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Conférence de presse du 1er septembre 2009

2009/09/01


Le 1er septembre 2009, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse.

Jiang Yu : Bonjour à tous, je voudrais d'abord vous annoncer une nouvelle.

Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Ministre argentin des Relations extérieures, du Commerce international et du Culte Jorge Enrique Taiana effectuera du 5 au 8 septembre une visite officielle en Chine.

Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions.

Q : Pourriez-vous nous présenter le programme du Ministre Taiana en Chine ? Récemment, il a été confirmé que le Président de la Colombie Alvaro Uribe avait attrapé la grippe A/H1N1. Est-ce que la Chine lui a exprimé sa sympathie ? Et cela aura-t-il des impacts sur l'actuelle visite en Chine du Ministre colombien des Affaires étrangères ? Une autre question, aujourd'hui marque le 70e anniversaire de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Cet événement sera-t-il commémoré en Chine ?

R : Le Ministre Taiana effectuera du 5 au 8 septembre une visite en Chine, au cours de laquelle il sera reçu par le Vice-Président Xi Jinping et il s'entretiendra avec le Ministre chinois des Affaires étrangères Yang Jiechi. Il se rendra en outre à la ville de Tianjin.

Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques il y a 37 ans, la Chine et l'Argentine ont vu leurs relations bilatérales se développer dans de bonnes conditions. Les deux pays ont maintenu des échanges de visite de haut niveau et leur confiance politique mutuelle n'a cessé de se renforcer. En 2008, le volume de leurs échanges commerciaux s'est élevé à 14,4 milliards de dollars US, soit une hausse de 45,4% par rapport à 2007. Dans les affaires internationales, les deux pays ont aussi maintenu d'excellents échanges et coopération. Nous sommes convaincus que cette visite permettra d'approfondir le partenariat stratégique entre la Chine et l'Argentine.

Sur votre deuxième question, l'Ambassadeur de Chine en Colombie Gao Zhengyue a transmis au Président colombien Alvaro Uribe les salutations cordiales et les sentiments de sympathie des dirigeants chinois ainsi que leur vœu d'un prompt rétablissement. Le Ministre colombien des Relations extérieures Jaime Bermudez est arrivé à Beijing pour une visite en Chine. A son arrivée, il a reçu un examen médical. Aucune anomalie n'a été révélée. Le Ministre poursuivra donc sa visite comme prévu. A part une audience accordée par le Vice-Président Xi Jinping et des entretiens avec son homologue chinois Yang Jiechi, il rencontrera aussi des responsables du Ministère du Commerce, du Ministère de l'Education, du Ministère de la Science et de la Technologie et de l'Académie des Sciences de Chine.

Aujourd'hui marque le 70e anniversaire de l'éclatement de la Seconde Guerre mondiale. Garder l'histoire dans la mémoire, c'est pour créer un avenir meilleur. Nous souhaitons que la communauté internationale puisse adopter un nouveau concept de sécurité marqué par la confiance mutuelle, les avantages réciproques, l'égalité et la coordination, afin de construire un monde de paix, de stabilité et de sécurité durables.

Q : Est-ce que la Chine s'inquiète toujours de la situation sécuritaire à sa frontière avec le Myanmar ? Quand seront fermés les camps mis par les autorités chinoises à la disposition des habitants frontaliers du Myanmar ? La Chine demandera-t-elle à ces derniers de quitter son territoire ?

R : Le Myanmar est un voisin ami de la Chine. Nous souhaitons voir ce pays maintenir la paix et la stabilité et poursuivre son développement. Pour des considérations humanitaires, nous avons pris des mesures actives pour loger les habitants frontaliers du Myanmar entrés sur le territoire chinois et leur avons apporté des secours et aides humanitaires nécessaires. Actuellement, ces habitants commencent à retourner dans leur pays. Nous souhaitons que la situation à la frontière entre la Chine et le Myanmar puisse revenir au plus tôt à la normale et que les personnes déplacées puissent rentrer rapidement chez eux.

Q : Vous dites que la Chine a apporté des secours et aides nécessaires aux habitants frontaliers du Myanmar. Pourriez-vous nous donner des chiffres exacts des aides matérielles et financières accordées par la Chine ?

