Conférence de presse du 21 juin 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2021/06/21

CCTV : Selon des informations, une série de réunions de hauts fonctionnaires sur la coopération en Asie de l'Est se tiendront prochainement. Quelles sont les attentes de la Chine pour ces réunions ?

Zhao Lijian : Les 22, 24 et 29 juin, la Réunion de hauts fonctionnaires de l'ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est), de la Chine, du Japon et de la République de Corée, la Réunion de hauts fonctionnaires du Sommet de l'Asie de l'Est et la Réunion de hauts fonctionnaires du Forum régional de l'ASEAN se tiendront successivement sous forme de visioconférence. Elles mettront l'accent sur le progrès de la coopération et l'orientation du développement dans le cadre de ces mécanismes, et permettront d'échanger des points de vue sur les questions internationales et régionales d'intérêt commun, et de préparer la série de réunions des dirigeants et la série de réunions des Ministres des Affaires étrangères sur la coopération en Asie de l'Est qui se tiendront dans la seconde moitié de l'année. Le Ministre assistant des Affaires étrangères Wu Jianghao participera à ces réunions.

Depuis le début de cette année, face à la COVID-19 sévissant dans le monde continuellement, les pays d'Asie de l'Est ont activement approfondi leur coopération dans la lutte contre la COVID-19, déployé des efforts pour promouvoir la reprise de l'économie et élargi sans cesse la coopération pragmatique dans des domaines tels que l'économie numérique et le développement vert, maintenant vigoureusement la dynamique de développement régulier dans la région. Peu avant, la Réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères pour célébrer le 30e anniversaire de l'établissement des relations de dialogue entre la Chine et l'ASEAN s'est tenue avec succès, au cours de laquelle les deux parties sont parvenues à un consensus important sur la montée en gamme des relations entre les deux parties, le renforcement de la coopération dans la lutte antiépidémique et pour le développement, et la promotion de l'intégration économique régionale.

Dans le contexte actuel de l'évolution profonde de la situation internationale et régionale, la Chine entend travailler avec toutes les parties à travers cette série de réunions de hauts fonctionnaires pour accroître le consensus, approfondir la coopération, perfectionner la gouvernance régionale, élever conjointement le niveau de la santé publique, promouvoir le développement durable dans la période post-COVID-19 et maintenir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région.

Reuters : Hier, 2,5 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 fournies par les États-Unis à Taiwan y ont été acheminées. La Chine pense-t-elle qu'il s'agit d'un acte provocateur ? Quels sont ses commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : La partie continentale et Taiwan sont une famille liée par le sang. Nous partageons le sentiment de nos compatriotes de Taiwan face à la grave pandémie et avons toujours clairement dit que nous étions prêts à faire tout notre possible pour les aider à surmonter rapidement les difficultés. Cependant, malgré la bonne volonté de la partie continentale de la Chine et l'aspiration ardente de nos compatriotes de Taiwan à l'utilisation des vaccins produits par la partie continentale, les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) ont tenté par tous les moyens d'entraver l'importation de vaccins de la partie continentale à Taiwan, et ont même prétendu de façon fallacieuse que la partie continentale avait empêché leurs achats de vaccins. Les autorités du PDP ne cessent de se livrer à des machinations politiques dans la coopération antiépidémique pour leurs propres intérêts politiques égoïstes, au mépris de la vie et de la santé des compatriotes de Taiwan et en violation avec l'esprit humanitaire fondamental.

La Chine soutient toujours la coopération antiépidémique et déploie activement des efforts à cette fin. Nous exhortons les États-Unis à ne plus utiliser les aides en matière de vaccins pour faire des machinations politiques et s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine.

Bloomberg : Le Conseiller à la Sécurité nationale du Président américain Jake Sullivan a déclaré que si la Chine n'autorisait pas une véritable enquête sur l'origine du nouveau coronavirus sur son territoire, elle ferait face à un isolement au sein de la communauté internationale. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères ?

Zhao Lijian : La déclaration concernée de la partie américaine constitue un chantage et une menace flagrants, et la Chine exprime son vif mécontentement, son opposition résolue et son rejet absolu là-dessus. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la Chine partage toujours sans réserve avec les autres pays ses expériences en matière de prévention, de contrôle, de diagnostic et de traitement en adoptant toujours une attitude ouverte et transparente. La partie chinoise a reçu à deux reprises les experts de l'OMS en Chine et publié un rapport d'étude conjointe sur le traçage de l'origine du virus conclu par l'équipe d'experts de l'OMS, apportant une contribution agissante au traçage de l'origine du virus à l'échelle mondiale. Il n'y a aucun fondement d'accuser la Chine d'avoir dit « non » aux enquêtes de traçage de l'origine du virus, et il est encore plus alarmiste de dire que la Chine risque d'être isolée au sein de la communauté internationale.

Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique qui doit être mené en coopération par les scientifiques du monde entier au lieu d'être politisé arbitrairement. Tel est un consensus de la plus grande majorité des pays de la communauté internationale. Les États-Unis s'obstinent à préconiser la soi-disant « enquête internationale » par le biais de manipulation politique, ont mobilisé les agents de renseignements pour remplacer les scientifiques dans les évaluations concernées, et introduit la prétendue « logique du pouvoir » en matière de traçage de l'origine du virus. C'est plutôt ce genre d'agissements qui placent les États-Unis à l'opposé de la grande majorité de la communauté internationale et qui les mettent véritablement dans un isolement au sein de la communauté internationale.

La partie américaine a calomnié et attaqué à maintes reprises la Chine, son objectif n'est rien d'autre que de contenir le développement de la Chine, et de rejeter les responsabilités sur autrui pour couvrir son inefficacité dans la lutte contre la COVID-19. Si les États-Unis se soucient vraiment de la vérité, ils doivent répondre sans délai aux trois questions suivantes :

Premièrement, qui doit en fait être tenu pour responsable de la lutte inefficace des États-Unis contre le virus ? Jusqu'à ce jour, les nombres de cas d'infection et de décès dus au nouveau coronavirus aux États-Unis dépassent respectivement 33,54 millions et 600 000. En tant que pays doté des ressources et des technologies médicales les plus avancées du monde, ce à quoi les États-Unis doivent réfléchir, c'est comment honorer la mémoire de chaque Américain décédé de la COVID-19, comment poursuivre les fonctionnaires américains qui n'ont pas été à la hauteur de leurs responsabilités dans la lutte contre la COVID-19 et comment éviter la reproduction de telles tragédies.

Deuxièmement, le nouveau coronavirus se propageait-il sur le territoire des États-Unis il y a longtemps ? Auparavant, selon une analyse publiée par l'Institut national de la Santé (NIH) américain sur plus de 24 000 échantillons sanguins prélevés parmi la population américaine au cours des trois premiers mois de 2020, le nouveau coronavirus est apparu aux États-Unis dès décembre 2019, soit plusieurs semaines avant les premiers cas signalés officiellement. En décembre 2020, un rapport du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) et de la Société des maladies infectieuses des États-Unis révèle qu'entre le 13 et le 16 décembre 2019, des anticorps au nouveau coronavirus ont été détectés dans au moins 39 échantillons de sang provenant des États de Californie, de l'Oregon et de Washington. En ce qui concerne ces premiers cas apparus dans son pays, l'administration américaine doit mener une enquête méticuleuse et transparente.

Troisièmement, que se passe-t-il réellement dans la base biologique de Fort Detrick ? Fort Detrick, ayant pris l'héritage diabolique de « l'unité 731 » de l'armée d'agression japonaise, comprend dans son champ d'études certaines bactéries qui ont été identifiées comme étant une « grave menace pesant sur la santé publique, de la faune et de la flore ». En juin 2019, Fort Detrick a été sommé de suspendre ses travaux de recherche à cause du non-respect des procédures et de l'existence des problèmes de défaillances mécaniques et de fuites lors d'une inspection. Alors qu'à peu près au même moment, des maladies respiratoires inexpliquées ont commencé à apparaître dans le nord de la Virginie, et une épidémie massive de la « maladie pulmonaire liée au vapotage » (EVALI) s'est produite dans le Wisconsin. Jusqu'à présent, l'administration américaine reste toujours réticente face aux questions ci-dessus sans jamais y donner une explication claire. Compte tenu de la « théorie du gatekeeping » utilisée habituellement par l'administration américaine, de sa pratique de détruire les preuves essentielles et de contrôler et de manipuler la diffusion d'information dans des incidents tels que le massacre de Tulsa, ainsi que d'une série d'agissements habituels des services de renseignements américains marqués par le mensonge, la tromperie et le vol, comment peut-on être convaincu par ce que la partie américaine a fait ? Comment peut-elle assurer sa propre transparence ? Pourquoi n'a-t-elle pas fourni un accès nécessaire aux experts internationaux pour connaître les informations y relatives ?

