Conférence de presse du 9 septembre 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian

2021/09/09

Le Vice-Président Wang Qishan participera à la cérémonie d'ouverture de la 18e édition de l'Exposition Chine-ASEAN (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) et du Sommet d'affaires et d'investissement Chine-ASEAN qui se tiendra le 10 septembre.

CCTV : Ce matin, le Premier Ministre Li Keqiang a participé au 7e Sommet de la Coopération économique de la sous-région du Grand Mékong (GMS) et y a prononcé un discours important. Comment la Chine voit-elle les résultats de ce sommet ? Comment la Chine s'engagera-t-elle davantage dans la coopération de la GMS ?

Zhao Lijian : Le 7e Sommet de la Coopération économique de la GMS s'est tenu dans le contexte de la résurgence de la pandémie de COVID-19, de la situation internationale et régionale complexe et de la reprise morose de l'économie mondiale. Le Premier Ministre Li Keqiang, les dirigeants des cinq pays du Mékong et le Président de la Banque asiatique de développement y ont participé. Toutes les parties ont passé en revue les progrès de la coopération, relevé ensemble les risques et défis et travaillé ensemble pour planifier la coopération et faire en sorte que ce sommet enregistre des résultats fructueux.

Premièrement, de nouvelles perspectives de confiance mutuelle ont été consolidées. Les dirigeants des six pays sont tous d'avis qu'il faut chérir la bonne dynamique du développement de la sous-région, rester attachés au bon voisinage et à l'amitié, prendre en compte les préoccupations majeures de part et d'autre, préserver les intérêts communs des pays de la sous-région et construire ensemble une communauté d'avenir partagé de la GMS. Il faut faire rayonner le multilatéralisme, préconiser l'ouverture et l'inclusivité, promouvoir activement le développement coordonné du programme de coopération économique de la GMS et d'autres mécanismes tels que la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route » et la Coopération Lancang-Mékong (LMC), valoriser les avantages de chacun, forger une synergie de développement, et promouvoir la construction d'une sous-région plus intégrée, plus prospère, plus durable et plus inclusive.

Deuxièmement, de nouvelles mesures pour la coopération antiépidémique ont été planifiées. Les six pays feront rayonner l'esprit scientifique, suivront les lois scientifiques, s'engageront activement dans la coopération en matière de prévention et de contrôle de l'épidémie et de vaccins, renforceront leurs capacités de réponse à l'épidémie, protégeront les groupes vulnérables et pauvres et sauvegarderont la vie et la santé du peuple. La Chine continuera de fournir en priorité et dans la mesure de ses capacités des aides en matière de vaccins et de matériel médical aux pays du Mékong, et de coopérer avec ces pays dans des domaines tels que la surveillance des épidémies, la médecine traditionnelle et la prévention et le contrôle des maladies infectieuses.

Troisièmement, un nouveau plan de développement a été élaboré. Avec pour piliers l'interconnexion, la compétitivité et une communauté d'avenir partagé, les six pays mèneront une coopération dans un large éventail de secteurs tels que les transports, l'énergie, l'agriculture, le tourisme, le climat, l'environnement, le développement urbain et la facilitation des échanges commerciaux. La Chine est prête à travailler avec les autres parties pour faire valoir pleinement le rôle de démonstration et de moteur de la mise en service prochaine du chemin de fer Chine-Laos, construire ensemble le « Nouveau corridor commercial international terre-mer », approfondir la coopération dans les domaines des produits agricoles, des petites et moyennes entreprises, du commerce frontalier et de l'e-commerce transfrontalier, accélérer la construction d'infrastructures informatiques telles que la 5G et les câbles à fibre optique terrestres, et construire ensemble un corridor économique avec une intégration profonde des transports, de la logistique, du commerce et des industries.

