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Conférence de presse du 25 mars 2008
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2008/03/25 |
Dans l'après-midi du 25 mars 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les crimes extrêmement violents -saccages, sabotages, pillages et mises à feu- perpétrés récemment à Lhassa. Qin Gang: Bonjour à tous. D'abord, j'ai deux nouvelles à vous annoncer. Sur l'invitation du Premier Ministre laotien Bouasone Bouphavanh, le Premier Ministre Wen Jiabao effectuera du 29 au 31 mars une visite de travail en République démocratique populaire lao et participera au 3e Sommet sur la Coopération économique de la Sous-région du Grand Mékong qui se tiendra à Vientiane. Le 26 mars à 11 heures du matin dans cette même salle, le Ministre assistant des Affaires étrangères He Yafei tiendra une séance d'information pour les médias sur les détails de cette visite et le contexte dans lequel cette visite aura lieu. Sur l'invitation du gouvernement chinois, le Vice-Président, Premier Ministre et Emir de Dubaї des Emirats arabes unis Mohammed Bin Rashid Al Maktoum effectuera du 31 mars au 3 avril une visite officielle en Chine. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q: Le gouvernement chinois a réitéré à maintes reprises au Comité international olympique (CIO) qu'il garantirait la liberté des journalistes étrangers d'exercer leur métier en Chine. Or, pourquoi il n'a pas autorisé les journalistes de la chaîne de télévision Sky News et de quelques autres agences de presse à couvrir les incidents de violence survenus ces derniers jours au Tibet et dans d'autres régions où vivent des Tibétains? R: J'ai déjà donné des explications à ce sujet. Nous comprenons très bien l'intérêt que portent les médias à ces incidents et leur désir de faire des reportages là-dessus. Nous sommes en train de faire des arrangements pour une visite de journalistes étrangers à Lhassa. Compte tenu des incidents perpétrés récemment à Lhassa et à d'autres endroits, les mesures contraignantes prises par les gouvernements locaux sont raisonnables et légales. En fait, à la suite de ces incidents, certains gouvernements étrangers ont également émis des avertissments aux voyageurs de leurs pays en leur déconseillant de se rendre dans les zones susmentionnées. C'est pour assurer la sécurité des journalistes étrangers que la partie chinoise a pris les mesures concernées. Nous espérons que notre travail pourra bénéficier de la compréhension et de la coopération de votre part et que tous les médias et journalistes respecteront les lois et règlements chinois. Nous continuerons à vous accorder des facilités et des services en faveur de l'exercice de votre métier en Chine. Q: Pour quelle raison le gouvernement chinois a-t-il interdit aux journalistes étrangers d'aller dans l'Ouest de la Chine et refusé leur demande de couvrir les incidents qui y sont survenus? R: D'une part, c'est pour garantir votre sécurité. D'autre part, c'est également pour répondre à la demande des gouvernements locaux en vue de maintenir l'ordre public. Ici, je tire votre attention sur les deux points suivants: d'abord, nous faisons de notre mieux pour que tout le monde puisse avoir davantage d'occasions de faire des reportages; ensuite, nous espérons que vous pourrez exercer votre métier conformément à la loi chinoise tout en témoignant de compréhension et de coopération pour le travail des départements chargés de l'application de la loi. Q: D'après le "Centre tibétain pour les droits de l'homme et la démocratie", des affrontements ont eu lieu le 24 mars dans la province du Sichuan entre des sécessionnistes pour l'"indépendance du Tibet" et la police armée. Selon lui, les policiers ont tiré sur la foule, faisant ainsi un mort et un blessé. Veuillez le confirmer. Deuxième question, selon la Secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, le Dalaї Lama est un pacifiste, le gouvernement chinois doit résoudre le problème à travers le dialogue au lieu de réprimer par force les "manifestations pacifiques". Lors de son entretien avec le Conseiller d'Etat Dai Bingguo, l'ancien Secrétaire général du Parti libéral démocrate du Japon Hidenao Nakagawa a indiqué que le gouvernement chinois devait chercher à dialoguer avec le Dalaї Lama. Par ailleurs, certains pays européens ont exprimé le même point de vue. Est-ce que le gouvernement chinois acceptera les propositions de la communauté internationale et engagera le dialogue avec le Dalaї Lama? R: Le 24 mars à 4 heures et demie du matin, des policiers armés en patrouille à Garze dans la province du Sichuan ont été violemment attaqués par des