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Le problème du Tibet

2003/02/27


La Région autonome du Tibet se trouve dans la région frontalière au Sud-Est de la Chine. Elle est voisine de l'Inde, du Népal, du Sikkim,du Bhoutan et du Myanmar. Avec ses 4 000 km de frontières avec despays étrangers, le Tibet constitue un écran naturel protégeant le nord-ouest et le sud-ouest du pays et une porte menant à l'Asie du Sud. Après la défaite, le 10 mars 1959, de la rébellion armée déclenchée par la couche supérieure et réactionnaire du Tibet, à la tête de certains Tibétains, le 14ème Dalai Lama s'est évadé à l'étranger. Peu après son refuge en Inde, Dalai a prôné ouvertement que le « Tibet est un pays indépendant ». Au début des années 60 du 20ème siècle, la clique de Dalai a instituté le prétendu « gouvernement en exil du Tibet » à Dharamsala en Inde et a réorganisé les forces militaires rebelles, la « Garde de défense religieuse Sishuiliugang » (Garde des Quatre cours d'eau et des Six monts). Depuis lors, il n'a jamais cessé ses activités scissionnistes de la patrie. Ces dernières années, avec l'appui des forces internationales anti-chinoises, et profitant des changements qui sont intervenus dans la situation internationale, la clique de Dalai sème partout le soit-disant « problème du Tibet », intensifie avec un zèle redoublé ses activités indépendantistes pour saboter la stabilité sociale et mettre les bâtons dans les roues du développement du Tibet.

I.L'appartenance de la souveraineté du Tibet est indubitable
Le gouvernement central de la Chine exerce depuis le 13ème siècle la souveraineté sur la région du Tibet et cette contrée n'a jamais été un pays indépendant. Il n'y a aucun pays dans le monde qui ait reconnu le Tibet comme un pays indépendant.

La Chine est un pays multiethnique. La nationalité tibétaine qui vit sur le Plateau du Tibet fonda au début du 7ème siècle le royaume Tubo. Celui-ci vit en bons termes pendant plus de 200 ans avec la dynastie des Tang qui régnait alors sur la Plaine centrale (bassin des cours moyen et inférieur du Fleuve Jaune). Le royaume Tubo se désagrégea vers le milieu du 9ème siècle et la région du Tibet fut réduite à un état de morcellement pendant une période de plus de 300 ans qui s'en suivit, tandis que dans les autres régions de la Chine surgirent successivement des pouvoirs centraux ou régionaux de différentes ethnies, qui exerçaient une juridiction sur la Plaine centrale ou des régions isolées.

Durant le 13ème siècle, l'ethnie mongole qui vivait dans le nord du pays avait connu floraison. Elle fonda en 1206 le Khanat mongol et les différentes cliques dominantes du Tibet s'y rallièrent successivement au cours des années 40 du 13ème siècle. A la suite de la fondation de la dynastie des Yuan, le Tibet fut devenu une région administrative placée sous la juridiction du pouvoir central. L'empereur des Yuan institua alors le Conseil Xuanzhengyuan, chargé directement des affaires militaires et administratives de la région du Tibet. En outre, il fonda au Tibet le « Commandement du maréchal de l'émissaire Xuanweishi » relevant du dit Conseil Xuanzhengyuan.

Les dynasties des Ming et des Qing poursuivirent leur exercice de souveraineté d'Etat sur le Tibet. Après la fondation de la dynastie des Ming, le Tibet prit l'initiaitve de se rallier aux autorités centrales. Sous le dynasite des Ming, le système mis sur pied par les Yuan fut maintenu pour l'essentiel. Après la fondation de la dynasite des Qing, le 5ème Dalai Lama envoya un émissaire pour être reçu en audience à Shengjing (Shenyang d'aujourd'hui) et des liens furent ainsi établis avec les Qing. Après sa réunification de la Chine, la dynasite des Qing intensifia la juridiction sur le Tibet. Des empereurs des Qing conférèrent respectivement en 1653 et 1713 la dignité au 5ème Dalai Lama et au 5ème Panchen Lama, si bien que les titres officiels de ces deux leaders religieux furent officialisés et leur position établie au Tibet sur les plans politique et religieux. En 1727, la cour impériale des Qing désigna un ministre accrédité au Tibet, qui fut chargé de surveiller l'administration des affaires publqiues au nom des autorités centrales. En 1793, fut promulgué le « Décret impérial pour un gouvernement plus efficace au Tibet ». Ce décret, composé de 29 articles, définit concrètement les stipulations régissant les divers aspects du Tibet : la politique, l'économie, les affaires étrangères, les affaires eclésiastiques et la défense militaire.

