Conférence de presse du 2 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin

2021/07/02

Le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi participera le 3 juillet à la cérémonie d'ouverture du 9e Forum mondial pour la paix et y prononcera un discours. Le forum se tiendra les 3 et 4 juillet à l'Université Tsinghua.

CCTV : Selon des sources, la Grenade et le Kirghizistan ont cosigné une déclaration conjointe pour soutenir la Chine lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Quels sont les commentaires de la Chine ?

Wang Wenbin : Le 22 juin, lors de la 47e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, le Bélarus a fait une déclaration conjointe au nom de 65 pays, soulignant que les affaires de Hong Kong, du Xinjiang et du Tibet relevaient des affaires intérieures de la Chine et s'opposant à l'accusation déraisonnable contre la Chine motivée politiquement et basée sur de fausses informations et à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de droits de l'homme. Dès lors, un nombre croissant de pays ont exprimé leur soutien à la position légitime de la Chine au Conseil des droits de l'homme.

Récemment, la Grenade et le Kirghizistan ont cosigné cette déclaration conjointe, la partie chinoise l'apprécie et s'en félicite. Jusqu'à présent, 67 pays ont cosigné cette déclaration conjointe et plus de 20 pays ont soutenu la position de la Chine et y ont fait écho sous forme de discours par pays et de lettre cosignée. Plus de 90 pays se sont prononcés en faveur de la justice au sein du Conseil des droits de l'homme, ce qui représente non seulement un soutien à la Chine, mais aussi des efforts pour préserver les normes fondamentales régissant les relations internationales ainsi que l'équité et la justice internationales.

Comme le dit un proverbe chinois, « une cause juste jouit de beaucoup de soutien alors qu'une cause injuste en jouit peu. » Les tentatives d'une poignée de pays occidentaux visant à s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et à réprimer et à contenir la Chine sous prétexte de droits de l'homme sont vouées à l'échec, et font ou continueront de faire l'objet d'une opposition ferme de la communauté internationale. Nous recommandons à ces pays de cesser de jouer leurs sales tours consistant à s'immiscer dans les affaires intérieures d'autrui, de retirer leur masque hypocrite de « donneur de leçon en matière de droits de l'homme », de réfléchir profondément à leurs propres graves problèmes en termes de droits de l'homme, de prendre des mesures efficaces pour les régler, de respecter scrupuleusement les buts et principes de la Charte des Nations Unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales, et de contribuer réellement au développement sain de la cause mondiale des droits de l'homme.

Beijing Daily : La communauté autochtone de « Lower Kootenay » au Canada a confirmé le 30 juin qu'elle avait découvert les restes de 182 personnes dans des tombes non marquées près du site d'un ancien pensionnat pour enfants autochtones, situé dans le sud de la province de la Colombie-Britannique. Selon des reportages, environ 100 enfants autochtones de cette communauté ont été forcés de se rendre à ce pensionnat, et leurs parents ont déposé des plaintes pendant longtemps que les enfants y étaient soumis à des abus cruels, et parfois même mortels. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Il s'agit de la troisième fois depuis mai dernier que nous apprenons des nouvelles de la découverte de tombes anonymes et de restes sur des sites d'anciens pensionnats pour enfants autochtones au Canada, ce qui est choquant et déchirant. Nous avons également remarqué que le Chef national de l'Assemblée des Premières Nations, organisation autochtone du Canada, Perry Bellegarde, a indiqué que la dernière découverte confirmait davantage l'existence de fosses communes d'enfants autochtones dans les pensionnats autochtones du Canada, qui n'ont délibérément pas marqué l'identité des morts. Il a ajouté que les survivants en avaient parlé à maintes reprises auparavant mais personne n'en avait tenu compte, et que le Canada devrait lancer une enquête sur les 139 sites des anciens pensionnats à travers le pays.

Les crimes historiques pèsent lourd dans nos mémoires, et dans la réalité, l'injustice et la discrimination subies par les autochtones du Canada se poursuivent. Dans un article publié la semaine dernière dans The Globe and Mail du Canada, le docteur autochtone James Makokis a fait remarquer que les patients autochtones souffraient d'une longue histoire de négligence et de discrimination raciale dans le système de santé canadien, ce qui avait entraîné davantage de problèmes de santé et de décès évitables. Ce modèle d'abus est conforme à la longue histoire canadienne en matière d'oppression systémique des peuples autochtones.

