Conférence de presse du 7 juillet 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin

2021/07/07

China Daily : Récemment, la Journée de la langue chinoise des Nations Unies 2021 à Vienne, organisée par la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies à Vienne, a été inaugurée. Pourriez-vous présenter les informations concernées ?

Wang Wenbin : La Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies à Vienne a organisé la Journée de la langue chinoise des Nations Unies ayant pour thème « Chérir les traditions pour un avenir coloré ». L'événement a vu la participation d'Ambassadeurs et de diplomates chevronnés de 70 pays et organisations internationales, ainsi que de hauts fonctionnaires des organisations internationales à Vienne. Avant cela, la Mission permanente de la Chine auprès des Nations Unies, la Mission permanente de la Chine à Genève et la Mission de la Chine auprès de l'Union africaine (UA) ont respectivement organisé diverses activités pour célébrer la Journée de la langue chinoise des Nations Unies, sous forme de visites guidées de musées, de conférences, de spectacles sur la culture traditionnelle chinoise et de collections à l'étranger des vidéos originales en chinois réalisées par des étrangers.

L'ONU a instauré en 2010 la Journée de la langue chinoise, qui célèbre cette année son 12e anniversaire. La langue chinoise, qui s'écrit en caractères chinois, est une cristallisation de la sagesse de la civilisation chinoise et le bien commun de toute l'humanité. Le chinois figure parmi les six langues officielles de l'ONU et est également la langue utilisée par le plus grand nombre de personnes dans le monde. Depuis longtemps, l'utilisation de la langue chinoise a permis d'assurer la mise en œuvre efficace du travail de l'ONU et de promouvoir les échanges humains et culturels entre la Chine et l'étranger et la compréhension mutuelle entre leurs peuples. Grâce à sa profondeur culturelle et à ses riches connotations culturelles, la langue chinoise attire de plus en plus d'amis étrangers. À la fin de 2020, plus de 180 pays et régions du monde fournissent des cours de la langue chinoise, plus de 70 pays ont intégré le chinois dans leur système éducatif national, plus de 20 millions de personnes apprennent le chinois dans des pays étrangers, et le nombre cumulé de personnes apprenant et utilisant le chinois est près de 200 millions. Les Instituts Confucius, Classes Confucius et autres institutions d'enseignement de la langue chinoise ont également joué un rôle de pont important pour aider les personnes de tous pays à apprendre la langue chinoise et à comprendre la Chine.

La civilisation est splendide de par sa diversité et elle se développe grâce aux apprentissages mutuels. La langue est un support important pour les échanges culturels et les apprentissages mutuels entre les civilisations. Nous sommes ravis de voir le nombre de personnes qui apprennent et utilisent le chinois augmenter dans le monde, et d'entendre de plus en plus de questions posées en chinois par les journalistes étrangers lors des conférences de presse régulières du Ministère des Affaires étrangères. Nous continuerons de fournir les facilités et l'assistance nécessaires aux amis de divers pays pour apprendre le chinois.

Kyodo News : Le 11 juillet marque le 60e anniversaire de la signature du Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle entre la Chine et la République populaire démocratique de Corée (RPDC). Le traité prévoit une prolongation automatique tous les 20 ans. Sera-t-il automatiquement prolongé cette année ? La situation internationale a considérablement changé depuis sa signature, n'est-il pas nécessaire de le réviser ? Vu que le nouvel Ambassadeur de la RPDC en Chine a pris ses fonctions en février dernier, quand la rotation de l'Ambassadeur de Chine en RPDC s'exécutera-t-elle ?

Wang Wenbin : Selon les dispositions du Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle Chine-RPDC, ce traité restera valable jusqu'à ce que les deux parties parviennent à un accord sur l'amendement ou la résiliation.

Concernant les relations Chine-RPDC que vous avez mentionnées, je tiens à vous dire que la signature du Traité d'amitié, de coopération et d'assistance mutuelle entre la Chine et la RPDC a été une décision stratégique prise par les anciens dirigeants des deux pays avec une vision clairvoyante, ainsi qu'un événement majeur dans l'histoire des relations bilatérales. Le traité vise à renforcer la coopération amicale entre la Chine et la RPDC et à maintenir la paix et la stabilité régionales. Au cours des 60 dernières années, guidées par l'esprit du traité, la Chine et la RPDC se sont soutenues mutuellement et ont coopéré étroitement, ce qui a non seulement fortement promu leur cause respective de la construction socialiste, mais a également apporté une importante contribution au maintien de la paix et de la stabilité régionales et même mondiales.