Agence de presse Xinhua : Lors de la 109e session de la Conférence internationale du travail (CIT), les États-Unis ont déclaré qu'ils tiendraient tous les auteurs de travail forcé et de travail des enfants pour responsables de leurs actes. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne les questions liées aux droits des travailleurs, examinons le bilan des États-Unis en la matière.

Au cours des cinq dernières années, des cas de travail forcé et de traite des êtres humains ont été signalés dans tous les 50 États et à Washington D.C. des États-Unis. Chaque année, jusqu'à 100 000 personnes sont victimes de la traite aux États-Unis pour le travail forcé, dont la moitié sont vendues dans des ateliers de misère ou réduites à l'esclavage dans des ménages. Selon les statistiques de certaines institutions académiques américaines, au moins 500 000 personnes aux États-Unis ont été soumises à l'esclavage moderne et au travail forcé. Même le Département américain de la Sécurité intérieure a reconnu que le travail forcé était largement présent dans le pays. Les victimes sont à la foi des citoyens américains et des citoyens étrangers de presque toutes les régions du monde, et comprennent même des groupes vulnérables tels que les femmes, les enfants et les personnes handicapées.

En termes de droits de l'enfant face au travail, les États-Unis sont le seul pays au monde à ne pas avoir ratifié la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE). Selon les statistiques de certaines associations industrielles américaines, il y a environ 500 000 enfants travaillant dans l'agriculture aux États-Unis, de nombreux d'entre eux commencent à travailler à l'âge de 8 ans, avec un travail hebdomadaire jusqu'à 72 heures. Il n'est pas rare de voir des enfants travailler plus de 10 heures par jour. Les travailleurs mineurs sont trois fois plus sensibles aux effets cancérigènes des pesticides que les adultes. Aux États-Unis, la moitié des décès d'enfants au travail ont eu lieu dans l'agriculture. Entre 2003 et 2016, 237 enfants sont morts dans des accidents de travail liés à l'exploitation agricole, soit quatre fois plus élevé que le nombre de décès de tout autre secteur.

Au fil des années, la Commission d'experts pour l'application des conventions et recommandations (CEACR) de l'Organisation internationale du Travail (OIT) n'a cessé de faire entendre sa voix sur le problème du travail des enfants aux États-Unis et a maintes fois exprimé ses préoccupations sur le nombre élevé d'accidents graves du travail chez les enfants travailleurs dans des fermes aux États-Unis. Elle a exhorté l'administration américaine à élaborer des mesures pour renforcer la surveillance sur le travail des enfants dans l'agriculture et à fournir des statistiques détaillées en la matière, en particulier le nombre de cas d'accidents du travail ainsi que les informations concernant les enquêtes et le traitement des cas d'utilisation illégale d'employés mineurs.

Les États-Unis n'ont ratifié que deux des huit conventions fondamentales de l'OIT. Les syndicats internationaux concernés estiment qu'il existe une violation systématique des droits des travailleurs aux États-Unis, qui affichent les pires résultats parmi les principaux pays développés.

Ce que les États-Unis doivent faire maintenant, c'est de mettre de côté leur sentiment de supériorité morale et de cesser de pratiquer le « deux poids deux mesures » sur les questions du travail. Ils doivent tout d'abord réfléchir de manière réaliste à leurs propres violations graves des droits du travail et en assumer leurs responsabilités.

Bloomberg : Une cour d'appel américaine a jugé que les entreprises américaines ne devraient pas utiliser les fonds fédéraux pour acheter des équipements 5G de Huawei, parce que l'entreprise a été définie par la Commission fédérale des communications (FCC) des États-Unis comme une menace pour la sécurité nationale. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Zhao Lijian : Depuis quelque temps, les États-Unis n'ont cessé de dénigrer et de déshonorer Huawei, sans jusqu'à aujourd'hui la moindre preuve pour justifier que ses produits constituent une menace sécuritaire pour les États-Unis et d'autres pays. L'administration américaine a abusé du concept de la sécurité nationale et du pouvoir d'État et recouru à tous les moyens pour réprimer les entreprises chinoises de hautes technologies et forcer d'autres pays à exclure Huawei en vue de maintenir le monopole et l'hégémonie des États-Unis dans le domaine technologique. Il s'agit d'un déni du principe de l'économie de marché dont la partie américaine se targue depuis toujours et cela a révélé l'hypocrisie des États-Unis en matière de prétendue concurrence loyale. Ces agissements sont indignes.

