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Conférence de presse du 3 juin 2008
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2008/06/03 |
Dans l'après-midi du 3 juin 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a donné une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les opérations de secours dans les régions frappées par le séisme, les pourparlers à six et la visite du Ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee en Chine. Qin Gang : Mesdames et Messieurs, bonjour ! J'ai d'abord une nouvelle à vous annoncer : Sur l'invitation du Ministre espagnol des Affaires extérieures et de la Coopération Miguel Angel Moratinos Cuyaube, du Ministre slovène des Affaires étrangères Dimitrij Rupel, du Ministre italien des Affaires étrangères Massimo D'Alema et de l'Union européenne, le Ministre Yang Jiechi effectuera une visite dans les trois pays susmentionnés et au siège de l'Union européenne. Par ailleurs, il participera à une rencontre des Ministres des Affaires étrangères chinois et européens en Slovénie et à la Conférence internationale de soutien à l'Afghanistan qui se tiendra en France. Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Selon les médias, le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine John McCain a déclaré récemment que comme la Russie et la Chine empêchaient l'ONU de fonctionner efficacement, il faudrait donc créer une nouvelle organisation internationale sans elles pour remplacer l'ONU. Quel est votre commentaire à ces propos ? R : Comme nous le savons tous, l'ONU est la première organisation intergouvernementale en termes d'universalité, d'autorité et de représentativité. Depuis sa création, elle a joué un rôle important et irremplaçable dans la sauvegarde de la paix mondiale et la promotion du développement commun. Elle constitue pour la communauté internationale une plate-forme importante de coopération et de pratique du multilatéralisme afin de faire face ensemble aux menaces et défis auxquels est confrontée notre planète. C'est là un consensus de toute la communauté internationale. Pays fondateur de l'ONU et un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité, la Chine est un membre actif et un ferme défenseur de l'ONU. Membre responsable au sein de l'ONU et sur la scène internationale, la Chine a toujours agi dans l'intérêt du respect et de la préservation des buts et principes de la Charte des Nations Unies, traité ses relations extérieures suivant les normes régissant les relations internationales universellement reconnues, assumé strictement les responsabilités et obligations qui lui incombent et participé de manière globale, active et approfondie aux différentes activités de l'ONU. Elle continuera à l'avenir à soutenir fermement l'ONU dans son rôle important dans les affaires internationales et à apporter une contribution constructive à cet égard. Quant à la question de savoir si la Chine est un obstacle au fonctionnement de l'ONU, je vous conseille d'aller consulter les archives de l'ONU pour avoir une réponse. Q : Veuillez nous donner des précisions sur la visite du Ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee en Chine. R : Le Ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee effectuera une visite officielle en Chine du 4 au 7 juin prochain. Nous avons déjà fait une annonce sur ce sujet. Au cours de sa visite, le Ministre Pranab Mukherjee aura un entretien avec le Ministre Yang Jiechi et sera reçu par le Premier Ministre Wen Jiabao et d'autres dirigeants chinois. Il s'agit de sa première visite en Chine depuis son entrée en fonctions. Les deux pays y accordent une haute importance et profiteront de cette occasion pour procéder à un échange de vues approfondi sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun. Q : J'ai deux questions. Premièrement, les Ministres des Affaires étrangères de la Chine, du Japon et de la République de Corée se rencontreront-ils bientôt au Japon ? Qu'attend la partie chinoise de cette rencontre ? Deuxièmement, quels sont les derniers développements des pourparlers à six ? Quand le prochain tour des pourparlers aura-t-il lieu ? La RPDC a-t-elle soumis la déclaration de son programme nucléaire ? R : Concernant la réunion des Ministres des Affaires étrangères de la Chine, du Japon et de la République de Corée, nous vous en donnerons des informations le moment venu. Cette réunion est un mécanisme important de consultations et d'échanges réguliers entre les trois pays. Nous y attachons une grande importance. Nous espérons qu'elle servira d'occasion pour les trois Ministres d'échanger leurs vues de manière approfondie sur les problèmes importants auxquels la région et les trois pays sont confrontés en vue d'une meilleure coopération entre les trois pays. Le renforcement des échanges et de la coopération entre la Chine, le Japon et la République de Corée, trois pays importants de la région, est d'une grande importance pour la sauvegarde et la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans la région. Nous espérons également que cette réunion donnera de nouveaux résultats positifs grâce aux efforts conjugués des trois pays. Concernant les pourparlers à six, à la fin du mois dernier, le chef de la délégation chinoise aux pourparlers à six et Vice-Ministre