Dans la nouvelle ère et la nouvelle situation, la Chine est disposée à travailler avec la RPDC pour faire rayonner la bonne tradition et ouvrir un nouvel avenir, mettre efficacement en œuvre l'important consensus atteint par les plus hauts dirigeants des deux partis et des deux pays, et promouvoir le développement continu des relations traditionnelles d'amitié et de coopération entre la Chine et la RPDC conformément aux exigences du développement de notre époque et aux souhaits communs des deux peuples, afin de mieux profiter aux deux peuples et d'apporter une nouvelle contribution à la promotion de la paix, de la stabilité, du développement et de la prospérité dans le monde et dans la région.

Dans les relations interétatiques, la rotation d'Ambassadeurs est un arrangement normal. Quant à votre question pour savoir quand aura lieu la rotation de l'Ambassadeur de Chine en RPDC, je n'ai pas d'information précise à vous fournir pour le moment.

Bloomberg : Le Ministre australien des Finances Josh Frydenberg a dit au journal The Age qu'il rejetait des accords d'investissement chinois qu'il aurait approuvés par le passé, car aujourd'hui, selon lui, l'Australie traite avec une Chine différente qui fait preuve d'une certaine dureté inflexible dans son approche. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ?

Wang Wenbin : La Chine n'a jamais rien fait qui porte atteinte à la souveraineté et aux intérêts de l'Australie. Nous conseillons aux personnes concernées de l'Australie d'abandonner leur mentalité de la guerre froide et leurs préjugés idéologiques, de respecter les faits fondamentaux, de traiter la Chine et son développement de façon objective et rationnelle, de cesser de faire du tapage sur la « théorie de la menace chinoise » afin de servir leurs propres intérêts politiques égoïstes, et de mettre fin à leurs propos irresponsables.

CCTV : Selon des reportages, récemment, des hommes politiques et des médias des pays africains ont pris la parole pour réfuter l'allégation selon laquelle « la Chine a créé des pièges de la dette en Afrique ». Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons à plusieurs reprises exposé notre position sur les questions concernées. La Chine a pleinement mis en œuvre l'Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G20 pour les pays les plus pauvres, a activement soutenu les efforts concernés pour que les pays du G20 parviennent à l'important consensus consistant à prolonger l'ISSD jusqu'à la fin de cette année, et a participé à la gestion de la dette multilatérale de manière appropriée au cas par cas. Les institutions financières non officielles concernées de la Chine ont également pris des mesures de suspension du service de la dette en se référant à l'ISSD.

La Chine suit depuis longtemps le principe de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés dans le traitement de questions telles que les prêts et la suspension du service de la dette. Nous traduisons le principe de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » en actions concrètes. Les mesures prises par la Chine ont fortement stimulé le développement économique et social des pays débiteurs et ont efficacement allégé le fardeau de leur dette, ce qui est reconnu et salué par les pays concernés, y compris ceux d'Afrique. Le Président rwandais Paul Kagame a récemment déclaré que la Chine n'avait jamais obligé aucun pays à lui emprunter de l'argent. Les Présidents de pays tels que la Namibie, le Kenya, le Sénégal et le Botswana ont tous ouvertement exprimé leur soutien à la coopération sino-africaine en matière d'investissement et de financement. Le People Daily du Kenya a souligné que les prêts chinois étaient tous utilisés sur des projets spécifiques de coopération pour le développement. Gerald Mbanda, un journaliste chevronné rwandais, a révélé et critiqué, en s'appuyant sur des faits et des données, que les États-Unis et des pays occidentaux avaient inventé des histoires selon lesquelles la Chine crée des pièges de la dette en Afrique. Il a indiqué que cela était totalement poussé par des objectifs politiques et visait à semer la discorde entre l'Afrique et la Chine.

J'ai remarqué qu'il y a quelques jours, sur Quora, une plateforme de questions-réponses bien connue à l'étranger, il y avait un sujet : « Qu'arrivera-t-il aux pays africains lorsqu'ils ne pourront pas rembourser leurs dettes à la Chine ? » À ce sujet, des internautes des pays africains ont fait remarquer que les pays occidentaux, qui ne s'étaient jamais souciés de l'Afrique auparavant, se transformaient soudainement aujourd'hui en « protecteurs des Africains » et rejetaient la faute sur la Chine, et que cela naissait purement de la jalousie. Cette question est devenue un sujet brûlant pendant un certain temps.

