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Conférence de presse du 15 juillet 2008
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2008/07/15 |
Le 15 juillet 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les Jeux Olympiques de Beijing, la visite en Chine du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le dossier du Darfour. Liu Jianchao : Bonjour, tout le monde. Je voudrais tout d'abord vous annoncer trois nouvelles. Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie Sergueï Lavrov effectuera les 21 et 22 juillet une visite officielle en Chine. Les deux parties procéderont à des échanges de vues approfondis sur les relations bilatérales de même que les grandes questions internationales et régionales d'intérêt commun. Un groupe de renfort de 172 personnes pour le détachement de génie chinois de la MINUAD partira le 16 juillet de Zhengzhou de la province du Henan pour le Darfour. Ainsi, les 315 personnes que la Chine s'est engagée à envoyer au Darfour seront-elles toutes sur place. Nous sommes prêts à joindre nos efforts à ceux de la communauté internationale pour réaliser au plus tôt la paix, la stabilité et le développement dans la région du Darfour. Sur l'invitation de la partie russe, un groupe de 1 000 écoliers, collégiens et lycéens du Sichuan et d'autres régions chinoises touchées par le tremblement de terre feront du 17 juillet au 5 août un séjour de convalescence en Russie. Ils seront accueillis par les villes de Vladivostok, de Tuapse, les oblasts d'Omsk, de Novosibirsk, de Kemerovo et la région de Krasnoyarsk. Il s'agit du premier groupe des 1 570 personnes invitées par la Russie, le deuxième groupe partira l'année prochaine. Inviter des écoliers, collégiens et lycéens des régions sinistrées de la Chine en Russie pour un séjour de convalescence, cette initiative, lancée par le Président russe Dmitri Medvedev, fait l'objet d'un consensus important entre les deux chefs d'Etat. Elle traduit l'amitié profonde du peuple russe envers le peuple chinois et illustre la grande qualité et le caractère exceptionnel du partenariat de coordination stratégique entre la Chine et la Russie. Je suis certain que cette mesure importante contribuera à renforcer davantage la connaissance mutuelle et l'amitié traditionnelle entre les deux peuples, à transmettre l'amitié sino-russe de génération en génération, et à jeter une nouvelle base solide pour le développement durable, sain et régulier du partenariat de coordination stratégique entre les deux pays. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Pourriez-vous nous dire combien de pays seront représentés par leurs dirigeants aux Jeux Olympiques de Beijing ? Y assisteront-ils les dirigeants du Zimbabwe, de la RPDC, du Soudan et de l'Iran ? R : Pour l'instant, je ne dispose pas encore de chiffre final exact. Mais à ma connaissance, des chefs d'Etat, chefs de gouvernement et membres de famille royale de plusieurs dizaines de pays viendront à Beijing pour assister à la cérémonie d'ouverture ou à des compétitions des Jeux Olympiques. Nous souhaitons la bienvenue aux dirigeants de divers pays à cette grande fête sportive, et nous leur fournirons des facilités pour leur participation aux activités concernant les JO. Quant à la liste des pays qui seront représentés par leurs dirigeants, cela reste à confirmer. Nous publierons ces informations dès qu'elles auront été confirmées. Q : Selon certaines sources, Ma Ying-jeou effectuerait, dans la deuxième décade du mois d'août, une visite dans certains pays d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, et pourrait probablement transiter par les Etats-Unis. Récemment, Taiwan a multiplié ses demandes en ce qui concerne l'« armistice diplomatique » et l'« espace internationale ». Quelle est votre réaction au choix de Ma Ying-jeou de se rendre en ce moment en Amérique centrale et australe, en passant par les Etats-Unis ? R : Quel que soit le changement dans la situation au détroit de Taiwan, le principe d'une seule Chine ne peut jamais changer. La Chine s'oppose depuis toujours à tout contact officiel, sous quelque forme que ce soit, entre les Etats-Unis et les autorités de Taiwan. Nous espérons que la partie américaine pourra honorer effectivement ses engagements de s'en tenir au principe de l'unicité de la Chine et d'observer les trois communiqués conjoints sino-américains, et traiter les questions concernées avec prudence et de manière adéquate. Q : Quelle est votre position