des Affaires étrangères Wu Dawei a respectivement rencontré à Beijing les chefs des délégations des Etats-Unis, de la RPDC, de la République de Corée et du Japon ainsi que l'Ambassadeur de Russie en Chine pour des discussions approfondies sur la mise en œuvre globale et équilibrée des actions qui restent à accomplir pour la deuxième phase et la manière de faire avancer encore davantage par la suite les pourparlers à six. Par ailleurs, des rencontres bilatérales ont eu lieu entre les autres parties concernées. A l'issue de ces rencontres et échanges, nous pouvons conclure que d'importants consensus existent entre les parties et que leur volonté d'honorer leurs engagements respectifs et de faire avancer le processus des pourparlers à six reste inchangée. Nous estimons que de nouvelles opportunités s'offrent désormais à l'avancement des pourparlers à six. Nous espérons que les six parties pourront renforcer davantage leurs communication et concertations pour surmonter les difficultés et, sur la base des acquis du tour actuel de consultations, faire aboutir les pourparlers à de nouveaux résultats. La Chine est prête à jouer le rôle qui lui revient et à faire des efforts constructifs à cet égard. Des discussions et concertations sont en cours sur les questions concrètes. Q : Le Président George Bush assistera aux Jeux olympiques de Beijing. En conséquence, la Chine pourrait-elle faire des concessions sur la question des droits de l'homme ? R : Nous préconisons depuis toujours que les différents pays doivent dialoguer sur la question des droits de l'homme sur la base de l'égalité et du respect mutuel afin de renforcer leur compréhension réciproque et réduire les divergences. Nous nous opposons à la pratique du deux poids deux mesures sur la question des droits de l'homme et nous nous opposons à toute ingérence dans les affaires intérieures des autres pays sous prétexte de cette question comme moyen de pression. Comme vous le savez, le 14e dialogue sino-américain sur les droits de l'homme a eu lieu il y a quelques jours à Beijing. A cette occasion, les deux pays ont procédé à des discussions franches et constructives sur les questions concernées, présenté les derniers progrès accomplis de part et d'autre dans le domaine des droits de l'homme et échangé de manière vaste et approfondie des vues sur les questions comme la liberté d'expression des citoyens. Ils ont tous les deux jugé que ce dialogue, positif et constructif, permettrait de préparer le terrain aux échanges et dialogues ultérieurs entre les deux parties sur la base de l'égalité et du respect mutuel, de manière à contribuer à un développement sain et régulier des relations sino-américaines. Le gouvernement chinois travaille activement pour la protection et la promotion continues des droits humains des citoyens chinois. Ces dernières années, nous avons déployé d'énormes efforts et enregistré des progrès considérables dans le renforcement de l'Etat de droit, la promotion du développement économique, l'amélioration des conditions de vie de la population et la protection des droits et libertés des citoyens chinois prévus par la loi. Ceci dit, je tiens à souligner que la Chine travaille au développement de sa cause des droits de l'homme non pas pour répondre à la volonté d'un pays, d'un groupe, d'une organisation ou d'un individu quelconque, ni pour rejoindre leurs critères. Il ne sera donc nullement question de concessions ou de compromis en raison de l'organisation d'un événement. Notre politique et notre position en matière de protection et de promotion des droits de l'homme sont constantes. Quoi que les gens disent, et quelle que soit l'évolution de la situation, nous suivrons fermement la voie du socialisme à la chinoise et œuvrerons infailliblement pour la cause des droits de l'homme en Chine. Q : Ce matin, le Conseil des Affaires d'Etat a nommé l'actuel Vice-Ministre des Affaires étrangères Wang Yi Chef du Bureau des Affaires de Taiwan relevant du Conseil des Affaires d'Etat. Le gouvernement chinois vient de nommer, pour la première fois, un diplomate au poste de Chef du Bureau des Affaires de Taiwan alors qu'il préconise depuis toujours que la question de Taiwan est une affaire intérieure. Quel est votre commentaire à ce sujet ? S'agit-il là d'un certain changement de la politique de la partie continentale vis-à-vis de Taiwan suite à l'arrivée au pouvoir de Ma Ying-jeou ? Y aura-t-il un changement de la position sur les questions comme l'adhésion de Taiwan à l'OMS ? R : Concernant la nomination récente de Wang Yi, c'est une mutation tout à fait normale. M. Wang Yi a été un diplomate, mais il est d'abord un Chinois et un diplomate chinois. Concernant les autres questions que vous avez posées, veuillez vous informer auprès du Bureau des Affaires de Taiwan dont il vient d'être nommé Chef. Le Secrétaire général du Parti Hu Jintao a exposé clairement notre position sur la participation de Taiwan aux activités de l'OMS. Q : Première question, au cours de la visite du Ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee en Chine, les deux parties parleront-elles de la question des frontières ? Quelles avancées substantielles la Chine attend-elle sur cette question ? Ma deuxième question concerne les pourparlers à six. Vous