Comme l'a souligné le Président Xi Jinping, sur le chemin de la recherche du bonheur par l'homme, aucun pays ni aucune nation ne doit être laissé pour compte. Tous les pays et toutes les nations dans le monde doivent bénéficier des opportunités et du droit égaux au développement. La Chine continuera d'adhérer au principe de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi », de travailler avec les pays africains et la communauté internationale pour mettre en œuvre l'Initiative sur le partenariat pour le développement de l'Afrique, et de déployer des efforts inlassables en faveur du développement et du redressement des pays africains.

Agence de presse Yonhap : Hier, Liu Xiaoming, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la RPDC, et l'Envoyé spécial du Département d'État américain pour la RPDC ont eu un entretien téléphonique, et les deux parties ont communiqué sur la question de la Péninsule coréenne. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères sur cet entretien téléphonique ? Quelle en est la signification ?

Wang Wenbin : Hier, le Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires de la RPDC Liu Xiaoming a eu un entretien téléphonique avec l'Envoyé spécial du Département d'État américain pour la RPDC Sung Kim sur l'invitation de ce dernier. La partie chinoise a expliqué sa position sur la question de la Péninsule coréenne et son point de vue sur le résultat de l'examen de la politique des États-Unis à l'égard de la RPDC, et a souligné que le processus de règlement politique de la question de la Péninsule coréenne devrait être avancé selon l'« approche à double voie » et le principe de procéder par étapes et de manière synchronisée. Les États-Unis doivent tenir en compte et résoudre les préoccupations légitimes et raisonnables de la RPDC, et soutenir la réconciliation et la coopération entre la RPDC et la République de Corée. Les États-Unis ont déclaré qu'ils s'engageraient à résoudre la question de la Péninsule coréenne par des moyens diplomatiques, et espéraient reprendre rapidement le dialogue et les contacts avec la RPDC et améliorer les relations entre la RPDC et la République de Corée.

La Chine a récemment maintenu la communication avec les parties concernées à différents niveaux sur la question de la Péninsule coréenne. Le Représentant spécial Liu Xiaoming a également mené activement des échanges avec toutes les parties depuis sa prise de fonction. La position de la Chine sur la question de la Péninsule coréenne est constante et claire. La question de la Péninsule coréenne est une question devant la porte de la Chine, et la Chine jouera comme toujours un rôle constructif jusqu'à la réalisation d'une paix et d'une stabilité durables sur la Péninsule coréenne.

AFP : Hier, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken a rencontré des Ouïgours qui prétendaient avoir été détenus dans des camps d'internement au Xinjiang. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : Comme la Chine l'a souligné à plusieurs reprises, les questions liées au Xinjiang ne sont pas du tout des questions en matière de groupe ethnique, de religion ou de droits de l'homme, mais de lutte contre le terrorisme, la radicalisation et le séparatisme. Les étiquettes de crimes d'« abus », d'« atrocités » et de « génocide » ne peuvent en aucun cas être collées à la partie chinoise. Les mensonges et les rumeurs de la partie américaine sont depuis longtemps démentis par les faits et la vérité : le Xinjiang est prospère et stable, et ses habitants y vivent et travaillent en paix. Les États-Unis ne réussiront jamais dans leur tentative de perturber le Xinjiang et de contenir le développement de la Chine sous prétexte de droits de l'homme.

RIA Novosti : Selon des médias japonais, le nouveau projet de « stratégie de cybersécurité » du Japon a indiqué pour la première fois des signes de « menaces » éventuelles venant de la Chine et de la Russie. Selon ce projet, des indications montrent que la Chine lance des cyberattaques afin de voler des informations d'entreprises militaires et de haute technologie, tandis que la Russie poursuit ses objectifs militaires et politiques. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : La partie japonaise, au mépris des faits fondamentaux, fait du battage de façon malveillante autour de la « menace de pays voisins », ce qui constitue un autre exemple de la « diplomatie du mensonge » du Japon. J'ai noté qu'il y a quelques jours, un universitaire a indiqué que le pays qui entretenait de mauvaises relations avec tous ses pays voisins n'était autre que le Japon. La partie japonaise doit réfléchir en profondeur sur ce qu'elle a fait et contribuer davantage à l'amélioration de la confiance politique mutuelle avec ses pays voisins, à la paix et à la stabilité de la région, au lieu de prendre partout les pays voisins comme excuse afin de servir ses desseins inavoués.