La partie chinoise soutient les entreprises concernées dans leurs efforts pour défendre leurs droits et intérêts légitimes conformément à la loi. Nous exhortons une fois de plus la partie américaine à cesser d'abuser du concept de la sécurité nationale, de noircir et de critiquer délibérément la Chine et de réprimer de façon injustifiée les entreprises spécifiques chinoises, et à créer un environnement équitable, juste et non discriminatoire aux entreprises chinoises dans leur développement normal aux États-Unis. Les agissements erronés de la partie américaine nuiront inévitablement aux intérêts des entreprises américaines et à ceux des États-Unis eux-mêmes.

Bloomberg : Vendredi dernier, le Ministre australien du Commerce a annoncé qu'il ferait appel à l'OMC en ce qui concerne la taxe antidumping que la Chine avait imposée sur le vin australien. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères en la matière ?

Zhao Lijian : La Chine a exposé sa position à plusieurs reprises sur les questions concernées. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes chinoises pour les détails. Je tiens à souligner que la Chine respecte les règles de l'OMC et agit en conformité avec celles-ci.

Quotidien du Peuple : Selon des reportages, une députée inuite sortante du Parlement canadien a récemment dit que le Canada avait été bâti sur l'oppression des peuples autochtones et que son histoire était couverte de sang des populations autochtones. Selon elle, le Parlement canadien, d'une part, prononce de belles phrases comme la réconciliation avec les Autochtones, et la diversité et l'inclusion des Autochtones, mais d'autre part, refuse d'inclure les dépenses de la protection des droits de l'homme fondamentaux des populations autochtones dans son budget. Le système colonial canadien n'est pas fini mais a été rebaptisé. Le gouvernement canadien doit être tenu pour responsable face aux actes coloniaux qui se poursuivent. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Depuis longtemps, le Canada se pose en « donneur de leçon en matière de droits de l'homme ». Selon des sources, il prendra l'initiative de prononcer une soi-disant déclaration sur les questions des droits de l'homme lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, tentant de continuer de dénigrer et d'attaquer la Chine. Ce qui est très ironique, c'est que le Canada est lui-même un exemple typique des pays ayant un triste bilan en matière de droits de l'homme. Ceux-ci n'ont point de légitimité pour critiquer à tort la situation des droits de l'homme d'autres pays, ou leur donner des leçons.

Nous savons tous l'histoire sombre des pensionnats autochtones du Canada. Mais le préjudice porté par le gouvernement canadien aux droits des Autochtones va bien au-delà. En 1876, le Canada a promulgué la « Loi sur les Indiens », selon laquelle les Indiens ont été confinés dans plus de 2 200 « réserves » infertiles, petites, isolées et aux mauvaises conditions de vie. De nombreuses « réserves » n'ont toujours pas accès à l'eau potable sûre aujourd'hui, et certaines sont voire confrontées à la menace d'inondations et au dégât causé par des déchets toxiques. En 2014, un enquêteur spécial des Nations Unies a signalé que les conditions socio-économiques des Autochtones canadiens étaient « pénibles ». En 2018, le Comité des Nations Unies contre la torture a adopté les observations conclusives dans le septième rapport périodique du Canada, exprimant sa préoccupation au sujet de la stérilisation extensive forcée ou contrainte de femmes et de filles autochtones au Canada. La députée inuite dont vous avez parlé a également noté que le système de pensionnats s'était maintenant transformé en système de famille d'accueil et que le « génocide » des Autochtones avait été remplacé par leur suicide à grande envergure. Ses accusations sont déchirantes.

La vie des Autochtones compte. Le Canada doit réfléchir profondément à ces comportements inhumains et se garder de s'attendre à ce que le problème soit réglé par de simples excuses et de beaux mots prononcés. Le Canada, qui prétend être un « modèle des droits de l'homme » et parle à tout propos des droits de l'homme, garde pourtant le silence et ferme les yeux sur ses nombreux crimes et méfaits en la matière dont il ne peut se débarrasser. Cet acte d'hypocrisie et de « deux poids deux mesures » est dégradant. Le Canada doit cesser de se tromper soi-même et de tromper autrui, faire face à ses graves problèmes liés aux droits de l'homme et s'expliquer devant l'histoire et le monde entier.