malfaiteurs. Ces derniers, des machettes et des pierres à la main, ont battu à mort un policier sur place et en ont blessé plusieurs autres. C'est dans cette circonstance que des policiers ont tiré en l'air pour disperser les malfaiteurs qui se sont livrés à des actes de saccage et de sabotage. Actuellement, la police locale est en train d'enquêter sur cette affaire conformément à la loi. Les incidents survenus à Lhassa et dans d'autres localités sont de par leur nature des crimes extrêmement violents de saccages, de sabotages, de pillages et de mises à feu prémédités, incités, fomentés et montés soigneusement par la clique du Dalaї Lama. Ils visent à diviser la patrie, à porter atteinte à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la Chine, et à saboter la stabilité de la société locale et la sécurité de vie et des biens de la population. A travers les nombreux reportages des médias et les dénonciations des victimes, vous avez pu pénétrer la nature de ces incidents. Alors serait-il possible que les tueries, les incendies criminels et les pillages soient des manifestations pacifiques et que les auteurs de ces crimes soient qualifiés pour avoir une autorité morale? Est-ce ça les "droits de l'homme" et la "liberté" prônés par certains pays? J'espère que vous pouvez tous voir clairement la nature séparatiste de la clique du Dalaї Lama, distinguer le vrai du faux et n'apporter aucun soutien, de quelque manière que ce soit, ni à la clique du Dalaї Lama ni à ses activités sécessionnistes. En ce qui concerne le dialogue avec le Dalaї Lama, nous avons réaffirmé maintes fois notre position claire en la matière. Nous laisserons toujours la porte du dialogue grande ouverte pourvu que le Dalaї Lama renonce effectivement à sa position séparatiste et cesse complètement ses activités visant à diviser la patrie. J'ai noté que vous avez évoqué dans vos questions les déclarations de certains pays en soulignant qu'ils représentent l'opinion de la communauté internationale. En fait, ils ne peuvent nullement représenter la communauté internationale. Après les incidents, une centaine de pays ont exprimé à la Chine leur compréhension et leur soutien dans sa position sur cette question. Q (du même journaliste): Quelles sont les déclarations faites par les centaines de pays que vous avez mentionnés? Est-ce qu'ils reconnaissent que le Tibet fait partie du territoire chinois ou soutiennent explicitement la position du gouvernement chinois sur cette question? Jusqu'ici, combien de pays se sont montrés réticents sans avoir exprimé clairement leur soutien au gouvernement chinois dans sa position à ce sujet? D'après l'Agence de presse Xinhua, la Chine bénéficie d'un large soutien de la communauté internationale. Est-ce également l'opinion du Ministère des Affaires étrangères? R: Ces centaines de pays ont condamné de façon explicite les crimes violents incités, prémédités et fomentés par la clique du Dalaї Lama de même que les saccages, les sabotages, les pillages, les mises à feu et les massacres des civils innocents. Ils ont réitéré en même temps que le Tibet fait partie du territoire chinois et exprimé leur soutien aux mesures prises en vertu de la loi par le gouvernement chinois et la Région autonome du Tibet pour préserver la stabilité sociale, l'autorité de la loi et les intérêts fondamentaux de la population. Cela ne suffit-il pas pour prouver de quel côté est la justice? Pour savoir quelles déclarations ont été faites par quels pays, vous trouverez vous-même les informations en la matière. C'est le peuple qui a le sens de justice. Q: La partie chinoise considère-t-elle la clique du Dalaї Lama comme une organisation terroriste? Espère-t-elle que la communauté internationale établira un lien entre le Dalaї Lama et les organisations terroristes? Tout à l'heure, vous avez déclaré que la porte pour le dialogue avec le Dalaї Lama resterait toujours ouverte, tout en affirmant que c'est le Dalaї Lama qui a prémédité les incidents. Ces propos ne sont-ils pas contradictoires? R: Concernant les crimes violents perpétrés récemment à Lhassa et dans d'autres localités, c'est bien la clique du Dalaї Lama qui les a soigneusement montés et incités. Les incidents qui se sont produits ces derniers jours ont déjà exposé au grand jour la nature de la clique du Dalaї Lama. Nous demandons au Dalaї Lama de renoncer véritablement à sa position séparatiste et de cesser complètement toute activité sécessionniste. Q: Demain, sous la conduite du Ministère des Affaires étrangères, une dizaine de médias étrangers partiront faire des reportages à Lhassa. Je voudrais savoir selon quels critères vous avez choisi les médias. R: Compte tenu de l'intérêt que portent les médias étrangers aux incidents survenus à Lhassa et de leurs souhaits de couvrir cette affaire, nous avons organisé cette visite. Nous comprenons bien votre désir de couvrir cette affaire. Pourtant, le nombre de participants étant limité, tout le monde ne peut pas y aller. Nous espérons bénéficier de votre compréhension et nous sommes sûrs que vous aurez d'autres occasions pour y aller. Q: Hier, la céremonie d'allumage de la flamme olympique en Grèce a été perturbée par des manifestants. Est-ce embarrassant pour le gouvernement chinois? Acceptez-vous que des manifestants expriment leurs opinions politiques hors de l'itinéraire du relais de la torche olympique? R: Les Jeux olympiques de Beijing sont un grand rendez-vous sportif de tous les peuples du monde et la flamme olympique incarne le noble idéal et les belles aspirations de l'humanité. Tout acte visant à perturber et saboter le relais de la torche olympique est ignoble et impopulaire. Ce sont bien les saboteurs qui doivent se sentir embarassés. Leurs agissements montrent au monde entier qu'ils vont à l'encontre de l'esprit olympique et des souhaits des différents peuples du monde. Nous avons la confiance et la capacité d'assurer le bon déroulement du relais de la torche olympique de même que le succès des JO de Beijing. Q: Ma Ying-jeou, candidat élu à la suite des "élections" dans la région de Taiwan, a fait savoir qu'il effectuerait une visite aux Etats-Unis avant la cérémonie d'investiture. Comment y réagissez-vous? D'ailleurs, où en est le don de deux pandas par la partie continentale à Taiwan? R: Le principe d'une seule Chine constitue la base politique de l'établissement et du développement des relations entre la Chine d'un côté et les différents pays et organisations internationales de l'autre. Nous continuerons à appliquer ce principe dans nos relations, nos échanges et notre coopération avec les différents pays et organisations internationales, et à prendre de multiples mesures afin de faciliter les activités de nos compatriotes de Taiwan à l'étranger dans les domaines économique, commercial, sanitaire et culturel et de protéger leurs intérêts légitimes. S'agissant de la question de pandas géants, je vous propose de vous renseigner auprès des services compétents. Q: Récemment, le Président de la République de Corée Lee Myung-bak a dit que les pays de l'Asie du Nord-Est devraient signer un accord de libre-échange ayant comme acteurs principaux la Chine, le Japon et la République de Corée. Quelle est la position de la partie chinoise à ce sujet? D'ailleurs, selon des reportages, le 9e Sommet Chine-Japon-République de Corée se tiendra avant la fin de cette année. Pourriez-vous le confirmer? R: Concernant votre première question, la Chine, le Japon et la République de Corée ont tous une influence de poids en Asie du Nord-Est. Ils partagent des intérêts communs et assument une responsabilité commune en matière de promotion de la paix et du développement dans cette région. Les trois pays ont commencé il y a six ans leur étude conjointe sur la création d'une zone de libre-échange. Nous espérons que les établissements académiques des trois pays pourront rester en contact et poursuivre leur étude en profondeur afin qu'elle serve de référence à la prise de décisions par les gouvernements des trois pays. La Chine est prête à œuvrer ensemble avec le Japon et la République de Corée en vue de faire avancer la coopération entre les trois pays dans l'esprit des avantages réciproques et du gagnant-gagnant. S'agissant du 9e Sommet Chine-Japon-République de Corée, la Chine accorde une haute importance à la coopération entre les trois pays. Les arrangements sur ce Sommet feront encore l'objet des consultations par voie diplomatique. Q: Selon des reportages, des incendies criminels ont eu lieu samedi dernier à Nyingchi à 20 kilomètres de Lhassa. Veuillez le confirmer. Par ailleurs, les auteurs des crimes violents perpétrés à Aba dans la province du Sichuan ont-ils été punis? R: Comme je ne dispose pas d'informations précises sur les deux cas que vous avez évoqués, je vous invite à vous adresser aux services compétents. Ce que je voudrais souligner, c'est que les départements chinois chargés de l'application de la loi traiteront ce genre de cas criminels conformément à la législation chinoise. Q: Les journalistes étrangers seront-ils autorisés à se rendre au Tibet lorsque le relais de la torche olympique passera par le Mont Qomolangma? Hier, la cérémonie d'allumage de la flamme olympique a été perturbée. La partie chinoise demandera-t-elle aux pays où parcourira la torche olympique de