Durant la période de la République de Chine, tout comme ce qu'on avait fait sous les dynasties des Yuan, des Ming et des Qing, le gouvernement central exercç la souverainté sur la région du Tibet. En 1912, il institua la Bureau des Affaires mongoles et tibétaines chargé des affaires de ces deux contrées, et nomma un commissaire accrédité au Tibet, qui avait les mêmes attributions que les ministres nommés sous la dynastie des Qing. Après la fondation du gouvernement nationaliste de Nanjing, celui-ci institua une commission chargée des affaires administratives des régions où vivent en communauté des ethnie minoritaires dont les  Tibétains et les Mongols. Au mois d'avril 1940, fut établi, en tant qu'un organisme peramanent du gouvernement central au Tibet, le Bureau de la Commission des affaires mongoles et tibétaines à Lahssa.

Après la fondation de la République populaire de Chine, comte tenu de l'histoire et de la réalité du Tibet, le gouvernement central décida d'appliquer le principe de la libération pacifique du Tibet. En février 1951, le Dalai Lama nomma cinq représentants plénipotentiaires ayant comme chef Ngapoi Ngawang Jigme, qui se rendirent à Beijing et entamèrent des négociations avec le gouvernement central. Le 23 mai 1951, les représentants du gouvernement central et du gouvernement local du Tibet furent parvenus à un accord sur une série de questions concernant la libération pacifique du Tibet, et signèrent l'Accord sur les modalités de la libération pacifique du Tibet entre le gouvernement central et le gouvernement local du Tibet (Accord connu également sous le nom de l'« Accord en 17 articles »). Cet accord fut approuvé et soutenu par la population tibétaine multiéthnique. Le Dalai Lama adressa le 24 octobre un message au président Mao Zedong pour exprimer son approbation et sa volonté d'exécution de l'accord. En 1954, le Dalai Lama fut élu vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale de Chine et le Panchen Lama membre permanent du dit comité. Le Dalai
Lama accéda en avril 1956 au poste de président du Comité préparatoire de la Région autonome du Tibet. Au mois de mars de 1959, la rébellion fut écrasée au Tibet et une réforme démocratique y fut entreprise ensuite. En septembre 1965, fut officiellement établie la Région autonome du Tibet.

II. Les progrès constants de la cause sociale, économique et des droits de l'homme au Tibet

Avant 1959 et notamment sous la domination du 14ème Dalai Lama, existait au Tibet une société féodale et esclavagiste caractérisée par la théocratie, la fusion du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel. Les trois catégories de propriétaires de serfs, à savoir : les autorités locales, les nobles et les dignitaires de couche supérieure des lamaseries, qui représentaient moins de 5% de la population étaient propriétaires de toutes les terres cultivables, les prairies, les forêts, les montagnes et les rivières ainsi que la plupart du bétail. Ils monopolisaient de plus les droits déicidant le sort de vie ou de mort, de posséssion ou de dépossession des larges masses populaires du Tibet. Les serfs et esclaves ne bénéficiaient de la moindre liberté de leur personne encore moins d'une position politique. En 1959, fut entreprise au Tibet la réforme démocratique mettant fin au système du servage féodal, réactionnaire et arriéré, et plus d'un million de serfs et d'esclaves furent émancipés et devinrent le maître du Tibet. Le Tibet entra dès lors dans la société socialiste. La fondation en 1959 de la Région autonome du Tibet et la mise en vigueur du système d'autonomie nationale garantissant ainsi sur le plan des institutions, le droit politique de la population tibétaine à la gestion sur un pied d'égalité des affaires étatiques, et le Tibet accéda depuis lors à une nouvelle période de développement.