Pendant longtemps, la partie canadienne a dissimulé et contourné la vérité et les faits que les populations autochtones du pays ont subi la persécution, tout en faisant des remarques irresponsables sur autrui. Nous exhortons le Canada à « se regarder bien dans le miroir » et à redoubler d'efforts pour enquêter en profondeur sur la vérité sur les problèmes d'abus et de discrimination à l'encontre des autochtones, poursuivre les responsables et fournir des compensations, afin de réparer complètement l'injustice de l'oppression à l'encontre des autochtones.

Bloomberg : Le Département d'État américain a publié un rapport sur le trafic d'êtres humains selon lequel le gouvernement chinois avait largement mis en œuvre la politique de « travail forcé » au Xinjiang et dans d'autres régions du pays. Quels sont vos commentaires à ce rapport ?

Wang Wenbin : Nous nous opposons fermement aux accusations sans fondement contre la Chine que la partie américaine a lancées en se basant sur des mensonges et des rumeurs. Cela ne fait qu'exposer l'intention sinistre des États-Unis d'attaquer et de salir la Chine et d'interférer dans les affaires intérieures chinoises sous prétexte de droits de l'homme.

Les États-Unis ne sont pas qualifiés pour brandir le bâton des droits de l'homme partout dans le monde entier. Ce qu'ils doivent faire, c'est de réfléchir à leurs propres crimes contre les droits de l'homme tels que le génocide, la discrimination raciale et le travail forcé et de les corriger. Le génocide commis par les États-Unis contre les Amérindiens est un fait et une tâche connus de tous. Même aujourd'hui, les Amérindiens restent une « communauté invisible » et une « race en voie de disparition ». Selon des reportages des médias américains, l'espace de vie des Amérindiens est gravement opprimé et ils vivent dans de mauvaises conditions. Les plus de 300 réserves indiennes aux États-Unis sont principalement situées dans la région stérile du Centre et de l'Ouest, et la plupart des gens y mènent une vie déconnectée de la civilisation moderne. À cause de l'exploitation minière pour développer et enrichir l'arsenal nucléaire américain, environ un quart de femmes et certains nouveau-nés navajos ont des substances radioactives de concentration élevée dans leurs corps. Le nombre des Amérindiens qui vivent sous le seuil de la pauvreté est plus de deux fois supérieur à celui des Blancs. Au cours de la pandémie de COVID-19, les taux d'infection et de mortalité des Amérindiens étaient nettement supérieurs aux moyennes nationales. Le taux d'infection de la communauté des Navajos a pendant un certain temps dépassé celui de l'État de New York, se classant au premier rang aux États-Unis. Un rapport publié par le Service de santé indien montre que les Amérindiens ont une espérance de vie de 5,5 ans de moins que la moyenne américaine. En outre, les Amérindiens sont sérieusement privés de leurs droits civils et politiques. Plus tôt cette année, la Secrétaire d'État américaine à l'Intérieur Deb Haaland a reconnu, lors de son audience de confirmation de sa nomination, que le Département de l'Intérieur avait été utilisé comme outil d'oppression contre les tribus autochtones dans le passé. Selon de récents reportages des médias américains, près de 100 000 personnes sont victimes du trafic d'êtres humains en provenance de l'étranger vers les États-Unis pour le travail forcé chaque année, dont moins de 1 000 finissent par être sauvés.

Les cris des Américains comme George Floyd retentissent encore à nos oreilles. Cet incident tragique ne reflète que la pointe de l'iceberg du racisme et des violations systémiques des droits de l'homme aux États-Unis. Les minorités ethniques, les peuples autochtones, les réfugiés et les migrants y sont menacés depuis longtemps par des paroles et actes discriminatoires et xénophobes. Les maux de la « suprématie blanche » y sont loin d'être guéris. Les États-Unis peuvent-ils examiner et corriger sérieusement leurs propres antécédents de violations de droits de l'homme ? La communauté internationale est impatiente de le savoir.