renforcer les dispositifs de sécurité afin d'éviter la reproduction de ce genre d'incidents? R: A ma connaissance, il n'y a pas de changement sur les arrangements concernant l'ascension de la torche olympique au Mont Qomolangma. Quant à savoir si des médias seront invités à couvrir cet événement, veuillez vous renseigner auprès des départements concernés. Pour répondre à votre deuxième question, malgré cet incident, la perturbation de la cérémonie ne représente pas une aspiration commune des peuples du monde entier. Je suis convaincu que les différents peuples du monde accueillent favorablement la torche olympique, saluent l'esprit olympique et soutiennent le relais de la torche de même que la tenue avec succès des JO de Beijing. Les départements concernés des pays où passera la torche olympique ont le devoir d'assurer le bon déroulement du relais de la torche. Q: Vous avez dit que la police de Lhassa a fait preuve d'une très grande retenue. Estimez-vous qu'il ne fallait pas agir ainsi? Si la police avait pris des mesures dans un premier temps, les incidents n'auraient pas eu lieu, n'est-ce pas? D'ailleurs, les ambassades et les consulats de Chine dans une dizaine de pays ont été pris pour cibles d'attaques. C'est un chiffre énorme, peut-être jamais connu dans l'histoire. Pensez-vous que certains pays n'ont pas pris des mesures suffisantes pour protéger les ambassades et les consulats de Chine? Est-ce que les gouvernements de ces pays éprouvent de la sympathie pour le Dalaї Lama? R: Les départements chinois chargés de l'application de la loi ont effectivement agi selon la législation chinoise tout en faisant preuve d'une très grande retenue. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les crimes extrêmement violents tels que les saccages, sabotages, pillages et mises à feu peuvent être tolérés et échapper aux sanctions en vertu de la loi. Préserver la sécurité et l'inviolabilité des missions diplomatiques et consulaires des autres pays de même que celles de leurs personnels, voilà une obligation internationale que tout gouvernement doit remplir. Des malfaiteurs ont attaqué les ambassades et les consulats de Chine accrédités dans une dizaine de pays, ce qui leur a causé de lourdes pertes matérielles et a menacé la sécurité des diplomates chinois. Suite à ces incidents, nous avons fait des représentations solennelles auprès des gouvernements des pays concernés, leur demandant de protéger la sécurité et l'inviolabilité des missions diplomatiques et consulaires de Chine ainsi que celles de leurs personnels en vertu de la Convention de Vienne sur les Relations diplomatiques et de la Convention de Vienne sur les Relations consulaires. De leur côté, ces pays concernés ont exprimé leurs regrets et présenté leurs excuses pour de tels incidents. Ils se sont engagés en même temps de renforcer la protection des ambassades et des consulats de Chine de même que celle de leurs personnels. Q : Un journaliste du quotidien britannique The Times a déclaré dans son article qu'à l'instar de l'organisation par Hitler des JO de Berlin, celle des JO de Beijing par la Chine a pour but de se vanter de sa puissance. Quels sont vos commentaires là-dessus ? R : Les JO de Beijing sont un grand rendez-vous sportif à l'échelle mondiale. Les différents peuples du monde souhaitent sincèrement, à travers une telle occasion, renforcer la connaissance mutuelle ainsi que l'amitié et la coopération entre eux. The Times et ce journaliste ont mis les JO de Beijing et les JO de Berlin de 1936 sur le même plan, ce qui représente une humiliation pour le peuple chinois et les peuples du monde entier. La flamme olympique incarne les belles aspirations de l'humanité, et en même temps, elle expose au grand jour les intentions perfides et ignobles de certains individus sur la scène internationale, ce qui permet au public de percer à jour leurs vrais visages. Nous avons la certitude que grâce aux efforts conjugués de tous les peuples du monde, les JO de Beijing seront couronnés de succès. Q: Des députés européens vont se réunir demain pour discuter de l'option du boycott des JO de Beijing, quel est votre commentaire là-dessus? Deuxième question, beaucoup d'Européens souhaitent voir le Comité international olympique (CIO) qui entretient de bonnes relations avec le gouvernement chinois jouer un rôle de médiateur entre celui-ci et la clique du Dalaï Lama pour contribuer à la solution du problème du Tibet. Qu'en pensez-vous? R: D'abord, concernant votre deuxième question, le CIO est une organisation sportive. La question du Tibet relève des affaires intérieures de la Chine, aucun gouvernement étranger ni aucune organisation