sur la décision du procureur de la Cour pénale internationale d'inculper le Président soudanais Al-Bashir ? La Chine demandera-t-elle au Conseil de Sécurité d'adopter une résolution pour différer cette décision ? R : La Chine exprime ses vives préoccupations et inquiétudes sur l'inculpation par la Cour pénale internationale (CPI) du dirigeant soudanais. Les actions de la CPI doivent aider à la stabilisation de la situation au Soudan et au règlement adéquat du problème du Darfour, et non le contraire. A l'heure actuelle où la région du Darfour se trouve à un moment sensible et critique, nous appelons les différentes parties à faire preuve de prudence et à régler leurs différends à travers les consultations, pour éviter de compliquer le règlement du problème du Darfour et de perturber, voire empoisonner l'atmosphère de coopération entre les parties. La Chine a mené des consultations sur cette question avec les parties concernées au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, souhaitant qu'un consensus puisse être trouvé à ce sujet par les différentes parties. Q : Selon certaines sources, l'Ambassadeur du Soudan aux Nations Unis a formulé des menaces selon lesquelles le Soudan prendrait en otage des agents de maintien de la paix de l'ONU en cas d'inculpation du Président soudanais par la CPI. A notre connaissance, des soldats de génie chinois se trouvent actuellement au Darfour pour les opérations de maintien de la paix, et le gouvernement chinois envisage d'envoyer davantage de personnes dans cette région. Quelle est votre réaction aux propos de l'Ambassadeur du Soudan aux Nations Unies ? Etes-vous inquiet de la sécurité des soldats de génie chinois ? R : Votre information reste à vérifier. Je n'ai pas lu de tels propos de l'Ambassadeur du Soudan aux Nations Unies. J'ai noté que récemment, le gouvernement soudanais a exprimé sa volonté de faire tous ses efforts pour protéger le personnel de maintien de la paix au Soudan, y compris au Darfour, ainsi que les missions diplomatiques étrangères dans le pays. Nous apprécions cette attitude de la partie soudanaise. Et nous espérons que la sécurité des agents de maintien de la paix de l'ONU et de l'UA, y compris celle des soldats de génie chinois au Soudan, notamment dans la région du Darfour, pourra être effectivement garantie. Q : Huit hommes d'affaires taiwanais ont fait naufrage dans la mer malgache, un parmi eux a trouvé la mort. Selon des informations, l'épouse de cet homme d'affaire taiwanais, qui est d'origine de la partie continentale de la Chine, a demandé secours au Ministère des Affaires étrangères. Pourriez-vous nous présenter les mesures de sauvetage concrètes prises par le Ministère des Affaires étrangères ? Selon certains Taiwanais, la partie continentale qui n'a fait que de la propagande n'a pris aucune action concrète. Quelle est votre réaction ? R : Je voudrais d'abord vous donner quelques informations sur cette affaire. Le 11 juillet dernier, 8 compatriotes taiwanais et une personne de la partie continentale ont disparu dans un accident dans la mer malgache. Le gouvernement et les dirigeants chinois accordent une haute importance à cette affaire. Le Ministère des Affaires étrangères a immédiatement demandé à l'Ambassade de Chine à Madagascar de prendre toutes les mesures possibles pour sauver les personnes concernées. Le Consulat de Chine à Tamatave s'est livré également à des opérations de sauvetage. L'Ambassadeur de Chine à Madagascar a fait en personne des démarches auprès des départements et des officiels compétents de Madagascar. La partie malgache, qui accorde une grande importance aux démarches et aux préoccupations de la partie chinoise, a immédiatement envoyé des bateaux de secours, mobilisé des gendarmes pour chercher les disparus le long de la côte, et envoyé des agents professionnels sur place pour le sauvetage. Le Ministre malgache des Transports est aussi arrivé à une île près du lieu de l'accident pour commander les opérations de sauvetage. L'Ambassade de Chine à Maurice a aussi pris contact avec des départements locaux pour chercher les disparus dans la zone maritime environnante. Les opérations de sauvetage sont déployées dans toutes les dimensions. Actuellement, nous avons trouvé les corps de deux compatriotes naufragés et nous continuons à chercher d'autres personnes. Dans le même temps, nous allons aider les familles des compatriotes naufragés à bien gérer les affaires liées à l'accident. Quant à la question