Depuis plus de 30 ans qui ont suivi la fondation de la Région autonome du Tibet, la population locale jouit non seulement des tous les droits civiques et politiques conférés par la Constitution comme les populations des autres régions de la Chine, elle bénéficie également des droits spéciaux réservés aux régions où s'applique l'autonomie régionale des ethnies minoritaires. Le corps des cadres d'ethnie tibétaine a vu grossir ses ragns rapidement. En 1998, les cadres d'ethnie tibétaine et d'autres ethnies minoritaires représentent 74,9% de la totalité des cadres de la Région autonome. Les femmes tibétaines, bénéficient commes les hommes des droits larges et étendus à la participation des affaires publiques. A présent, les cadres féminins représentent 32,8% de tous les cadres de la Région autonome. La liberté de la croyance religieuse est respectée et protégée. Depuis les années 80 du siècle dernier, l'Etat a affecté plus de 300 millions de yuans et une grande quantité d'or, d'argent et d'autres matériaux pour la réfection et la protection du Palais du Potala, du Monastère Jokhang et d'autes temples. Le Tibet compte actuellement plus de 1 700 sites d'activités religieuses, complètement capables de satisfaire les besoins de la population locale pour les activités religieuses quotidiennes. Le gouvernement central attache toujours une grande importance à la protection et au développement de la culture d'élite traditionnelle du Tibet. Il a pris une série de mesures destinées au respect, à la protection et à la mise en valeur de la culture traditionnelle tibétaine. Il a mobilisé des gens pour procéder aux investigations, à la collecte, à l'établissemnt d'inventaire, aux études et à la publication pour mettre en valeur le patrimoine culturel et les arts folkloriques du Tibet. Il a défini des stipulations précises sur l'emploi du tibétain et l'enseignement  bilingue (le chinois et le tibétain) garantissant effectivement la liberté de l'ethnie tibétaine d'utiliser et de développer sa propre langue parlée et écrite. Par respect des moeurs et coutumes de la population tibétaine, le gouvernement central applique une politique de planning familial spécial au Tibet. Depuis de nombreuses années, le taux de naissance et le taux de croissance démographique naturelle demeurent toujours plus élevés qu'au niveau moyen national. Entre 1959 et 1998, la population tibétaine a augmenté de 1,2 millions 336 mille personnes, soit un taux de croissance de 193,98%. C'est une période où les poussées démographiques ont été les plus fortes au Tibet depuis le début du siècle dernier, et la part que représentent les Tibétains dans la population totale de la Région autonome demeure toujours prédominante.

Pour assurer un développement rapide et complet du Tibet, le gouvernement central a élaboré et appliqué une série de politiques spéciales et préférentielles en faveur du Tibet. Il lui a accordé des fonds colossaux, des investissements destinés aux infrastrctures et des subventions spéciales, et l'a exempté d'impôts. Pendant la période allant des années 50 à 1997, le gouvernement central a investi au total plus de 40 milliards de yuans au Tibet et y a expédié une énorme quantité de matériels. Ces dernières années, les subventions au quota fixe accordées au Tibet par le gouvernement central se sont élevées à 1,2 milliards de yuans par an. A partir de 1984, le Tibet a vu réaliser sucessivement 43 projets, financés par neuf provinces et municpalités de l'intérieur du pays. En 1994, le gouvernement central et les différentes régions du pays ont décidé de construire sans contrepartie 62 projets d'un coût total de 4 milliards de yuans au Tibet. A présent, la plupart d'entre eux ont été achevés et mis en service. Parallèlement, le gouvernement central a organisé 15 provinces et municipalités pour soutenir le Tibet en y envoyant un grand nombre de cadres et de techniciens. Tout cela a stimulé énergiquement le développement social et économique du Tibet. En 1998, le PIB (Produit Intérieur Brut) du Tibet a atteint 9,118 milliards de yuans, soit 47,1 fois plus élevé qu'en 1959. La valeur globale industrielle s'est élevée à 1,365 milliard de yuans, soit 31 fois plus importante qu'en 1959. La production céréalière du Tibet a atteint 850 mille tonnes, le nombre total du cheptel 22,1 millions de têtes. La valeur globale de l'agriculture et de l'élevage s'est élevée à 4,38 milliards de yuans, soit 30,4 fois plus élevée par rapport à 1959. Le commerce et le tourisme ont connu un essor vigoureux. Le transport, les télécommunications, l'énergie ainsi que la construction d'autres infrastructures se sont rapidement développés. L'éducation, les sciences et les technologies ont progressé avec chaque jour qui passe. La culture d'élite traditionnelle a été perpétuée et développée. La Région autonome du Tibet compte actuellement 4 365 écoles de toutes catégories avec au total plus de 400 mille élèves inscrits. Le taux de scolarisation des enfants a atteint 81,3% et le taux d'analphabétisme a baissé de 47% contre ce qui était de 97% en 1959. L'état de santé de la population s'est sensiblement amélioré. Le Tibet compte actuellement plus de 1 300 établissements médicaux et sanitaires, soit 20 fois plus nombreux qu'en 1959. Le nombre des lits de ces établissements s'est élevé à 6 700. Avec un corps, fort de 10 000 médecins et infirmières professionnels, le Tibet a dépassé le niveau moyen du pays dans le domaine du nombre des lits disponibles et du nombre des travailleurs médicaux par mille personne. L'espérance de vie de la population tibétaine a passé de 35 à 67 ans. Le niveau de vie de la population tibétaine s'est sensiblement élevée et le problème de nourriture et d'habillement des agriculteurs et des pasteurs a été résolu dans leur ensemble. Le revenu net de ces derniers a atteint 1 158 yuans et plus de 50% d'entre eux ont accédé à l'étape caractérisée par une vie relativement aisée. Quant aux habitants urbains, leur revenu s'est élevé en 1998 à 5 438 yuan, dépassant le niveau moyen du pays. A présent, la situation au Tibet est stable, l'économie se développe, la société progresse, les différentes ethnies vivent en bons termes et la population vit et travaille en paix.