étrangère n'a le droit d'y intervenir. Nous avons à maintes reprises réaffirmé notre position et notre principe sur la question du dialogue avec le Dalaï Lama, qui sont bien connus des pays et organisations concernés. Les JO de Beijing sont un grand événement pour le monde entier. L'organisation réussie des JO de Beijing est non seulement une attente des Chinois, mais également une attente et une aspiration communes de tous les peuples du monde. Les préparatifs sont en cours et avancent sans à-coups. Nous sommes prêts à faire bon accueil aux propositions et suggestions pourvu qu'elles soient objectives, équitables et constructives. Par contre, nous nous opposons fermement à ce que des organisations et individus politisent les Jeux olympiques ou les lient à d'autres questions afin d'atteindre leurs buts politiques, parce que ces agissements vont à l'encontre des aspirations communes des différents peuples du monde et de l'esprit olympique qui se prononce pour une non-politisation du sport. Ces actes sont injustes tant pour la Chine que pour les Jeux olympiques. Si nous restons les bras croisés, la situation deviendra préoccupante du fait que tout pourrait être lié aux Jeux olympiques, l'avenir des Jeux olympiques comme les intérêts de tous les pays du monde se verront affectés. C'est pourquoi nous faisons appel au sens de la responsabilité des parties concernées. Nous sommes convaincus que grâce au soutien et aux efforts de tous les pays du monde, les JO de Beijing seront une réussite. Q: Combien de journalistes se rendront-ils demain au Tibet? Auront-ils toute la liberté dans leur travail là-bas? Quand sera orgnisé le second voyage de journalistes au Tibet? Quand lèvera-t-on les restrictions de voyage pour cette région? Ces restrictions seront-elles maintenues jusqu'à l'ouverture des JO? R: Concernant votre première question, une dizaine de journalistes partiront demain pour Lhassa. Selon le programme prévu, ils se rendront dans des sites qui ont été le théâtre de saccages, de sabotages, de pillages et d'incendies criminels. Ils auront la possibilité d'interviewer des témoins et des blessés. Nous espérons que ce voyage permettra à la presse et aux médias d'avoir une connaissance objective de la vérité sur les émeutes à Lhassa. En outre, nous tenons à informer les journalistes concernés que malgré le retour au calme à Lhassa, des malfaiteurs sont toujours en fuite. Nous prendrons, de notre côté, toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des journalistes à Lhassa, et leur demandons dans le même temps d'y veiller à leur propre sécurité. Q: Vous avez beaucoup insisté sur la sécurité des journalistes à Lhassa. Beaucoup d'entre nous ont couvert, sur place, la guerre en Afghanistan, la guerre en Iraq, les conflits israélo-palestiniens et le génocide au Rwanda. Pensez-vous vraiment que la situation au Tibet est tellement grave que les journalistes ne doivent plus s'y rendre? R: Je comprends parfaitement votre vif désir de faire des reportages sur place. J'ai déjà dit que des mesures restrictives sont prises pour deux raisons: la première est la sécurité des journalistes, la seconde est que les départements compétents chinois, conformément à la loi, ont le droit de prendre de telles mesures dans des circonstances exceptionnelles. Comme vous travaillez sur le territoire chinois, j'espère que vous saurez observer les lois et règlements chinois et témoigner de compréhension à cet égard. Q: L'inscription à ce voyage organisé au Tibet est-elle ouverte à tous les journalistes? Selon quels critères avez-vous sélectionné cette dizaine de médias? R: L'exercice du métier des médias hongkongais ne relève pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères. Q: Vous avez dit que la partie continentale procurera des facilités à Taiwan dans les domaines économique, commercial et sanitaire. Est-ce que cela signifie qu'elle n'empêchera pas Taiwan de participer à l'Assemblée mondiale de la Santé en mai prochain et lui laissera davantage de marges? R: Le principe d'une seule Chine est fondamental dans nos relations avec les organisations internationales. Nous continuerons à traiter les dossiers afférents selon ce principe. Q: Qu'attend la Chine de la visite du Président malawite? Avant les "élections" à Taiwan, le nombre des pays ayant des "relations diplomatiques" avec Taiwan a baissé à 23. A votre avis, est-ce que cette tendance se poursuivra avec l'accession au pouvoir de Ma Ying-jeou pratiquant une "diplomatie flexible"? R: Le 28 décembre 2007, la Chine a établi des relations diplomatiques avec le Malawi. Depuis, les relations bilatérales entre les deux pays se sont