que vous avez évoquée sur l'accusation qui nous a été lancée par certains Taiwanais de ne pas avoir fait le nécessaire, voire de faire seulement la propagande, c'est une accusation extrêmement injuste et mue par des desseins politiques évidents, ce qui est inacceptable pour nous. Q : Actuellement, le gouvernement chinois a pris de nombreuses mesures de sécurité pour les Jeux Olympiques. Quels sont les lieux de protection prioritaires, les carrefours de circulation ou les centres de commerce ? Par ailleurs, combien d'agents de police supplémentaires ont-ils été mobilisés pour garantir la sécurité des JO ? R : Les Jeux Olympiques sont une fête du monde entier. Le gouvernement chinois, la municipalité de Beijing et les services de sécurité du BOCOG font tous des efforts considérables pour garantir le succès et la sécurité de cet événement. Nous souhaitons organiser une édition des JO dans des conditions de sécurité, pour offrir un moment de bonheur et d'harmonie aux peuples, notamment aux sportifs du monde entier qui participeront aux Jeux. D'après moi, il est essentiel que les départements chinois compétents prennent des mesures pour renforcer les dispositifs de sécurité, cela est d'ailleurs apprécié et soutenu par ceux qui seront présents aux JO. La sécurité est la garantie de base pour le succès de tout événement. Nous souhaitons faire des JO de Beijing une édition de paix et de bonheur. Q : La Chine a toujours exhorté le gouvernement soudanais à adopter une attitude souple en matière de déploiement des forces de maintien de la paix au Darfour par la communauté internationale. L'inculpation du Président Al-Bashir par la CPI nuira-t-elle aux efforts de la Chine sur la question du Darfour ? Cette décision de la CPI est-elle influencée par des facteurs politiques ? R : La Chine accorde une grande attention à la paix, à la stabilité et au développement dans la région du Darfour, au Soudan. Comme vous l'avez dit, elle a déployé de grands efforts pour le règlement des problèmes concernés. Nous exprimons nos vives préoccupations et inquiétudes sur la mesure prise par la CPI, et nous espérons que les actions concernées doivent favoriser la stabilisation de la situation au Soudan et le règlement adéquat du problème du Darfour, et non le contraire. Sur ce dossier, les avis sont partagés entre les différents pays. Nous souhaitons que la communauté internationale puisse œuvrer pour faire évoluer la situation dans la région du Darfour au Soudan vers la paix, la stabilité et le développement. Q (du même journaliste) : D'après vous, l'action de la CPI aura-t-elle des impacts sur les efforts de la Chine ? Est-ce que la Chine pourra garantir sa sécurité, si le Président Al-Bashir vient pour les Jeux Olympiques ? R : Sur votre première question, je souhaite que les efforts déployés par la communauté internationale en faveur de la paix, de la stabilité et du développement au Darfour ne subissent pas de perturbations inutiles. Concernant votre deuxième question, le Soudan est un pays souverain, M. Al-Bashir est son Président. Je ne sais pas encore s'il assistera aux JO de Beijing ou à la cérémonie d'ouverture. Mais la Chine garantira la sécurité des dirigeants de tous les pays pendant qu'ils assisteront à la cérémonie d'ouverture et aux compétitions des JO de Beijing. Q : Quels sont les sujets de discussion du dialogue sino-japonais sur les droits de l'homme qui a lieu aujourd'hui à Beijing ? Quels en sont les résultats ? Une autre question, l'interdiction par la Chine de l'entrée des lépreux sur son territoire durant les JO a été critiquée par l'opinion publique. Quelle est votre réaction ? R : Sur votre première question, conformément au consensus dégagé par les dirigeants des deux pays et au programme élaboré par les deux Ministères des Affaires étrangères, le dialogue sino-japonais sur les droits de l'homme a lieu aujourd'hui à Beijing. Les deux parties mèneront un dialogue sur les questions liées aux droits de l'homme sur la base de l'égalité et du respect mutuel. J'espère que ce dialogue leur permettra d'accroître leur compréhension mutuelle et de réduire leurs divergences dans ce domaine. Votre deuxième question est une question très technique. La Chine n'impose pas de restriction pour l'entrée sur son territoire des personnes guéries de la lèpre et des membres de famille des lépreux. Selon la réglementation chinoise, les étrangers atteints de la lèpre ou d'autres maladies contagieuses sont interdits d'entrer sur le territoire chinois. Cela a pour objectif de protéger la santé et la sécurité des citoyens chinois et des ressortissants étrangers en Chine. C'est une pratique courante dans de nombreux pays du monde. La Chine soutient la Résolution sur l'élimination de la discrimination à l'encontre des personnes touchées par la lèpre et des membres de leur famille, et continuera à étudier les mesures à prendre à cet égard.