avez souhaité que les différentes parties fassent preuve de souplesse pour surmonter les difficultés actuelles. Quelles sont ces difficultés ? R : La visite du Ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee est une visite importante. Les deux parties échangeront leurs vues sur une série de questions dans les relations bilatérales sino-indiennes, y compris celle des frontières. Concernant les négociations sino-indiennes sur les frontières, les deux pays ont mis en place un mécanisme spécial, à savoir le mécanisme de négociations entre les représentants spéciaux des deux gouvernements qui doit servir de plate-forme principale pour discuter de la question des frontières entre les deux pays. Ces dernières années, ces négociations ont donné des résultats positifs importants et les deux pays se sont mis d'accord sur les principes politiques dans le règlement du problème des frontières. A la lumière de ces principes, les représentants des deux gouvernements ont mené jusqu'ici 11 tours de négociations sur les frontières. Des négociations sont en cours en ce moment sur le cadre du règlement de ce problème. La partie chinoise est prête à continuer de travailler ensemble avec l'Inde pour poursuivre les négociations sur les frontières conformément aux principes directeurs politiques afin de trouver au plus tôt une solution acceptable, juste et équitable pour les deux parties. Avant le règlement de ce problème, nous préconisons le maintien de la stabilité et de la tranquillité dans les zones frontalières des deux pays pour qu'il n'affecte pas le bon développement actuel des relations sino-indiennes. La question nucléaire de la péninsule coréenne, quant à elle, englobe de nombreux dossiers, non seulement la dénucléarisation, mais aussi la coopération économique et énergétique, la normalisation des relations entre les pays concernés, voire même l'établissement à l'avenir d'un mécanisme de paix et de sécurité en Asie du Nord-Est. Toutes ces questions, complexes et de longue date, demandent du temps pour se régler. Chaque partie a ses préoccupations, ses intérêts et ses considérations. Ce qui importe le plus, c'est de savoir comment associer les intérêts et les préoccupations des différentes parties avec les objectifs fondamentaux à long terme de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et le maintien de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est, objectifs vers lesquels il faut continuer d'avancer. Pour ce faire, les différentes parties doivent faire encore plus d'efforts, renforcer leur communication et leur coordination et approfondir leur compréhension et confiance mutuelles afin de surmonter les difficultés et de continuer d'avancer ensemble vers l'objectif commun de la dénucléarisation. Les parties sont en train de discuter avec sérieux des questions concrètes concernées. Q : Première question, vous avez appelé la communauté internationale à offrir en priorité des tentes dans ses assistances aux régions chinoises frappées par le séisme. Est-ce que ces régions ont toujours besoin des tentes maintenant ? Si oui, combien encore ? Ma deuxième question, des journalistes de NHK se sont rendus à Mianzhu pour faire des interviews alors que les fonctionnaires locaux ont entravé leurs activités pour raison de sécurité. Considérez-vous que la situation actuelle dans les régions sinistrées a rendu les activités de reportage des journalistes plus difficiles ? Est-ce que la Chine imposera de nouvelles limitations aux activités des journalistes étrangers dans ces régions ? R : Selon les besoins de l'installation des sinistrés, nous avons souhaité voir la communauté internationale nous offrir plus de tentes, celle-ci y a répondu positivement. De nombreux pays, y compris le Japon, nous ont accordé des aides considérables, matérielles et financières, dont des tentes. Nous tenons à y exprimer nos sincères remerciements. D'après les dernières informations dont je dispose, les différents pays du monde ont offert 251 100 tentes, dont 111 900 ont été déjà expédiées dans les régions sinistrées. Nous avons la certitude que les tentes promises par la communauté internationale arriveront progressivement sur place. Sur votre deuxième question, après ce violent séisme, nous avons adopté les principes d'ouverture, de transparence et de rapidité en matière d'annonce des informations et d'activités de reportage des médias dans les régions sinistrées. Un grand nombre de journalistes étrangers, dont ceux de NHK, s'y sont rendus pour réaliser des interviews et reportages sur place et le Ministère des Affaires étrangères comme les départements concernés du Sichuan leur ont procuré des assistances et facilités dans la mesure de leurs possibilités. Ces principes ne changeront pas. Je n'ai pas d'informations sur le dossier concret que vous venez d'évoquer. Les journalistes doivent exercer leur métier en prenant en considération la réalité des opérations de secours dans les régions concernées. Si les départements compétents ont pris certaines mesures en fonction du déroulement des opérations de secours et des conditions sur place, cela ne vise point à embarrasser intentionnellement les journalistes ni à bloquer les informations. Je vous prie d'accorder votre compréhension et coopération à cet égard.