AFP : Premièrement, les procureurs français ouvrent une enquête sur l'utilisation du coton issu du « travail forcé » au Xinjiang par quatre entreprises de mode dont le groupe espagnol Inditex et la société japonaise Uniqlo. Quels sont vos commentaires là-dessus ? Deuxièmement, pourquoi la Chine a-t-elle décidé d'adhérer à un accord sur un impôt minimum mondial sur les sociétés conclu à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ?

Wang Wenbin : Sur la première question, comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, le soi-disant « travail forcé » au Xinjiang est un mensonge concocté par un très petit nombre d'éléments antichinois d'une minorité faible de pays dont les États-Unis, dont l'objectif est de perturber le Xinjiang et de contenir la Chine. Nous nous opposons fermement à toute ingérence de forces extérieures dans les affaires intérieures de la Chine sous prétexte de questions liées au Xinjiang et espérons que les parties concernées ne se laisseront pas aveugler par le prétendu « travail forcé ».

Ironiquement, le pays où le travail forcé existe réellement et largement n'est autre que les États-Unis. Une organisation syndicale internationale concernée a identifié les États-Unis comme ayant un problème de violation systémique des droits des travailleurs avec les pires résultats enregistrés en la matière parmi les principaux pays développés. Les victimes du travail forcé aux États-Unis sont à la fois leurs propres citoyens et des citoyens étrangers provenant de presque toutes les régions du monde, même des groupes vulnérables tels que les femmes, les enfants et les personnes handicapées. Chaque année, jusqu'à 100 000 personnes sont victimes de la traite des êtres humains depuis l'étranger aux États-Unis pour le travail forcé et la moitié d'entre elles sont vendues dans des « usines misères » ou sont réduites en esclaves domestiques.

La chose la plus nécessaire que les États-Unis doivent faire, c'est de réfléchir à leurs graves problèmes de droits de l'homme d'une manière objective. La tentative visant à attaquer et à calomnier d'autres pays sous le couvert de « travail forcé », quel que soit son emballage, son essence de mensonges et de rumeurs ne sera pas dissimulée, et elle est vouée à l'échec. Je voudrais également vous dire que le fait de se creuser la tête pour attaquer et diffamer le coton du Xinjiang a au contraire permis à celui-ci, blanc et de qualité, d'être connu de plus de consommateurs et d'être encore plus demandé, et de devenir ainsi une carte de visite importante pour les produits agricoles du Xinjiang.

En ce qui concerne la deuxième question, la partie chinoise soutient les efforts visant à trouver une solution consensuelle sur la coopération fiscale mondiale qui soit globale et plus inclusive, et est prête à travailler ensemble avec toutes les parties pour préserver le multilatéralisme et insuffler un nouvel élan à la reprise économique mondiale. Nous espérons que les négociations concernées tiendront pleinement compte des intérêts des pays en développement, respecteront le principe du consensus négocié et répondront de façon appropriée aux préoccupations de toutes les parties avec une attitude pragmatique et constructive.

CCTV : Selon des reportages, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a récemment envoyé un message aux experts de la République de Corée pour les inviter à participer au groupe de travail technique sur le traitement de l'eau contaminée du Japon établi par l'AIEA. Selon des informations, le groupe de travail technique comprend également des experts chinois. La partie chinoise pourrait-elle confirmer cela et en présenter des détails ?

Wang Wenbin : Grâce aux multiples appels de parties prenantes telles que la Chine et la République de Corée, l'AIEA se prépare activement à établir un groupe de travail technique sur le traitement de l'eau contaminée issue de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima du Japon. Il y a quelques jours, le Directeur général de l'AIEA Rafael Grossi a envoyé une lettre pour inviter des experts chinois à participer au groupe de travail. La Chine va soutenir pleinement les travaux de suivi du groupe de travail technique. Nous espérons que l'AIEA prêtera une oreille attentive aux remarques des parties prenantes et veillera à ce que le groupe de travail puisse jouer le rôle qui lui revient pour réaliser l'évaluation technique et la supervision du traitement de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima avant, pendant et après son exécution.

Le traitement de l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima revêt une grande importance et n'est pas une affaire privée du Japon. La Chine exhorte fortement le Japon à apporter toute la coopération nécessaire pour garantir que le groupe de travail technique de l'AIEA puisse engager ses travaux sans entrave. Avant de parvenir à un consensus avec diverses parties prenantes, y compris les pays voisins, et les institutions internationales compétentes, le Japon ne doit pas démarrer arbitrairement le rejet de l'eau contaminée dans la mer.