III. La politique du gouvernement central à l'égard de Dalai Lama

Le problème de Dalai Lama n'est pas un problème religieux, mais politique. La clique de Dalai est une clique politique et scissionniste tout à fait organisée, et qui se démène suivant un programme établi. Le 14ème Dalai Lama est non seulement une personnalité religieuse, mais aussi un exilé politique qui s'adonne aux activités scissionnistes de la patrie. La position de principe du gouvernement central concernant les contacts et les discussions avec le Dalai Lama est conséquente et claire. Le Dalai Lama doit renoncer effectivement à sa préconisation de l'indépendance du Tibet, cesser ses activités de division, déclarer ouvertement que le Tibet est une partie intégrante de la Chine, que Taiwan est une province de la Chine, et que le gouvernement de la République populaire de Chine est l'unique gouvernement légitime de la Chine toute entière. La porte de  négociations reste toujours ouverte. Mais à travers les contacts que le gouvernement central a eus depuis vingt ans avec le 14ème Dalai Lama, on peut clairement constater que malgré le renouvellement sans cesse de tactiques et de subtilités, la position de Dalai Lama consistant à persister dans l' « indépendance du Tibet » n'a pas changé et l'essence de sa politique de diviser la patrie n'a pas changé non plus. La clique de Dalai Lama n'a jamais renoncé à ses activités scissionnistes tant à l'intérieur de la Chine que sur le plan international. Il en ressort que le 14ème Dalai Lama ne nourrit la moindre sincérité pour des contacts et des discussions avec les autorités centrales.

Annexes :

I.« Accord entre le gouvernement populaire central et le gouvernement local du Tibet sur les modalités de la libération pacifique du Tibet »

L'ethnie tibétaine est une des nationalités qui a une longue histoire en Chine. De même que les autres ethnies, elle s'est acquittée de sa responsabilité glorieuse durant le processus de la formation et du développement de notre grande patrie. Cependant, les forces impérialistes ont envahi depuis environ cent ans la Chine et ont pénétré par conséquent dans le Tibet tout en recourant à des moyens de supercherie et à l'incitation des dissenssions. Le gouvernement réactionnaire du Kuomintang, de mêmes que les gouvernements réactionnaires précédents, a poursuivi une politique d'oppression et de dissension parmi les différentes nationalités cansant la division et la désunion au sein de la nationalité tibétaine. Au lieu de s'opposer aux agissements de tromperie et d'incitation à la dissension menés par l'impérialisme, le gouvernement local du Tibet a adopté une attitude non patriotique à l'égard de la grande patrie. Dans de telles conditions, l'ethnie et la population tibétaines ont été plongées dans un abîme d'esclavage et de souffrances.