développées dans d'heureuses conditions. La visite du Président malawite Bingu wa Mutharika est la première visite d'Etat effectuée par un Chef d'Etat malawite en Chine depuis l'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays. Les deux parties accordent donc une grande importance à cette visite, espérant qu'elle contribuera à renforcer la connaissance mutuelle et la coopération dans les différents domaines et à promouvoir un développement sain, régulier et durable des relations sino-malawites. Le Président Bingu wa Mutharika aura un entretien cet après-midi avec le Président Hu Jintao et une rencontre avec le Premier Ministre Wen Jiabao demain avant de partir pour Shanghai, Shenzhen et Chengdu. Nous souhaitons que cette visite soit une occasion permettant au Président malawite de découvrir la Chine et de la mieux connaître. Concernant votre deuxième question, il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, la partie continentale et Taiwan appartiennent à une seule Chine. Nous traitons les dossiers afférents selon ce principe. Q: Avez-vous les chiffres exacts de morts chez les policiers, les émeutiers et les civils? Dans quels endroits les personnes chargées de l'application de la loi ont tiré en l'air en guise d'avertissement ou pour se défendre? Un article du Quotidien du Peuple a révélé des liens entre la clique du Dalaï Lama et les organisations terroristes du Xinjiang, voulez-vous le confirmer? R: Vous parlez des événements qui se sont produits hier dans la préfecture d'Aba? Je ne détiens pas de détails à ce sujet. Mais le bilan humain et matériel des émeutes violentes de Lhassa a déjà été rendu public. Hier, la porte-parole du Ministère de la Sécurité publique a fourni aux médias des informations supplémentaires. Des enquêtes se poursuivent pour éclaircir tous les événements. Concernant votre deuxième question, j'ai pris note de l'article que vous avez mentionné. Les liens existant entre la clique du Dalaï Lama et les organisations séparatistes et terroristes du "Turkestan oriental" restent à éclaircir. Q: En dehors de la Région autonome du Tibet, quelles sont les autres régions touchées par les événements similaires? Combien de personnes ont été arrêtées? R: A part Lhassa, le Gansu et le Sichuan ont été frappés par les émeutes violentes sous forme de saccages, de sabotages, de pillages et d'incendies criminels. Quant à la suite donnée à ces événements et au nombre de personnes arrêtées, je vous propose de vous renseigner auprès des départements compétents. Q: Hier, des sécessionnistes pour l'"indépendance du Tibet" ont perturbé la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Athènes. Comment la Chine pourra-t-elle assurer la sécurité de la flamme quand celle-ci arrivera à Lhassa en juin? La Chine redoute-t-elle une reproduction des événements similaires à Lhassa? R: Le relais de la flamme olympique au Tibet est attendu avec ardeur par la population multiethnique tibétaine. Nous sommes convaincus qu'il sera bien accueilli par la population locale et se déroulera dans d'heureuses conditions au Tibet. Q: Des informations révèlent que la Présidente philippine Arroyo se rendra très prochainement aux îles Nansha pour une "visite d'inspection". Quel est votre commentaire à ce sujet? R: La Chine possède une souveraineté incontestable sur les îles Nansha et les eaux adjacentes. Le bon développement des relations entre la Chine et les Philippines pendant ces dernières années est dû notamment à la conclusion par les deux parties d'un consensus sur les différends, à savoir régler ces différends d'une manière adéquate et par voie de consultations amicales menées sur un pied d'égalité. Nous espérons que la partie philippine agira dans la conformité avec le consensus auquel sont parvenus les dirigeants des deux pays et la Déclaration sur les Actes des Parties de la Mer de Chine méridionale en se gardant de compliquer encore davantage la situation, et ce dans l'intérêt de la préservation en commun de la paix et de la stabilité dans la région de la Mer de Chine méridionale.