Bloomberg : Concernant l'accord de l'OCDE sur l'impôt minimum mondial sur les sociétés, pourriez-vous présenter l'évaluation globale de l'accord par la Chine ? Quelles exonérations la Chine a-t-elle obtenues lorsqu'elle a accepté ce plan fiscal ? Quel est l'impact du nouveau taux sur la Chine et les entreprises multinationales ?

Wang Wenbin : Je viens d'énoncer la position de principe de la Chine. Pour des questions spécifiques, veuillez vous renseigner auprès des autorités compétentes.

South China Morning Post : Pourriez-vous confirmer si la Chine soutient clairement la proposition de l'impôt minimum de 15% du G7 ?

Wang Wenbin : J'ai déjà exposé la position de la Chine en la matière.

RCI : La Chine considère toujours les vaccins comme un bien public mondial. Elle a fourni des aides en vaccins et en a exporté vers de nombreux pays, et a mené une recherche et développement (R&D) conjointe et une production coopérative avec des pays en développement. Pourriez-vous présenter davantage le rôle des vaccins chinois dans la lutte mondiale contre la COVID-19 ?

Wang Wenbin : Depuis le début de la pandémie de COVID-19, la Chine a fermement défendu la première caractéristique des vaccins, celle de bien public mondial. Malgré une demande nationale gigantesque et un approvisionnement très limitée dans le pays, la Chine a fait de son mieux pour fournir plus de 480 millions de doses de vaccins à la communauté internationale, devenant le pays fournissant le plus de vaccins à l'extérieur. Les vaccins chinois sont désormais accessibles dans tous les cinq continents du monde. La Chine a offert des vaccins à près de 100 pays, et a annoncé qu'elle fournirait dans la première étape 10 millions de doses de vaccins à la facilité COVAX.

Premiers vaccins obtenus par nombre de pays en développement, les vaccins chinois ont été décrits par ceux-ci comme « une pluie soulageant la sècheresse ». Le Président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a dit que les vaccins chinois avaient apporté de l'espoir à la lutte acharnée du pays contre la COVID-19. Le Président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a qualifié les vaccins donnés par la Chine de « lumière au bout du tunnel ». Le Président chilien Sebastián Piñera a dit que les vaccins chinois étaient sûrs et efficaces et que grâce à la vaccination, le pays s'efforçait de faire baisser le taux d'infection ainsi que le nombre de cas hospitalisés et de morts. Le Premier Ministre d'Antigua-et-Barbuda Gaston Browne a souligné que les vaccins chinois s'étaient avérés efficaces et sûrs et apporteraient une contribution agissante à la réalisation rapide d'une immunisation collective dans son pays.

La Chine a en outre mené une R&D conjointe et une production coopérative avec de nombreux pays en développement, et soutenu les entreprises concernées à engager une coopération avec les parties étrangères dans les essais cliniques de phase III.

Les vaccins chinois ont une bonne réputation dans la communauté internationale et sa sûreté et son efficacité sont largement reconnues. Plus de 100 pays ont homologué l'utilisation de vaccins chinois jusqu'à présent. L'OMS a déjà inscrit les vaccins de Sinopharm et de Sinovac sur sa liste d'utilisation d'urgence, et plus de 30 dirigeants étrangers ont pris l'initiative de se faire injecter des vaccins chinois.

La Chine continuera de contribuer, dans la mesure de ses capacités, à l'accessibilité et à l'abordabilité des vaccins dans les pays en développement. Nous espérons également que tous les pays ayant la capacité pourront agir sans tarder et honorer le plus tôt possible leurs engagements pour apporter leur part de contribution à la distribution et l'utilisation équitables des vaccins dans le monde et à la coopération mondiale contre la pandémie.

