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Conférence de presse du 18 janvier 2012

2012/01/18


Le 18 janvier 2012, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Weimin a tenu une conférence de presse.

Q : Récemment, certains pays occidentaux et l'opposition syrienne ont contesté le rôle joué par la mission d'observateurs de la Ligue arabe et demandé une intervention rapide du Conseil de Sécurité sur la question syrienne. Cependant, le nouveau projet de résolution russe sur la question syrienne soumis au Conseil de Sécurité est jugé insuffisant par certains pays comme les Etats-Unis et la France. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Comment voyez-vous la situation syrienne et la perspective des discussions sur la question syrienne au sein du Conseil de Sécurité ?

R : Voici notre position en trois points : Premièrement, nous appelons toutes les parties concernées en Syrie à collaborer sur tous les plans avec la Ligue arabe dans ses efforts de médiation, à arrêter immédiatement la violence, à démarrer rapidement le processus politique inclusif et à accélérer la réforme afin de résoudre au plus tôt la crise.

Deuxièmement, nous nous prononçons pour le règlement de la question syrienne dans le cadre de la Ligue arabe et soutenons les efforts constructifs déployés par la Ligue arabe. Nous espérons que la mission d'observateurs de la Ligue arabe continuera à remplir ses fonctions en Syrie afin de créer des conditions favorables au règlement adéquat de la question syrienne à travers les efforts conjoints des différentes parties concernées. Depuis le début de leur mission en Syrie, les observateurs de la Ligue arabe ont fait un travail utile même si la violence ne s'est pas complètement arrêtée dans ce pays.

Troisièmement, les discussions sur la situation syrienne au sein du Conseil de Sécurité doivent contribuer à l'apaisement de la tension en Syrie, à la promotion du dialogue politique, au règlement des divergences et à la préservation de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Nous apprécions les efforts constructifs de la Russie visant à régler la crise syrienne, et nous sommes prêts à continuer à participer aux consultations sur la base du projet de résolution russe.

Q : Veuillez nous donner des informations sur la 15e rencontre des représentants spéciaux pour la question frontalière sino-indienne et les résultats qui en découlent.

R : Durant la 15e rencontre des représentants spéciaux pour la question frontalière sino-indienne, les deux parties ont discuté d'une manière franche et approfondie de la question frontalière sino-indienne, de la préservation en commun de la paix et de la tranquillité des régions frontalières entre les deux pays, de leurs relations bilatérales et d'autres sujets. Elles ont été unanimes à estimer que des progrès avaient été enregistrés depuis la tenue de la rencontre des représentants spéciaux pour la question frontalière sino-indienne, et se sont dit prêtes à travailler, conformément aux principes directeurs politiques convenus pour le règlement de la question frontalière, à promouvoir le processus de négociations-cadre afin de trouver une solution équitable, raisonnable et acceptable pour les deux parties. Elles ont également réaffirmé leur disponibilité à œuvrer en commun à la préservation de la paix et de la tranquillité dans les régions frontalières avant le règlement de la question frontalière.

S'agissant des relations sino-indiennes, les deux parties se sont réjouies de la dynamique de développement de leurs relations ces dernières années, et ont affirmé qu'elles vont suivre fermement le grand objectif et la grande orientation en matière de développement partagé sino-indien, travailler à élargir la coopération et à renforcer leurs consultations et concertations pour promouvoir un développement global et en profondeur du partenariat de coopération stratégique sino-indien.

La rencontre a été l'occasion pour les deux parties de signer l'Accord entre le gouvernement de la République populaire de Chine et le gouvernement de la République d'Inde sur l'établissement d'un mécanisme de consultations et de concertations pour les affaires frontalières sino-indiennes. Ce mécanisme, ayant pour tâche principale de traiter des affaires frontalières liées à la préservation de la paix et de la tranquillité dans les régions frontalières, sera animé par des officiels au rang de directeur général des Ministères des Affaires étrangères avec sous leur direction des officiels diplomatiques et militaires des deux parties.

Q : Selon certaines sources, un représentant du Dalaï Lama aurait annoncé que le Dalaï Lama effectuerait une « visite » non politique au Royaume-Uni en juin prochain. Quels sont vos commentaires là-dessus ?

R : Le Dalaï Lama, loin d'être une personnalité purement religieuse, est le grand patron d'un groupe politique qui, avec son organisation et son programme, se livre depuis longtemps à des activités visant à diviser la Chine, et un exilé politique sous le couvert de la religion. Le gouvernement chinois se prononce contre les activités menées sur la scène internationale par le Dalaï Lama à quelque titre que ce soit et sous quelque prétexte que ce soit, et s'oppose à tout contact entre les personnalités politiques ou les officiels des pays concernés et le Dalaï Lama à quelque titre que ce soit et sous quelque forme que ce soit.

Q : Premièrement, une intervention du Conseil de Sécurité de l'ONU pourrait-elle selon vous aider au règlement de la question syrienne ? Deuxièmement, l'imposition des sanctions annoncée récemment par les Etats-Unis contre la Compagnie Zhuhai Zhenrong est-elle contraire aux règles de l'OMC ? Envisagez-vous de saisir l'OMC de cette affaire?

R : Concernant votre première question, les discussions au sein du Conseil de Sécurité sur la situation syrienne doivent aider à la détente de la situation, à la promotion du dialogue politique en Syrie et à la préservation de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Nous entendons rester en contact et en consultation avec les différentes parties à cet égard.

S'agissant de votre deuxième question, nous avons exposé à maintes reprises notre position sur la décision américaine de sanctionner la Compagnie Zhuhai Zhenrong, et nous avons noté que cette dernière y avait d'ailleurs réagi. Je ne sais pas si les sanctions concernées sont contraires aux règles de l'OMC, mais il est infondé de placer la législation nationale d'un pays au-dessus du droit international et de l'imposer aux autres pays.


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