Q: Ma question porte sur le voyage de presse organisé au Tibet. Vous avez dit tout à l'heure que les médias hongkongais ne relèvent pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères. Mais je sais que certains médias de Hong Kong seront du voyage. Est-ce qu'il y a là des contradictions? Est-ce qu'il y a des tractations en coulisse entre les participants du voyage et vous? Sinon, quels sont les critères de sélection? R: Votre question est assez "gênante" (La journaliste est de Now TV de Hong Kong. Le mot "Now" se prononce de manière similaire que le mot "gênant" en chinois). Tout d'abord, je tiens à corriger une de vos formules qui n'est pas très précise. Vous avez dit que les médias hongkongais ne relèvent pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères. Mais en fait, le Ministère des Affaires étrangères a toujours fourni des prestations et des facilités aux médias et aux journalistes dans leurs travail, études et vie en Chine. Nous ne voulons contrôler qui que ce soit. Vous avez la liberté d'exercer votre métier. Comme j'ai dit, les affaires concernant les médias de Hong Kong ne relèvent pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères, l'organisation du voyage de médias hongkongais au Tibet n'est pas arrangée par le Ministère des Affaires étrangères. Je vous propose donc de vous renseigner auprès des départements compétents. Q: Si le but de ce voyage organisé est de faire connaître à tout le monde la réalité sur place, pourquoi ne pas faire accéder librement les journalistes au Tibet? Pourquoi seuls les médias désignés de l'étranger, de Hong Kong ou de Macao sont-ils autorisés à s'y rendre? Ma deuxième question porte sur l'explosion d'un bus à Urumqi à la fin de la journée du 24 mars. Voulez-vous confirmer cette information et donner des détails? R: Concernant votre première question, j'ai déjà donné ma réponse et même plusieurs fois. D'abord, ce n'est pas à moi que vous auriez dû poser cette question en tant que journaliste hongkongais. Deuxièmement, si vous tenez à le faire, ma réponse est que cela est dû aux différentes contraintes au niveau de places, de capacité et de conditions d'accueil. Je sais combien vous êtes intéressés par ce voyage de presse. Mais il y a plus de 700 correspondants de médias étrangers en Chine, nous ne sommes pas en mesure de vous laisser partir tous avec ce voyage. J'espère pouvoir bénéficier de votre compréhension à cet égard. En réalité, dans la sélection des médias participant au voyage, nous avons veillé à l'équilibre. D'ailleurs, dans nos organisations de voyages précédents, il y a toujours eu des sélectionnés et des non-sélectionnés vu les contraintes au niveau de la disponibilité de places et d'autres conditions. Peut-être pour le second voyage organisé, d'autres médias auront la chance de partir. Je pense que les chances sont égales pour tout le monde. Je ne suis pas très au courant de ce qui s'est passé à Urumqi, vous pouvez vous renseigner auprès des autorités concernées. Q: Le Ministère iranien des Affaires étrangères a fait savoir que l'Iran a demandé officiellement à adhérer à l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). Pourriez-vous confirmer cette information? Quelles sont les procédures d'adhésion à suivre pour l'Iran? La Chine soutient-elle une telle initiative? R: L'Iran est pays observateur de l'OCS. La partie iranienne a manifesté la volonté de renforcer sa coopération avec l'OCS dans les divers domaines, nous y applaudissons. Comme l'OCS applique le principe de consensus, l'adhésion formelle de l'Iran doit être décidée au sein de l'OCS par tous ses membres et selon le principe de consensus. Q: Vous avez dit que les chances d'interview sont égales pour tout le monde. Si nous avons posé et reposé des questions à ce sujet, c'est parce que nous trouvons qu'il y a une injustice. Pouvez-vous nous expliquer ce qu'est votre principe d'égalité? R: Vous avez posé et reposé la même question, et j'ai donné plusieurs fois ma réponse qui est pourtant bien claire: Les activités des médias hongkongais ne relèvent pas de la compétence du Ministère des Affaires étrangères. Vous pouvez vous adresser aux autorités compétentes pour leur faire part de vos avis et propositions, voire poser la question. Il vous semble juste d'être sélectionnée pour le voyage et injuste de ne pas être retenue. Voulez-vous bien m'expliquer votre logique et votre principe? Q: Vous nous avez toujours dit de nous adresser aux autorités compétentes. Mais le Ministère de la Sécurité publique n'a répondu à aucune question à sa conférence de presse d'hier. Pouvez-vous nous indiquer quels départements sont chargés de rassembler les informations à ce sujet et sont en mesure de nous faire connaître la vérité? R: Je ne manquerai pas de transmettre vos questions et préoccupations aux autorités compétentes. Comme chaque département dans l'administration a ses propres compétences, les départements compétents sont mieux placés pour répondre à vos questions sur l'avancement des enquêtes et la suite donnée aux événements. Q: Le Dalaï Lama se dit avoir satisfait aux conditions préalables au dialogue avancées par le gouvernement central, à savoir le renoncement à l'"indépendance du Tibet" et le non-recours à la violence. Qu'est-ce