Q : Concernant la sécurité des JO, selon vous, la plus grande menace vient-elle de la Chine ou de l'étranger ? R : Les Jeux Olympiques, en tant que grand événement sportif international, font face à des menaces de sécurité toujours plus complexes et variées. Nous disposons de nombreuses preuves qui montrent que la Chine est elle-même une cible d'attaque de certaines forces terroristes. Il faut donc prendre des mesures efficaces pour garantir la sécurité des JO et prévenir toute source de menace éventuelle sur cette grande fête mondiale. Q : A part le Ministre Yang Jiechi, quels seront les dirigeants chinois que le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera au cours de sa visite en Chine ? Est-ce que les deux parties discuteront de la remise par la Russie à la Chine de deux îles situées à leur frontière ? R : En plus de son entretien avec son homologue Yang Jiechi, le Ministre Lavrov sera reçu par le Président Hu Jintao et le Premier Ministre Wen Jiabao. Les deux parties se pencheront, entre autres, sur des questions de frontière en suspens. Je suis certain que cette visite contribuera considérablement au développement des relations entre la Chine et la Russie et au renforcement de leur confiance stratégique mutuelle. Q : Selon les statistiques publiées par les départements touristiques de Beijing, le taux de réservation des hôtels à Beijing pour le séjour durant les JO n'est pas élevé. Est-ce que cela est lié à l'application d'une politique de visa plus rigoureuse par la Chine ? R : Je ne dispose pas de données concernées. Toute chose a des raisons multiples, il est donc incomplet de considérer que cela est uniquement due à l'adoption des mesures de sécurité. Veuillez vous renseigner, pour connaître des détails, auprès des départements touristiques compétents. Q : Selon des médias américains, à la veille de l'ouverture des JO de Beijing, la Chine rapatriera par la force les personnes ayant fui la RPDC. Certains parlementaires américains ont écrit aux dirigeants chinois en déclarant que le gouvernement chinois devra régler ce problème. Quelle est la position de la Chine à cet égard ? R : Ce problème ne date pas d'aujourd'hui. Certains pays et organisations sont préoccupés par cette question et nous avons réaffirmé à maintes reprises la position de la Chine à cet égard. En effet, la Chine est victime de la question liée aux personnes qui entrent illégalement sur son territoire. S'agissant de cette question, la partie chinoise traite et règle les problèmes concernés conformément aux droit national et international et dans une optique humanitaire. A mon avis, jusqu'ici, les principes poursuivis par la Chine et les mesures prises par elle ont abouti à de bons résultats et bénéficient du soutien de la communauté internationale. J'espère que les parties concernées pourront prendre une position juste sur cette question et considérer correctement les efforts importants déployés par la partie chinoise pour régler cette question. Q : Le Président soudanais Al-Bashir étant inculpé par la Cour pénale internationale, est-ce que la partie chinoise poursuivra sa politique à l'égard du Soudan et continuera à mener une coopération étroite avec le gouvernement soudanais ? R : La Chine maintient avec le Soudan une relation interétatique normale. La coopération amicale entre les deux pays est dans l'intérêt du bien-être des deux peuples et du développement des deux pays. La coopération entre la Chine et le Soudan est favorable à l'amélioration du niveau de vie du peuple soudanais et à la paix, à la stabilité et au développement dans la région du Darfour au Soudan. La Chine a déployé des efforts comme il se doit pour régler la question du Darfour, y compris sa participation active à l'opération de la MINUAD et l'envoi d'un détachement de génie de 315 soldats chinois. Je pense que toutes ces mesures importantes prouvent que la Chine a apporté sa part de contribution au règlement de la question du Darfour et au bien-être du peuple soudanais. Nous sommes d'avis que cette politique est juste et nous nous