R : Le gouvernement de la province du Yunnan a pris des mesures actives. Plus de 10 000 personnes ont été logées et des aides humanitaires nécessaires leur ont été apportés. Ces personnes se trouvent actuellement en sécurité, dans de bonnes conditions de vie et dans un état d'esprit calme, et elles commencent maintenant à retourner chez elles. Quant aux mesures d'assistance concrètes, les autorités compétentes de la province du Yunnan en ont déjà donné des informations détaillées.

J'aimerais souligner que préserver la stabilité à la frontière entre la Chine et le Myanmar correspond aux intérêts vitaux des deux peuples et relève de la responsabilité commune des deux gouvernements. Nous espérons que le Myanmar pourra bien régler les problèmes intérieurs concernés et prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir l'ordre et la stabilité à la frontière et assurer effectivement la sécurité des ressortissants chinois et de leurs biens au Myanmar.

Q : Aujourd'hui, le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Yong-il est arrivé en Chine pour une visite. Veuillez nous présenter le programme et les objectifs de sa visite. Deuxième question, des ressortissants chinois ont été obligés de quitter le Myanmar à cause de l'éclatement d'un conflit intérieur dans ce pays et ils réclament des dédommagements aux autorités du Myanmar. Est-ce que le gouvernement chinois demandera au Myanmar de leur verser des indemnités ?

: 2009 est une année importante pour le développement des relations entre la Chine et la RPDC. Elle marque le 60e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, et elle est décrétée « Année de l'amitié Chine-RPDC ». Conformément au programme d'échanges entre les deux ministères des affaires étrangères et du programme établi pour l'« Année de l'amitié Chine-RPDC », le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Yong-il est venu en visite en Chine. Il rencontrera des responsables du Ministère chinois des Affaires étrangères et procédera avec eux à des échanges de vues sur les relations bilatérales et les autres questions d'intérêt commun.

Nous espérons que le Myanmar pourra assurer effectivement la sécurité des biens des ressortissants chinois sur leur territoire et régler adéquatement les problèmes concernés.

Q : La réunion des Six sur la question nucléaire iranienne se tiendra bientôt. La Chine y sera-t-elle représentée ?

R : Comme vous l'avez dit, les directeurs généraux politiques des ministères des affaires étrangères des six pays se réuniront le 2 septembre prochain à Francfort pour discuter du dossier nucléaire iranien. Une délégation chinoise, conduite par le Vice-Ministre des Affaires étrangères He Yafei, y participera. La Chine est prête à travailler ensemble avec les autres parties concernées pour contribuer à la reprise rapide du dialogue et des négociations et trouver une solution complète, durable et adéquate au problème.

Q : Les médias indiens ont eu récemment des reportages concernant la frontière sino-indienne, selon lesquels un hélicoptère chinois aurait effectué des patrouilles au-delà de la frontière, et il y aurait eu récemment un échange de tirs entre les armées de défense frontalière chinoise et indienne. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Concernant ces reportages, je voudrais souligner que la Chine observe toujours scrupuleusement les règles pertinentes sur la patrouille frontalière et qu'elle n'a jamais effectué de patrouilles sur le territoire ni dans l'espace aérien des autres pays.

Selon certains médias indiens, il y aurait eu des frictions militaires à la frontière sino-indienne. Ces reportages sont dénués de tout fondement. La Chine et l'Inde sont déjà parvenues à un consensus sur la question de leur frontière : elles doivent, avant le règlement de cette question, travailler ensemble pour préserver la paix et la tranquillité dans la région frontalière des deux pays.

Q : Le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Wu Dawei vient d'effectuer une visite en RPDC. Mais elle n'a pas abouti à de nouvelles percées particulières selon certaines sources. Est-ce que la Chine envisage de dépêcher un envoyé spécial en RPDC pour débloquer le processus des pourparlers à six ?

R : Vous avez tous noté la récente visite du Vice-Ministre Wu Dawei en RPDC. Nous avons publié une brève là-dessus et je n'ai pas plus de précisions à vous donner. Ceci dit, je voudrais rappeler que la Chine estime que le problème nucléaire de la Péninsule coréenne ne peut être réglé que de manière pacifique, à travers le dialogue et les consultations et par voies politique et diplomatique. Constatant une détente dans la situation en Asie du Nord-Est ces derniers temps, nous espérons que les différentes parties concernées pourront saisir l'opportunité ainsi offerte pour poursuivre leurs efforts visant à retourner la situation et jouer un rôle constructif dans la réalisation de la dénucléarisation de la Péninsule et la préservation de la paix et de la stabilité en Asie du Nord-Est.

