Ministre Fukuda pourra venir au plus tôt, à un moment qui convient à chacune des deux parties et nous respectons la décision de la partie japonaise. Q : Vancouver accueillera les Jeux Olympiques d'hiver de 2010. Au dos des badges des Jeux est marqué « Made in Taiwan ». Le Comité d'organisation a demandé de ne pas indiquer le lieu de fabrication ou de faire fabriquer ces badges à la partie continentale de Chine. Quel est votre commentaire là-dessus ? R : L'unicité de la Chine est un principe universellement reconnu de la communauté internationale. Nous souhaitons que ce principe soit respecté à l'échelle internationale, dans les affaires politiques comme dans les échanges économiques et commerciaux. Quant au cas que vous venez de mentionner, je ne dispose d'aucune information là-dessus. Si vous n'avez plus de questions, la séance est levée. Merci et au revoir !
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