en tiendrons. Q : J'ai trois questions. La première, selon le BBC, la Chine a violé la résolution des Nations Unies relative à l'embargo sur les armes au Soudan en vendant des armes et des équipements au gouvernement soudanais et en l'aidant à former des pilotes. Quels sont vos commentaires là-dessus ? La deuxième, selon des reportages, deux Ouïgours ont été exécutés au Xinjiang. Veuillez le confirmer et faire des commentaires. La troisième, le Président Bush a dit qu'il respectait le Dalaï Lama et le courage des Ouïgours dans leur recherche de la liberté religieuse. Quelle est la position de la Chine là-dessus ? R : S'agissant de votre première question, j'ai aussi noté les reportages concernés du BBC. Ce que je voudrais réaffirmer ici, c'est que le gouvernement chinois adopte depuis toujours une attitude responsable sur l'exportation des produits militaires et mène une gestion rigoureuse de cette exportation en vertu des obligations internationales assumées par la Chine et conformément aux lois et règlements nationaux, tout en s'abstenant de vendre des armes aux pays et régions qui font l'objet de l'embargo sur les armes imposé par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Les accusations lancées par le BBC sur cette question ne sont donc ni équitables ni justes. La Chine n'a enfreint aucune résolution du Conseil de Sécurité. Au contraire, elle œuvre activement à la résolution de la question du Darfour au Soudan et observe toujours sérieusement la résolution du Conseil de Sécurité relative à l'embargo sur les armes à la région du Darfour au Soudan. Toute personne ayant des connaissances élémentaires sur le droit international peut découvrir les vrais desseins politiques de tels reportages du BBC. Sur votre deuxième question, je ne connais pas les sources des informations concernées ni la situation sur place. Par conséquent, je ne suis pas en mesure de faire des commentaires. Cependant, je tiens à souligner que la Chine est un Etat de droit et que dans toutes les régions de la Chine, il faut exercer le pouvoir public en vertu de la loi et régler les affaires concernées conformément à la loi. Sur votre troisième question, la Chine est un Etat de droit et nous protégeons selon la loi les droits fondamentaux des citoyens, y compris la croyance religieuse. La partie américaine connaît la position chinoise sur les questions concernant le Tibet et le Dalaï Lama. La législation chinoise garantit la liberté de la croyance religieuse des citoyens chinois, toutefois, elle ne tolère aucun acte visant à diviser la patrie et à saboter la stabilité en Chine. La croyance religieuse ne donne pas le droit à violer les lois chinoises. N'importe quelle personne qui viole la législation chinoise n'importe où en Chine sera punie par la loi. Nous espérons que le pays concerné cesse d'intervenir dans les affaires intérieures de la Chine. Q : Tout à l'heure, vous avez dit que la politique chinoise à l'égard du Soudan est juste et que la partie chinoise poursuivra cette politique. Je voudrais savoir exactement s'il s'agit de la politique consistant à maintenir une relation normale avec le Soudan. R : Je voudrais répondre à vos questions en partant de deux aspects. Premièrement, la Chine est un pays souverain, et le Soudan est aussi un pays souverain. La Chine et le Soudan maintiennent des relations normales d'Etat à Etat et des relations normales d'amitié et de coopération dans les différents domaines. Cette coopération et ces relations normales sont dans l'intérêt des deux parties et favorisent la réalisation de la paix et de la stabilité au Soudan. Deuxièmement, comme le reste de la communauté internationale, la Chine est préoccupée par la question de la paix, de la stabilité et du développement dans la région du Darfour au Soudan. La Chine, loin de rester indifférente à cette question, a déployé des efforts comme il se doit pour promouvoir le règlement de la question du Darfour au Soudan. Nous sommes d'avis que, jusqu'ici, les efforts déployés par la Chine ont abouti à des résultats et une telle politique est juste. La partie chinoise la poursuivra. Q : Vous dites toujours que la Chine est un Etat de droit. Et si des citoyens chinois veulent manifester durant les JO de Beijing pour exprimer leur opposition à la politique du gouvernement, y a-t-il un mécanisme leur permettant de s'exprimer ? Si non, pourquoi ? R : Vous êtes en poste en Chine depuis de nombreuses années et vous devez donc connaître aussi la