Q : Le Ministre japonais de la Défense a déclaré que, tenant compte de l'attitude du peuple chinois sur les problèmes historiques, le gouvernement japonais a décidé de ne pas transporter le matériel de secours par des avions des Forces d'auto-défense. Quels sont vos commentaires là-dessus?Une autre question, quand aura lieu la visite du vaisseau de la Force maritime d'auto-défense du Japon?Veuillez nous en donner des informations. R : En ce qui concerne les aides accordées par le Japon, y compris ses autorités militaires, j'ai déjà donné des explications lors de la dernière conférence de presse. Ce que je voudrais souligner de nouveau, c'est que nous sommes très reconnaissants envers le gouvernement et le peuple japonais pour leurs soutien et aides promptes et énergiques au peuple chinois après le violent séisme de Wenchuan, ces gestes prouvent leurs sentiments d'amitié à l'égard du peuple chinois. Quant aux assistances à accorder et aux moyens d'offrir ces assistances, c'est aux deux parties d'en discuter. Nous respectons la décision de la partie japonaise d'acheminer du matériel de secours par des avions civils. Certains médias japonais ont fait des reportages inexacts sur cette affaire, ce qui a provoqué un malentendu entre les deux parties. Dans le nouveau contexte, la Chine et le Japon doivent unir leurs efforts pour renforcer les échanges et approfondir l'amitié entre les deux peuples. La position et la politique de la Chine sur cette question ne changeront pas et cela constitue également un consensus important réalisé entre les deux parties lors de la récente visite du Président Hu Jintao au Japon. D'après le consensus auquel sont parvenus les dirigeants chinois et japonais, le navire « Takanami » de la Force maritime d'auto-défense du Japon effectuera une visite en Chine en juin pour répondre à la visite du destroyer lance-missiles « Shenzhen » de l'Armée de mer de Chine au Japon en 2007. Il s'agit de la première visite d'un navire de la Force maritime d'auto-défense japonaise en Chine. Elle contribuera au développement des échanges et de la coopération entre les départements de la défense des deux pays et au renforcement de la compréhension mutuelle et de l'amitié des deux parties. Actuellement, les départements compétents des deux pays sont en train de discuter les détails de cette visite. Q : Selon nos journalistes qui se sont rendus dans les régions sinistrées, les officiels des gouvernements locaux ont annoncé que, d'après un nouveau règlement, pour y effectuer des interviews, les journalistes étrangers devaient obtenir l'autorisation des départements compétents du Conseil des Affaires d'Etat de Chine. Pourtant, ce nouveau règlement ne se conforme pas, paraît-il, au Règlement sur les activités de reportage des journalistes étrangers en Chine durant les Jeux olympiques de Beijing et la période préparatoire publié par le Ministère chinois des Affaires étrangères. Veuillez nous préciser si les principes précédents en la matière sont toujours valables. R : Dans notre lutte contre les effets du séisme, nous restons toujours fidèles aux principes d'ouverture et de transparence à l'égard des médias. Cependant, il est nécessaire pour les départements compétents locaux d'examiner les demandes des médias pour faire des reportages en considérant globalement le déroulement des opérations de secours et les conditions réelles sur place. Nous continuerons à porter des assistances et facilités nécessaires aux journalistes étrangers pour leurs activités dans les régions éprouvées. Q : Pourriez-vous donner des précisions sur la prochaine visite du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi en Espagne ? R : J'ai maintenant un programme-cadre de la visite du Ministre Yang Jiechi en Espagne. Il partira le 7 juin pour gagner Madrid le 8 juin. Durant son séjour en Espagne, il aura un entretien avec son homologue espagnol M. Moratinos et il sera reçu respectivement par le Roi d'Espagne Juan Carlos ainsi que le Président