L'année 1949 a été marquée par une victoire essentielle de la guerre de libération populaire du peuple chinois à l'échelle nationale. Le gouvernement réacionnaire du Kuomintang, ennemi commun de touts nos nationalités, a été renversé, les forces d'agression impérialistes, ennemi commun extérieur de touts nos nationalités, ont été expulsées. Sur cette base, a été fondé le gouvernement populaire central de la République populaire de Chine. Conformément au Programme commun adopté par la Conférence consultative politique du Peuple chinois, le gouvernement populaire central a proclamé l'égalité de toutes les nationalités de la République populaire de Chine et que celles-ci doivent s'unir et s'entraider pour lutter contre l'impérialisme et l'ennemi commun au sein de toutes les nationalités, de sorte que la République populaire de Chine devient une grande famille d'amitié et de coopération pour toutes les nationalités. Dans la grande famille de toutes les nationalités qu'est la République populaire de Chine, on applique l'autonomie nationale dans les régions où vivent en communauté les ethnies minoritaires. Celles-ci jouissent de la liberté de développer leur propre langue parlée et écrite, de conserver ou de réformer les us et coutume et de croyance religieuse. Le gouvernement populaire central a le devoir d'aider les ethnies minoritaires à développer la cause d'édification sur les plans politique, économique, culturel et éducatif. Jusqu'ici, sauf au Tibet et à Taiwan, toutes les nationalités ont été émancipées. Sous la direction unifiée du gouvernement populaire central et sous la direction directe des gouvernements aux différents échelons, toutes les ethnies minoritaires bénéficient maintenant du plein droit d'égalité interethnique, ont déjà réalisé ou sont en train de réaliser l'autonomie régionale des ethnies minoritaries.

Pour éliminer sans encombre l'influence des forces impérialistes au Tibet et accomplir l'unification du territoire et de la souveraineté de la République populaire de Chine, sauvegarder les frontières, émanciper l'ethnie et la population tibétaines de sorte que celles-ci puissent retourner dans le giron de la République populaire de Chine, jouit du même droit d'égalité que les autres nationalités et développer sa cause politique, économique, culturelle et éducative, le gouvernement populaire central a notifié au gouvernement local du Tibet qu'il devait envoyer des représentants plénipotentiaires pour négocier avec les autorités centrales et conclure un accord sur les modalités de la libération pacifique du Tibet. Le gouvernement populaire central a déjà ordonné à l'Armée populaire de Libération de marcher sur le Tibet. Les représentants plénipotentiaires du gouvernement local du Tibet sont arrivés à Beijing à la dernière décade du mois d'avril 1951. Le gouvernement populaire central a désigné sans tarder des représentants plénipotentiaires pour entamer des négociations avec eux sur la base amicale. A l'issue des négociations, les deux parties sont parvenues à l'accord suivant et se sont engagées à le mettre en application :
1.La population doit s'unir pour expulser les forces d'agression impérialistes du Tibet et assurer le retour du Tibet dans la grande famille de la patrie qu'est la République populaire de Chine.

2.Le gouvernement local du Tibet doit assister l'Armée populaire de Libération à entrer dans le Tibet et à consolider la défense nationale.

3.Conformément à la politique de nationalités définie dans le Programme commun de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, sous la direction unifiée du gouvernement populaire central, la populaiton du Tibet bénéficie du droit à l'autonome régionale des ethnies minoritaires.

4.Le gouvernement populaire central n'intervient pas pour changer le système politique existant au Tibet. Il n'intervient non plus pour changer la position, le pouvoir et les attributions qui ont été impartis au Dalai Lama, et les fonctionnaires aux différentes échelons pourront être sont maintenus à leur poste comme autrefois.

5.La position, le pouvoir et les attributions qui ont été impartis à Bainqen Erdini Qoigyi Gyaincain doivent être maintenus.

6.Par la position, le pouvoir et les attributions de Dalai Lama et de Bainqen Erdini Goigyi Gyaincain on désigne ceux qui existaient à l'époque où le 13ème Dalai Lama et le 9ème Bainqen Erdini Goigyi Gyaincain s'entendaient en bons termes.

7.Au Tibet, doit être appliquée la politique de la liberté de croyance religieuse stipulée par le Programme commun de la Conférence consultative politique du Peuple chinois. La croyance religieuse, les moeurs et les coutumes de la population tibétaine doivent être respectés, et le revenu des lamaseries protégé. Le gouvernement populaire central n'y intervient pas.

8.Les troupes militaires du Tibet doivent être réorganisées pour être incorporées dans l'Armée populaire de Libération et devenir une partie composante des forces de défense nationale de la République populaire de Chine.

9.La langue parlée et écrite et l'enseignement scolaire du Tibet devront être progressivement développés conformément aux conditions réelles du Tibet.