Quant à la cybersécurité, sur la question de savoir quel est le pays qui aime le plus à se livrer au « vol des secrets sur Internet » et à toutes sortes de mise sur écoute ou d'espionnage, il n'y a de secret pour personne. En calomniant sans aucun fondement la Chine et la Russie en matière de cybersécurité, le Japon s'est trompé totalement de cible. On ne peut pas s'empêcher de demander si le Japon a agi sur l'ordre de quelqu'un et tente de détourner l'attention en concoctant délibérément de tels mensonges.

The Paper : Selon des médias américains, un récent sondage montre que 69 % des Américains considèrent que la discrimination raciale reste un problème social majeur des États-Unis, 60 % d'entre eux estiment que ce problème est pire que l'année dernière. Un universitaire américain de l'Université de Californie affirme que le racisme est une caractéristique clé de la vie sociale américaine. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons noté les reportages concernés. On peut dire qu'aux États-Unis, le racisme est une existence systémique et persistante couvrant tous les aspects, et la discrimination raciale est un problème ancré profondément dans la société américaine et un grave problème de droits de l'homme.

Selon des reportages, 60 % des Afro-Américains considèrent qu'ils sont souvent victimes de la discrimination lorsqu'ils demandent un emploi ou font des achats, et la discrimination dont ils souffrent n'est pas rare non plus lorsqu'ils font des demandes de logement, de prêt ou de réclamation d'assurance. Aux États-Unis, parmi toutes les personnes qui ont reçu 2 doses de vaccins contre la COVID-19, les Blancs représentent 64,3 %, tandis que les Afro-Américains ne représentent que 8,6 %. Ce qui est encore plus choquant, c'est que les Afro-Américains ont trois fois plus de risques d'être tués par la police que les Blancs. Outre les Afro-Américains, les mauvaises conduites racistes commises à l'encontre d'autres minorités ethniques telles que les Amérindiens, les Asiatiques, les Latinos et les Musulmans sévissent encore aux États-Unis, ce qui a suscité de nombreuses critiques au sein de la communauté internationale.

La discrimination raciale aux États-Unis se manifeste également au niveau juridique, les victimes de discrimination raciale ont des difficultés à préserver leurs droits par la loi. La Loi d'exclusion des Chinois en 1882 fut la première loi américaine sur l'immigration à l'encontre d'un groupe ethnique spécifique sur la base de la discrimination raciale, et son impact persiste encore aujourd'hui. Jusqu'à ce jour, les États-Unis ne disposent d'aucune norme nationale en matière de crimes de haine et d'aucune législation visant à endiguer les discours de la haine et la violence en ligne. Lors de leur adhésion à la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, les États-Unis, sous couvert de « liberté d'expression », ont émis des réserves aux dispositions de la Convention interdisant explicitement l'incitation à la discrimination raciale et la diffusion de discours en la matière. Les Nations Unis ont exhorté à plusieurs reprises les États-Unis à retirer ces réserves, mais la partie américaine n'en a pas tenu compte.

Dans son discours intitulé « J'ai un rêve » prononcé il y a 58 ans, concernant la question « quand les militants des droits civils seront-ils satisfaits ? » La première réponse que M. Martin Luther King y a donnée était la suivante : « Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d'indicibles horreurs de la brutalité policière. » Le cri de George Floyd résonne encore à nos oreilles, alors que jusqu'au 21 mai de cette année, 89 autres Afro-Américains ont été tués par balle par la police. Nous espérons que l'administration américaine pourra faire face à ses problèmes des droits de l'homme, mettre en place des actions concrètes et améliorer son mécanisme juridique, plutôt que de faire des remarques irresponsables sur la situation des droits de l'homme d'autres pays. C'est seulement ainsi que le rêve de M. Martin Luther King pourra vraiment se réaliser.

Prasar Bharati : La semaine dernière, certains étudiants étrangers qui font leurs études en Chine ont écrit une lettre ouverte, demandant quand la Chine autorisera-t-elle les étudiants étrangers à venir en Chine, sachant que la rentrée scolaire va avoir lieu en septembre prochain ?

Wang Wenbin : Le gouvernement chinois attache une grande importance à la question de la venue des étudiants étrangers en Chine, il envisagera de manière coordonnée le retour des étudiants étrangers en Chine et la reprise de leurs études sur la base de la garantie de la sécurité sanitaire.

Beijing Youth Daily : Ces derniers jours, une vague de manifestations et d'émeutes ont eu lieu en Eswatini, et la situation continue d'évoluer. Quels sont les commentaires de la Chine à l'égard de la situation en Eswatini ?