qu'il doit faire encore pour que le gouvernement central accepte de dialoguer avec lui? Ma deuxième question est de savoir si vous avez des informations sur le déploiement de forces par le gouvernement chinois au Tibet et dans les régions limitrophes. Si vous n'en avez pas, pouvez-vous transmettre notre question aux autorités compétentes qui nous donneront une réponse? R: Concernant le Dalaï Lama, notre position est conséquente et claire. Nous devons non seulement écouter ce qu'il dit, mais aussi voir ce qu'il fait. Je transmettrai vos questions aux départements compétents. Q: Vous avez évoqué le principe d'une seule Chine. Voulez-vous confirmer la formulation de ce principe puisque Ma Ying-jeou a déclaré qu'il accepterait le principe d'"une seule Chine avec une interprétation propre à chaque côté du Détroit"? R: Votre question touche à un sujet très sérieux et important dans les relations entre les deux rives du Détroit de Taiwan, veuillez la poser au Bureau des Affaires de Taiwan relevant du Conseil des Affaires d'Etat. Q: Vous avez suivi les événements du 14 mars à Lhassa et ceux dans d'autres régions. Pouvez-vous confirmer le nombre de morts chez les "manifestants"? Pourquoi le chiffre n'est toujours pas rendu public? R: Les enquêtes concernées sont toujours en cours. Q: Ma question est plutôt une suggestion. Mes collègues qui exercent leur métier au Sichuan et dans d'autres régions font souvent face à des restrictions imposées par des services locaux. Si ces mesures restrictives sont légales, il est tout à fait normal que nous les respections. Mais le problème est que les journalistes ne sont pas du tout informés des raisons des restrictions. J'espère que vous pourrez vous renseigner sur les raisons de prendre des mesures restrictives. A part le facteur de sécurité, est-ce qu'il y a d'autres facteurs qui jouent? Quelle est la base juridique ou réglementaire de ces mesures restrictives? R: Je vous disais tout à l'heure que dans les circonstances exceptionnelles dans certaines régions, les départements chargés de l'application de la loi peuvent, conformément à la loi, recourir à des mesures exceptionnelles. Veuillez témoigner de compréhension et de coordination à cet égard. Dans le même temps, nous appelons toujours les départements concernés à exercer leurs pouvoirs dans le cadre de la loi et d'une façon civilisée et à résoudre adéquatement les questions. J'ai écouté avec attention votre suggestion et je la transmettrai aux autorités compétentes. Ce que je voudrais souligner ici, c'est que le principe de laisser les journalistes étrangers faire des reportages objectifs en Chine n'a pas changé, nous continuerons de travailler pour créer un bon et heureux cadre de travail pour vous en Chine. Q: Beaucoup de journalistes étrangers se plaignent des mesures restrictives prises dans le contexte des émeutes sous forme de saccages, de sabotages, de pillages et d'incendies criminels. J'ai entendu vos explications là-dessus. Mais comment la Chine peut-elle redonner la confiance à la communauté internationale et nous convaincre que la liberté d'information sera assurée pendant les JO? R: Je vous ai déjà expliqué que des dispositifs exceptionnels ont été pris dans les circonstances exceptionnelles vu ce qui s'est passé à Lhassa et dans d'autres régions. Ces événements n'ont rien à voir avec les JO. Couvrir ces événements et couvrir les JO sont deux choses distinctes. Nous continuerons de créer des conditions favorables au travail des journalistes pendant les JO. Q: Le parlement polonais a adressé une invitation au Dalaï Lama, quels sont les commentaires de la partie chinoise à cet égard? Envisagera-t-elle de prendre des mesures de sanction contre le gouvernement polonais et les parlementaires polonais qui auront rencontré le Dalaï Lama? R: Les événements qui se sont produits récemment montrent bien que le Dalaï Lama n'est pas un simple homme religieux, mais un sécessionniste qui, longtemps en exil à l'étranger, se livre à des activités visant à diviser la patrie et à saboter l'unité nationale. Il est très inconvenant d'inviter une telle personne et de lui offrir des tribunes et facilités à ses propos et activités séparatistes. Nous espérons que les pays concernés connaîtront réellement le vrai visage du Dalaï Lama et ne soutiendront pas, sous quelque forme que ce soit, ses propos et actes séparatistes. J'espère que la position solennelle du gouvernement chinois sera comprise par le gouvernement et le parlement polonais. S'il n'y a plus de questions, la séance d'aujourd'hui est levée. Merci de votre présence et à la prochaine.
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