10.L'agriculture, l'élevage, l'industrie et le commerce du Tibet devront être progressivement développés pour améliorer la vie de la population locale conformément aux conditions réelles du Tibet.

11.Le gouvernement populaire central n'impose pas de restrictions en ce qui concerne les diverses réformes au Tibet. Le gouvernement local du Tibet doit procéder de son propre gré à la réforme. Lorsque la population locale formule la demande de réforme, celle-ci devra être l'objet des discussions avec les dirigeants du Tibet pour en trouver une solution.

12.Les fonctionnaires qui étaient proches de l'impérialisme et du Kuomintang seront maintenus à leur poste et leur passé sera pardonné à condition qu'ils fassent table rase avec l'impérialisme et le Kuomintang et ne se livrent plus au sabotage ni à la résistance.

13.L'Armée populaire de Libération qui entre dans le Tibet doit respecter les politiques susmentionnées, payer honnêtement ce qu'elle achète, ne pas prendre sans raison valable aux masses une seule aiguille ou un seul bout de fil.

14.Le gouvernement populaire central est chargé de traiter de manière unifiée toutes les affaires du Tibet avec l'étranger et il coexiste pacifiquement avec les pays voisins sur la base d'égalité, d'avantage réciproque et du respect mutuel. Il s'efforce de plus de nouer et de développer des liens commerciaux équitables avec eux.

15.Pour assurer l'application du présent accord, le gouvernement populaire central établiera au Tibet la Commission des affaires politiques et militaires et le Commandement militaire de la région du Tibet. A part les envoyés du gouvernement populaire central, les autochtones devront être recrutés autant que possible.

Parmi les personnes tibétaines qui adhèrent à la Commission des affaires politiques et militaires du Tibet, il faut comprendre des éléments patriotiques de différentes contrées et des principaux monastères. La liste des noms devra être établie à l'issue des consultations entre les représentants désignés par le gouvernement populaire central et les diverses parties concernées, et elle devra être soumise au gouvernement populaire central pour ratification et nommination.
     
16. Le budget de la Commission des affaires politiques et militaires, du        
  Commendement militaire de la région et de l'Armée populaire de Libération sera à la charg du gouvernement populaire central. Le gouvernement local du Tibet devra assister l'Armée populaire de Libération pour l'achat et le transport des céréales, des fourrages et d'autres articles d'usage courant.

17. Le présent accord prendra effet immédiatement dès que qu'il sera    
  signé et tamponné.

Les représentants plénipotentiaires du gouvernement populaire central :

Le représentant en chef : Li Weihan (signature et cachet)

Le représentant : Zhang Jingwu (signature et cachet)

Le représentant : Zhang Guohua (signature et cachet)

Le représentant : Sun Zhiyuan (signature et cachet)

Les représentants plénipotentiaires du gouvernement local du Tibet :

Le représentant en chef : Ngapoi Ngawang Jigme (signature et cachet)

Les représentants : Dzasak Khemey Sonam Wangdi (signature et cachet)

              Khentrung Thupten Tenthar (signature et cachet)

              Kehnchung Thupten Lekmuun (signature et cachet)

              Rimshi Samposey Tensin Thundup(signature et cachet)      

                                   Beijing
                                   Le 23 mais 1951

Annexe 2 : Le message du Dalai Lam adressé au président Mao Zedong

Président Mao du gouvernement populaire central :
    Les cinq représentants plénipotentiaires, envoyés spéciaux du gouvernement local du Tibet dont le Kaloon Ngapoi sont arrivés fin avril à Beijing et ont entamé des négociations avec les représentants plénipotentiaires désignés par le gouvernement populaire central. Les représentants des deux parties ont signé sur la base amicale le 23 mais 1951 l'Accord sur les modalités de la libération pacifique du Tibet. Le gouvernement local du Tibet, le clergé et le laïque tibétains l'approuvent unanimement. Sous la direction du président Mao et du gouvernement populaire central, ils vont aider activement l'Armée populaire de Libération à entrer dans le Tibet, à consolider la défense nationale et à expulser les forces impérialistes du Tibet pour sauvegarder l'unification de la souveraineté de la patrie. Veuillez agréer mes sentiments dévoués.

                      Dalai Lama du gouvernement local du Tibet
                      Le 24 octobre 1951
                      Le 24 août de l'année du Lièvre
                      de fer du calendrier tibétain


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