Wang Wenbin : La Chine suit de près l'évolution de la situation en Eswatini, nous espérons que le pays pourra réaliser un développement économique et une amélioration du bien-être de son peuple. À l'heure actuelle, la pandémie de COVID-19 continue de propager en Afrique, l'Eswatini est toujours confronté à une tâche pénible de lutter contre l'épidémie et de reprendre son économie. La Chine est prête à fournir une assistance humanitaire à l'Eswatini, y compris des vaccins, pour aider son peuple à surmonter les difficultés.

Nous avons également noté que face à la situation en Eswatini, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne (UE) ont publié une déclaration conjointe en ralliant les autorités de Taiwan. La région de Taiwan fait partie du territoire chinois et le principe d'une seule Chine est une norme régissant les relations internationales universellement reconnue. Nous exhortons les pays et les organisations concernés à honorer effectivement leurs engagements concernés et à cesser de créer « deux Chine » et « une Chine, un Taiwan » sur la scène internationale.

Phoenix TV : Le coordinateur pour les affaires de l'Indo-Pacifique de la Maison Blanche Kurt Campbell a dit lors d'un forum qu'il était possible pour les États-Unis et la Chine de coexister en paix, et que les États-Unis ne soutenaient pas l'« indépendance de Taiwan ». Mais il a ajouté que si la Chine prenait des mesures à l'encontre du maintien de la paix et de la stabilité, la partie américaine y répondrait. Il a également indiqué que Beijing devenait de plus en plus arbitraire. Quelle est la réponse de la partie chinoise ?

Wang Wenbin : Vous avez posé deux questions, qui concernent respectivement les relations sino-américaines et la politique étrangère de la Chine.

Concernant les relations sino-américaines, je voudrais dire que le développement et le progrès de la Chine n'ont pas compté sur la charité et l'aumône d'autrui, mais résultent des efforts ardus du peuple chinois. Nous espérons que la partie américaine adoptera une politique rationnelle et pragmatique à l'égard de la Chine, se concentrera sur la coopération, gérera les divergences et promouvra un développement sain et régulier des relations bilatérales.

La position de la Chine sur la question de Taiwan est constante et claire. Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde, et Taiwan fait partie inaliénable du territoire chinois. Le principe d'une seule Chine est le fondement politique des relations sino-américaines. Nous exhortons la partie américaine à respecter scrupuleusement le principe d'une seule Chine et les dispositions énoncées dans les trois communiqués conjoints sino-américains, à faire preuve de prudence dans ses actes et paroles sur les questions liées à Taiwan et à cesser d'envoyer de signal erroné aux forces séparatistes visant à l'« indépendance de Taiwan » pour éviter de nuire gravement aux relations sino-américaines ainsi qu'à la paix et à la stabilité à travers le détroit de Taiwan.

En ce qui concerne la politique étrangère de la Chine, le Secrétaire général Xi Jinping vient d'en parler lors de son discours important prononcé au rassemblement de célébration du centenaire du Parti communiste chinois (PCC). Nous espérons que les personnalités concernées de la partie américaine pourront lire attentivement le texte du discours. Ici, je voudrais souligner quelques points.

Premièrement, le développement de la Chine représente un accroissement de la force de la paix mondiale. Ni l'agression ni l'hégémonisme ne font partie de l'ADN des Chinois. La Chine est attachée aux concepts de la paix, de l'entente et de l'harmonie, poursuit la politique extérieure d'indépendance et de paix, persévère dans la voie du développement pacifique, apporte l'approche chinoise et la contribution chinoise à régler politiquement les questions d'actualité brûlantes et à sauvegarder la paix et la stabilité internationales et régionales. Elle est toujours prête à construire la paix mondiale.

Deuxièmement, le développement de la Chine représente un élan pour le développement mondial. Le développement de la Chine ne peut pas se réaliser sans le monde, et la prospérité mondiale est liée étroitement aux efforts de la Chine. La Chine poursuit la réforme et l'ouverture, l'une des politiques fondamentales du pays, la stratégie d'ouverture marquée par les bénéfices mutuels, et la voie de développement vert et bas carbone privilégiant l'écologie. Elle promeut la coopération de qualité dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route », fournit de nouvelles opportunités au monde par son nouveau développement et est toujours prête à contribuer au développement planétaire.