loi chinoise pertinente. La Chine a promulgué des lois et règlements sur les manifestations. Nous espérons que ces lois et règlements pourront être observés. Dans le même temps, la Constitution chinoise garantit la liberté d'expression des citoyens chinois. Qu'il s'agisse de la liberté d'expression et des manifestations, nous avons établi un cadre juridique pour les réglementer. Q : Le 24 juillet, le Forum régional de l'ASEAN (ARF) se tiendra à Singapour. Est-ce que le Vice-Ministre Wu Dawei sera présent à ce Forum ? Est-ce que la réunion des Ministres des Affaires étrangères aux pourparlers à six aura lieu en marge de ce forum ? R : Comme vous le savez, l'ARF aura lieu à Singapour. Le mécanisme d'ARF a été créé il y a 15 ans. Très attachée à cette réunion, la Chine envisage activement d'y envoyer des diplomates de haut rang. Je n'ai pas entendu dire que le Vice-Ministre Wu Dawei assistera à la présente réunion de l'ARF. Je vous ferai part des informations précises après vérification. A la réunion des chefs de délégation aux pourparlers à six qui vient de se terminer, les différentes parties sont parvenues, par principe, à un consensus sur la tenue de la réunion des Ministres des Affaires étrangères aux pourparlers à six. Quant à la date et au lieu, ils sont à confirmer par les différentes parties par voie diplomatique après consultations. Q : Selon le Vice-Ministre iranien de la Défense, le tir à l'essai de missile par l'Iran a renforcé sa position dans les négociations sur le dossier nucléaire. Quels sont les commentaires de la Chine sur ses propos ? Quel est l'impact de cet essai sur les négociations sur la question nucléaire iranienne ? R : L'Iran prendra à nouveau contact avec l'UE. Cette dernière a proposé un ensemble de projets pour la reprise des négociations. L'Iran a aussi fait part de ses considérations et propositions. Nous espérons que les deux parties pourront rechercher plus de consensus sur cette question et reprendre les négociations dans les meilleurs délais après consultations. La partie chinoise continuera aussi à prendre une part active aux processus concernés afin de faire progresser la question nucléaire iranienne sur la voie diplomatique. Quant à la question du tir de missile par l'Iran, j'ai déjà exposé, la semaine dernière, la position de la Chine en la matière. Actuellement, la situation au Moyen-Orient est extrêmement sensible et complexe. Nous espérons que les différentes parties pourront travailler davantage en faveur de la paix et de la stabilité dans cette région et non le contraire. Q : Est-ce que la partie chinoise soumettra ou soutiendra un projet de résolution au Conseil de Sécurité visant à suspendre l'inculpation du Président soudanais Al-Bashir par la Cour pénale internationale (CPI) ? Le gouvernement soudanais a déclaré qu'il ne coopèrera pas avec la CPI. Est-ce que cette façon d'agir est correcte ou non ? R : La Chine poursuivra les consultations sur les questions concernées avec les pays membres concernés du Conseil de Sécurité. Quant aux éventuels résultats de ces consultations, moi non plus, je ne suis pas en mesure de les prévoir actuellement. Tout à l'heure, je déjà exposé la position de la Chine sur l'inculpation du dirigeant soudanais par le procureur de la CPI. Quant à la deuxième question, je ne fais pas de commentaires sur la position prise par le Soudan. Je tiens à souligner que, sur la question du règlement de la question du Darfour au Soudan, la communauté internationale doit faire progresser la question du Darfour vers la détente et agir en faveur de la stabilité de la situation au Soudan et du règlement adéquat de la question du Darfour. Q : Lors de sa présence à l'ARF, est-ce que la partie chinoise discutera avec les autres parties participant à la réunion de la situation sécuritaire récente au Tibet et au Xinjiang ? Est-ce que la partie chinoise trouve que l'ARF est une excellente plate-forme pour régler la question de l'extrémisme religieux au Tibet et au Xinjiang ? En ce qui concerne la résolution de ces questions, selon la partie chinoise, quelles sont les différences dans leurs rôles entre l'ARF et l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) ? R : L'ARF est une enceinte très importante pour échanger les vues sur la situation sécuritaire internationale et régionale et promouvoir les dialogues dans le domaine de la sécurité entre les pays de cette région. La Chine y attache une grande importance et a participé activement, depuis