Shenzhen TV : Dans son reportage récent sur la modernisation de la base navale de Lombrum de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la société de radiodiffusion australienne Australian Broadcasting Corporation (ABC) a cité le Général de division Gilbert Toropo, Commandant de la Force de défense de Papouasie-Nouvelle-Guinée, disant que la présence croissante de la Chine dans la région des pays insulaires du Pacifique constituait un défi pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée, et que celle-ci n'avait pas de force de sécurité puissante et était vulnérable devant la présence de la Chine. Quels sont les commentaires de la Chine à cet égard ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué le reportage concerné. Nous avons également noté que le Premier Ministre de la Papouasie-Nouvelle-Guinée James Marape et le Général de division Gilbert Toropo avaient fait des clarifications publiques dans des médias de courant principal du pays, soulignant que la Chine était un partenaire important de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Selon eux, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Chine partagent des valeurs communes sur la base de l'amitié et de la compréhension mutuelle et la Papouasie-Nouvelle-Guinée continuera de développer ses relations amicales avec la Chine sur la base du principe d'une seule Chine.

Ce n'est pas la première fois que le média australien concerné fait du tapage sur la soi-disant « théorie de la menace chinoise » avec l'aide des machinations comme la citation hors contexte, la déformation du sens et l'interprétation erronée. Je ne sais pas si ce serait la dernière fois. Poussé par des motifs politiques inavoués, le média concerné aime créer des polémiques à partir de rien, afin d'inciter un sentiment antichinois et de semer des désaccords. Cette manœuvre maladroite manque d'esprit professionnel et de déontologie. La Chine et la Papouasie-Nouvelle-Guinée entretiennent une profonde amitié traditionnelle et leur partenariat stratégique global connaît un bon développement. Toute tentative d'attaquer, de discréditer ou de saper les relations entre la Chine et la Papouasie-Nouvelle-Guinée est vaine.

Bloomberg : La partie taiwanaise a annoncé le rappel de sept représentants à Hong Kong, à cause des conditions politiques déraisonnables imposées par la Région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong au personnel du Bureau de Taiwan à Hong Kong. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères à cet égard ?

Zhao Lijian : Ce n'est pas une question diplomatique. Veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes.

Beijing Youth Daily : Ces derniers jours, un jeune Ouïgour de la Chine Nuradli Wublikas a publié une lettre d'initiative sur les réseaux sociaux, réfutant le mensonge sur le « travail forcé au Xinjiang », médiatisé par des forces occidentales antichinoises telles que l'Institut australien de stratégie politique (ASPI). M. Wublikas a dit lors d'une interview que des centaines de compatriotes ouïgours avaient répondu à cette initiative et y avaient exprimé leur soutien et qu'il déposerait à l'avenir une plainte contre l'ASPI pour violations de ses droits. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Zhao Lijian : J'ai pris note des reportages concernés. La population ouïgoure, dont fait partie Nuradli Wublikas, a le droit de prendre les armes de la loi pour lutter contre toutes sortes de mensonges liés au Xinjiang et défendre leurs droits et intérêts conformément à la loi.

The Paper : Selon des reportages, la nouvelle élection présidentielle iranienne s'est tenue le 18 juin. D'après le résultat du décompte final des voix, Ebrahim Raisi a remporté l'élection. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine félicite M. Raisi pour son élection en tant que nouveau Président de l'Iran. La Chine et l'Iran sont des partenaires stratégiques globaux. La partie chinoise attache une grande importance au développement des relations sino-iraniennes, et entend travailler main dans la main avec l'Iran et saisir l'opportunité offerte par le 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays pour porter les relations sino-iraniennes à un nouveau niveau.

China News Service : Le 18 juin, António Guterres a été réélu Secrétaire général des Nations Unies. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Zhao Lijian : En tant qu'organisation intergouvernementale internationale la plus universelle, la plus représentative et dotée de la plus haute autorité, l'ONU a apporté une contribution importante à la promotion de la paix et du développement dans le monde et joué un rôle important dans les affaires internationales au cours des plus de 70 années écoulées. La Chine espère que le Secrétaire général António Guterres continuera de remplir ses fonctions énoncées dans la Charte des Nations Unies dans une position objective et juste, préservera fermement le multilatéralisme et contribuera encore davantage à la paix mondiale et au développement commun.

 Recommander à    Imprimer

L'adresse: 2 Chao Yang Men Nan Da Jie,Arrondissement Chao Yang, Pékin Code Postal 100701 Numéro de Téléphone:86-10-65961114