Q : Quels sont les commentaires de la partie chinoise sur les résultats des élections législatives au Japon ? Quelles sont ses attentes vis-à-vis de la nouvelle administration japonaise ?

R : Nous avons noté les résultats des élections législatives au Japon. La Chine et le Japon sont l'un pour l'autre des voisins importants et sont tous des pays très influents en Asie. Nous entendons travailler ensemble avec la partie japonaise pour continuer à renforcer la coopération bilatérale, à poursuivre la dynamique des échanges de haut niveau, à faire avancer sans cesse les relations sino-japonaises et à promouvoir ensemble la paix et le développement en Asie.

Q : Selon le nouveau parti au pouvoir, le Japon doit avoir sa propre armée. Quelle est la réaction du gouvernement chinois à cet égard ? Considérez-vous que cela ne sera pas favorable à la sécurité régionale ?

R : Le fait que la Japon poursuit sa voie du développement pacifique correspond à ses propres intérêts, et contribue également à la paix et à la stabilité dans la région.

Q : Avant de lancer ses opérations militaires au Kokang, est-ce que le gouvernement du Myanmar en a informé la partie chinoise ? A-t-il fait part à cette dernière des impacts éventuels de ses actions sur la frontière chinoise ?

R : Nous poursuivons le principe de non-ingérence. Après l'éclatement de ces incidents, nous sommes en contact étroit avec le Myanmar. Les autorités de ce pays ont présenté leurs profondes excuses pour le fait que ces incidents avaient fait des morts et blessés parmi les frontaliers chinois et ont remercié le gouvernement chinois d'avoir accordé soins à leurs frontaliers. Elles ont aussi pris l'engagement de défendre conformément à la loi les droits et intérêts légitimes des ressortissants chinois au Myanmar et de travailler à un rétablissement rapide de la paix et de la stabilité dans la région frontalière entre les deux pays.

Q : L'élection présidentielle en Afghanistan s'est terminée et le dépouillement de votes est en cours. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Nous avons noté que dans son ensemble, l'élection présidentielle en Afghanistan s'est déroulée dans le calme et sans à-coups et nous nous en félicitons. L'élection présidentielle relève des affaires intérieures de ce pays. Nous respectons le choix de son peuple. En tant que pays voisin et ami de l'Afghanistan, la Chine souhaite sincèrement voir ce pays s'engager le plus tôt possible dans une voie de paix, de stabilité et de développement.

Q : Une question concernant la visite en Chine du Ministre des Affaires étrangères de la Colombie Jaime Bermudez Merizalde. Selon des sources, sa rencontre avec le Vice-Président Xi Jinping et son entretien avec le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi seront reportés respectivement à vendredi et à samedi. Pourriez-vous le confirmer ?

R : J'ai besoin de me renseigner pour vous donner une réponse plus tard par téléphone.

Q : Les élections législatives au japon viennent de finir. Le nouveau parti au pouvoir, le Parti démocrate du Japon (PDJ) a une vision différente par rapport au Parti libéral-démocrate sur les problèmes légués par l'histoire existant entre la Chine et le Japon. Le leader du PDJ Yukio Hatoyama a annoncé qu'il ne se rendrait pas au Sanctuaire de Yasukuni et qu'il n'autoriserait pas les visites des membres de son gouvernement. Quels sont les commentaires de la partie chinoise là-dessus ?

R : Notre position sur les questions historiques est très claire. Nous estimons que l'adoption d'une attitude sérieuse et responsable par la partie japonaise pour envisager et traiter les questions historiques correspond à ses propres intérêts et permet d'améliorer et de développer les relations avec ses voisins asiatiques.

Q : Quand la Chine envisage-t-elle d'organiser un sommet sino-japonais ?

R : Il est un peu tôt de poser cette question. Je l'ai dit et je le rappelle quand même, nous espérons maintenir la dynamique des échanges de haut niveau avec la partie japonaise.

Merci pour votre présence. Au revoir !


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