Troisièmement, la Chine poursuit le progrès commun de l'humanité. La Chine œuvre au progrès de l'humanité, entend marcher main dans la main avec les éléments progressistes du monde entier, et met à l'honneur ces valeurs communes à toute l'humanité que sont la paix, le développement, l'équité, la justice, la démocratie et la liberté, en adhérant à la coopération plutôt qu'à la confrontation, à l'ouverture plutôt qu'à la fermeture, et au gagnant-gagnant plutôt qu'au jeu à somme nulle, et en s'opposant à l'hégémonisme et à la politique du plus fort. Elle est toujours prête à sauvegarder l'ordre international.

Quatrièmement, la Chine défend l'équité et la justice internationales. Le peuple chinois est très attaché à la justice et n'a jamais cédé devant la suprématie. Nous sommes disposés à écouter tout bon conseil et toute critique bienveillante, mais nous n'accepterons jamais de nous faire tancer par de mauvais maîtres et nous poursuivrons fermement notre propre voie. La Chine ne violera pas la souveraineté d'autrui, ne se mêlera pas dans les affaires intérieures d'autrui, et ne permettra à aucun pays de violer la souveraineté de la Chine et de s'immiscer dans les affaires intérieures chinoises. Cela consiste à préserver non seulement les droits et intérêts légitimes de la Chine, mais aussi ceux des pays en développement et les normes fondamentales régissant les relations internationales.

Quotidien du Peuple : Selon des reportages, dans une déclaration conjointe publiée le 5 juillet dans la revue médicale The Lancet qui fait autorité, 24 experts médicaux de renommée internationale ont réprimandé la théorie dite de la « fuite de laboratoire » de la COVID-19 que prêchent certains politiciens américains. Selon ces experts, la théorie de la « fuite de laboratoire » n'est soutenue par aucune preuve scientifique, et une récente évaluation par les pairs indique fortement que le virus a évolué dans la nature. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : J'ai remarqué les reportages concernés. Le groupe d'experts internationaux de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également publié un rapport selon lequel une fuite de laboratoire du virus est extrêmement improbable. Malheureusement, nous voyons depuis un certain temps que certains aux États-Unis se sont livrés à des manipulations politiques de plus en plus manifestes en ce qui concerne le traçage de l'origine du virus. Du dénigrement des succès antiépidémiques de la Chine à la médiatisation de la théorie de la « fuite de laboratoire chinois », de la diffamation du rapport conjoint de l'OMS faisant autorité à l'étouffement des scientifiques et des experts défendant l'objectivité, de l'interférence dans le traçage de l'origine par le biais des services de renseignement à la promotion d'une soi-disant enquête indépendante qui exclut la Chine, les agissements de ces personnes montrent qu'elles n'ont qu'un objectif : rejeter sur la Chine les responsabilités de leur échec antiépidémique.

Quelles que soient leurs machinations politiques, le fait suivant ne sera pas changé : ce sont justement les politiciens américains rejetant la science et politisant la lutte antiépidémique qui sont responsables de la perte de plus de 600 000 vies américaines.

Ils ne peuvent pas non plus changer la conclusion tirée par l'équipe d'experts de l'OMS selon laquelle une vision planétaire est nécessaire pour mener des études sur l'origine du virus, et celles-ci ne se limiteront pas dans une seule région dans le futur, mais devront se faire dans plusieurs pays et régions.

La communauté internationale respecte la science et défend la justice. C'est une tendance générale irréversible. Toute tentative de politiser le traçage de l'origine de la COVID-19 et de rejeter les responsabilités sur autrui est vouée à l'échec.

AFP : Le principal parti d'opposition au Royaume-Uni, le Parti travailliste, a exhorté les Ministres et la famille royale à boycotter les Jeux Olympiques d'hiver de Beijing à moins que la Chine n'autorise l'ONU à enquêter sur les allégations de violations de droits de l'homme dans la région du Xinjiang. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : Nous avons souligné à plusieurs reprises que les allégations sur le soi-disant « travail forcé » et les « violations des droits de l'homme » sont des mensonges du siècle concoctés par une poignée d'éléments antichinois.

La Chine s'oppose fermement à la politisation du sport et à l'ingérence dans les affaires intérieures d'autrui sous prétexte de questions des droits de l'homme. Les tentatives de perturber, d'entraver et de saboter la préparation et la tenue des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing pour des motifs politiques sont extrêmement irresponsables et ne feront que nuire aux intérêts des athlètes de tous les pays et à la cause olympique internationale. Tous les horizons de la communauté internationale, dont les gouvernements et les comités olympiques de nombreux pays, ainsi que le Comité international olympique, ont clairement exprimé leur opposition à cette pratique erronée.

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