de nombreuses années, aux consultations concernées et au processus de dialogue de l'ARF. Cependant, une telle enceinte n'est pas, ni ne doit pas devenir l'endroit pour discuter des affaires intérieures des autres pays. La plupart des membres de l'ARF s'attachent eux aussi aux principes du respect mutuel de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays. Quant à votre question sur la différence entre l'ARF et l'OCS, je trouve qu'il y a beaucoup de différences entre eux pour ce qui est de la priorité accordée dans leurs discussions des questions régionales et de la composition des membres. L'OCS est une organisation de coopération régionale créée par la Chine, la Russie et quatre pays de l'Asie centrale. Elle discute principalement des trois grandes questions, à savoir la coopération sécuritaire, la coopération économique et commerciale et la coopération culturelle entre les différents pays membres de l'OCS. Ces dernières années, grâce à la promotion des dirigeants des différents pays et au fonctionnement des différents mécanismes, les coopérations concernées de l'OCS ont obtenu des progrès agissants. Nous souhaitons que l'OCS puisse obtenir dans l'avenir des progrès encore plus importants dans ces trois domaines. Quant à l'ARF, la partie chinoise continuera à participer activement aux dialogue et discussions concernés. Q : Vous avez dit tout à l'heure que les premiers enfants venant de la zone frappée par le tremblement de terre partiront pour faire un séjour de convalescence en Russie. Pourriez-vous nous dire combien d'enfants ont été victimes du tremblement de terre au Sichuan ? R : Veuillez vous renseigner auprès du bureau du commandement général de la lutte contre le séisme et des opérations de secours de Chine. Nous exprimons nos profondes condoléances aux écoliers succombés dans ce séisme catastrophique. Inviter des écoliers de la zone sinistrée à faire un séjour de convalescence en Russie, c'est aussi pour donner plus de réconfort à ces enfants touchés par le séisme. Q : Nous comprenons pleinement la préoccupation de la partie chinoise sur la sécurité des JO de Beijing. « Un monde, Un rêve », tel est le slogan des JO de Beijing. Cependant, certaines mesures de sécurité prises par la partie chinoise pour les JO de Beijing ont causé beaucoup d'inconvénients à notre travail et en plus certains agents de sécurité se sont comportés très grossièrement. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ? R : Je comprends vos préoccupations. Je pense que les préoccupations que vous venez d'exprimer ne représentent pas seulement les vôtres, mais peut-être également celles d'une partie des amis journalistes étrangers en poste à Beijing. Sur cette question, je voudrais indiquer ceci : Premièrement, le gouvernement et le peuple chinois accueillent chaleureusement les médias et les journalistes des différents pays du monde pour couvrir les JO de Beijing. Nous ferons de notre mieux, tant que les conditions le permettent, pour vous accorder des facilités. En effet, la partie chinoise a déjà pris une série de mesures dont la création du Centre international médiatique de Beijing (BIMC). Deuxièmement, compte tenu de la situation sécuritaire internationale d'aujourd'hui, la prise des mesures sécuritaires est compréhensible. Il est indéniable que, dans certains cas, le renforcement des mesures de sécurité apportera des inconvénients au travail des médias. Cependant, il s'agit-là d'une question commune à laquelle les différents pays font face. La résolution de cette question nécessite la coordination, la coopération et la compréhension. Il faut trouver un point de convergence convenable et acceptable pour les différentes parties. Le Ministère des Affaires étrangères fera aussi part de vos préoccupations aux départements compétents et s'efforcera, dans la mesure du possible, de vous accorder plus de facilités à condition que la sécurité soit garantie. En même temps, j'espère aussi que les amis journalistes pourront respecter le commandement des personnes chargées de l'exécution de la loi. Quelques fois, il est possible que chacune des deux parties rencontre des choses désagréables dans leur travail. J'espère que vous pourrez faire preuve de calme et régler les problèmes survenus dans un esprit de la compréhension mutuelle et d'une manière appropriée. Si vous n'avez pas d'autres questions, je lève la séance. Merci de votre présence et à la prochaine.
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