Bloomberg : Le projet de pont Binondo-Intramuros à Manille aux Philippines, soutenu par la Chine, devrait être achevé avant la fin de l'année. Il sera le premier projet d'infrastructure à être achevé parmi les 14 projets d'aide chinoise aux Philippines. Certains hommes politiques philippins ont critiqué la lenteur de la mise en œuvre de ces projets. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La Chine et les Philippines travaillent toujours activement à promouvoir leur coopération sur la base du respect mutuel et des avantages réciproques. Les projets chinois concernés ont apporté une contribution positive au développement économique et social des Philippines.

The Paper : Helga Zepp-LaRouche, Présidente de l'Institut Schiller, think tank américain, a récemment déclaré que des calomnies malveillantes telles que le « nouveau coronavirus fabriqué par la Chine » étaient une vieille ruse de l'Occident pour réprimer la Chine, ajoutant que le traçage de l'origine du virus devrait être mené à l'échelle mondiale en même temps, et non seulement en Chine. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Comme nous l'avons souligné à plusieurs reprises, le traçage de l'origine du virus est une question scientifique qui ne doit pas être politisée. De nombreux scientifiques de la communauté internationale ayant une position scientifique, rationnelle et objective y ont exprimé leur soutien. En plus de Mme LaRouche que vous avez mentionnée, de nombreux experts ont également fait des déclarations claires à ce sujet.

Dominic Dwyer, membre de l'équipe d'experts de l'OMS et immunologiste et expert australien en maladies infectieuses, a affirmé que qu'il n'y avait aucune preuve pour soutenir la théorie de la « fuite de laboratoire ». Indiquant qu'une telle théorie répond au discours politique de certains pays, et est même soutenue par des gouvernements de quelques pays, il a souligné que la propagation de cette théorie serait issue d'une manœuvre délibérée. Le traçage de l'origine du virus est un travail complexe, et rien ne prouve que la partie chinoise ait dissimulé des informations essentielles. Tous les pays doivent cesser de se battre et commencer à coopérer les uns avec les autres. Il est également important de mener des études dans d'autres régions du monde pour trouver l'origine du virus.

Le Conseil suédois pour la recherche a récemment organisé un séminaire sur la manière d'identifier les fausses informations et les théories du complot concernant le nouveau coronavirus. Lors de cet événement, le professeur Andreas Önnerfors à l'Université d'Uppsala a dit que les propos tels que les soi-disant « virus chinois » et « nouveau coronavirus provenant d'un laboratoire » étaient tous des théories du complot. En diffusant de telles théories, certaines personnes construisent une logique narrative visant à rendre la Chine responsable de l'origine et de la propagation du virus. Les actes concernés déforment les connaissances scientifiques, attisent la discrimination raciale, exacerbent la division dans le monde et constituent une menace pour la démocratie à de multiples niveaux.

Danielle Anderson, virologue d'origine australienne qui avait travaillé à l'Institut de Virologie de Wuhan, a déclaré que cet institut était un laboratoire ordinaire qui fonctionnait de la même manière que tout autre laboratoire à haut niveau d'isolement. Elle a précisé qu'il y avait des protocoles et des exigences stricts visant à contenir les agents pathogènes étudiés à l'Institut de Virologie de Wuhan. Elle pense que le virus provient très probablement d'une source naturelle, plutôt que d'avoir été créé artificiellement ou d'avoir fait l'objet d'une fuite délibérée. Mme Anderson est d'avis que le traçage de l'origine du virus est nécessaire, mais elle est abasourdie par les dénigrements contre l'Institut de Virologie de Wuhan et les attaques contre des scientifiques faits par des médias hors de la Chine.

Massimo Galli, directeur du département des maladies infectieuses de l'Hôpital Luigi Sacco de Milan en Italie, a récemment indiqué devant la Commission des Affaires sociales de la Chambre des députés de l'Italie que le nouveau coronavirus était « un virus inconnu sans aucun signe de génie génétique à l'intérieur » et que la théorie de la « fuite de laboratoire » n'avait aucun fondement scientifique. M. Galli et trois autres experts italiens croient tous que « la transmission du virus est à 99% un phénomène naturel ».

Nous espérons que toutes les parties respecteront les faits et la science, et s'opposeront ensemble aux manipulations politiques consistant à diffamer et à attaquer d'autres pays sous prétexte de traçage de l'origine du virus, afin de créer un environnement favorable à la coopération en matière de traçage et à la solidarité dans la lutte contre la pandémie à l'échelle mondiale.

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