du gouvernement M. Zapatero. Q : Vous avez évoqué tout à l'heure un malentendu de la part des médias japonais sur l'arrivée des avions des Forces d'auto-défense du Japon en Chine. De quoi s'agit-il plus précisément ? R : Ce que je viens de dire, c'est que certains médias japonais ont fait des reportages inexacts sur cette affaire. Par exemple, les discussions entre la Chine et le Japon sur les aides sont toujours en cours sans aboutir à des résultats alors que des médias japonais ont déjà fait des reportages en la matière. Q : Selon les médias, une réunion de haut niveau se tiendra bientôt entre les deux rives du détroit de Taiwan, ce que les pays concernés accueillent favorablement. A votre avis, quelle est l'importance de cette réunion pour la paix et la stabilité dans la région ? Une autre question, les autorités militaires indiennes envisagent de remettre en service un aéroport militaire dans le Cachemire près de la frontière chinoise. Certains analystes y voient l'inquiétude de la partie indienne face à la montée de la puissance et de l'influence chinoises. La Chine est-elle préoccupée par la réouverture de cet aéroport par la partie indienne ? R : Votre première question concerne les relations entre les deux rives du détroit de Taiwan. Veuillez vous informer auprès du Bureau des Affaires de Taiwan relevant du Conseil des Affaires d'Etat. Concernant votre deuxième question, récemment le Premier Ministre indien Singh a effectué une visite réussie en Chine. Il s'agit là d'un événement important dans les relations sino-indiennes en constante amélioration ces dernières années et marquées par d'intenses échanges de haut niveau. A travers des échanges de visites importantes, les deux parties sont parvenues à un consensus important, à savoir les deux pays se considèrent mutuellement comme bons voisins et bons partenaires, non comme menace l'un pour l'autre. Nous espérons que les relations sino-indiennes continueront de se développer et que les deux pays renforceront leurs échanges, amélioreront leur confiance et élargiront leur coopération. Des relations sino-indiennes stables et en développement continu correspondent non seulement aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples, mais aussi bénéficieront à la paix, à la stabilité et à la sécurité dans la région. C'est là un consensus entre les dirigeants des deux pays, mais également une aspiration des deux peuples. Q : Selon nos sources, les autorités du tourisme de la municipalité de Beijing auraient demandé aux agences de voyage de la ville de ne plus organiser de voyages d'habitants de Beijing en France. Le Ministère français des Affaires étrangères aurait demandé des explications à la partie chinoise. La Chine interdit-elle à ses citoyens de voyager en France ? Pourquoi une telle décision ? Quelle a été la réponse donnée à la partie française ? R : Je ne suis pas au courant de cette information. Je vous propose de vérifier les faits auprès des autorités compétentes. Hier, le Chef de l'Administration nationale du Tourisme Shao Qiwei a rencontré l'Ambassadeur de France en Chine Hervé Ladsous. Des informations s'y rapportant ont été publiées sur le site web de l'Administration nationale. Je vous conseille de les consulter. Q : Hier la Chine a publié un Guide juridique sur l'entrée, la sortie et le séjour des étrangers sur le territoire chinois pendant les Jeux olympiques de Beijing. Quel est le but de la publication de ce Guide ? Selon lui, quels sont les droits et obligations des étrangers en Chine ? R : Concernant le but, le fondement de la publication du Guide ainsi que les droits et obligations des étrangers en Chine prévus par la loi, vous pouvez trouver des explications très claires dans ce document. Vous n'avez qu'à lire le texte attentivement et intégralement. Je ne vais donc pas m'y attarder. Si vous n'avez plus d'autres questions, je lève la séance et je vous remercie de votre présence. Au revoir !
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