La Chine et les pays du Mékong, reliés par des montagnes et des eaux, jouissent des affinités culturelles et de la complémentarité économique, et bénéficient ainsi des avantages naturels pour la coopération. Au cours des 30 dernières années, la Chine a toujours été un participant, un bâtisseur et un contributeur important dans la coopération de la GMS, apportant une contribution active à la prospérité et au redressement de la région. Le Premier Ministre Li Keqiang a annoncé que la Chine accueillera le 8e Sommet de la Coopération économique de la GMS trois ans après. La Chine entend agir de concert avec les pays du Mékong, tout en restant fidèle à l'engagement initial de la coopération, pour élargir les domaines de coopération, améliorer le niveau de coopération, et faire progresser ensemble le développement durable et l'intégration économique, afin d'apporter des bénéfices tangibles aux peuples de tous les pays.

The Paper : Le 8 septembre, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé à Beijing par liaison vidéo à la première réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l'Afghanistan. Nous avons remarqué qu'il y avait pour le moment plusieurs mécanismes liés à l'Afghanistan. Pourriez-vous présenter brièvement la réunion ? Quelles sont les relations entre la réunion et les autres mécanismes liés à la question afghane ?

Zhao Lijian : Le 8 septembre 2021, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé à Beijing par liaison vidéo à la réunion des Ministres des Affaires étrangères des pays voisins de l'Afghanistan. Présidé par le Ministre pakistanais des Affaires étrangères, l'événement a également vu la participation des Ministres des Affaires étrangères de l'Iran, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan, et du Vice-Ministre turkmène des Affaires étrangères.

Toutes les parties estiment que les États-Unis et leurs alliés sont les auteurs de la question afghane. Ils ont plus de responsabilités que tous les autres pays de fournir des aides économiques, humanitaires et du bien-être social au peuple afghan, et d'aider l'Afghanistan à maintenir la stabilité, à prévenir le chaos et à emprunter une bonne voie de développement dans la condition préalable du respect de la souveraineté et de l'indépendance de l'Afghanistan.

Toutes les parties conviennent de conduire et d'encourager les Talibans afghans à unir tous les groupes ethniques et toutes les parties, à former une structure politique large et inclusive, à adopter des politiques intérieures et extérieures modérées et prudentes, à rompre nettement les liens avec les forces terroristes, à établir et à développer des relations d'amitié avec tous les pays, surtout les pays voisins. Nous espérons que les Talibans pourront tirer les leçons du passé, mener des interactions positives avec tous les groupes ethniques et toutes les parties de l'Afghanistan pendant la période de gouvernement intérimaire et honorer effectivement leurs engagements en vue d'obtenir la reconnaissance internationale.

Toutes les parties ont dit que les pays voisins de l'Afghanistan devraient jouer un rôle unique pour créer un environnement extérieur propice à la stabilisation de la situation et à la reconstruction en Afghanistan. La coordination et la coopération doivent se poursuivre principalement dans les six domaines. Premièrement, continuer de fournir du matériel antiépidémique et des aides technologiques à l'Afghanistan et l'aider à renforcer la prévention et le contrôle de la pandémie. Deuxièmement, maintenir l'ouverture des postes-frontières avec l'Afghanistan en garantissant la sécurité, et faciliter les interactions entre l'Afghanistan et le monde extérieur et surtout son accès aux fournitures humanitaires. Troisièmement, renforcer la gestion et le contrôle des réfugiés et des immigrés et appeler la communauté internationale à assumer ensemble les responsabilités et à y répondre conjointement. Quatrièmement, fournir des aides humanitaires et aider le peuple afghan à surmonter les difficultés. Cinquièmement, renforcer la coopération antiterroriste et sécuritaire, dont le partage des informations ainsi que la gestion et le contrôle frontaliers, et exhorter les Talibans à rompre nettement les liens avec toutes les forces extrémistes et terroristes. Sixièmement, coopérer dans la lutte contre la drogue, soutenir l'Afghanistan dans la cessation de production de toute drogue, et lutter ensemble contre la criminalité transnationale liée à la drogue.

Je tiens à souligner que cette réunion des Ministres des Affaires étrangères est la première tentative de la coopération entre les pays voisins de l'Afghanistan pour répondre au changement de la situation en Afghanistan, et marque l'établissement officiel du mécanisme de coordination et de coopération des pays voisins de l'Afghanistan. Ce mécanisme n'est pas incompatible avec les divers mécanismes multilatéraux existants liés à la question afghane et ils peuvent se compléter les uns les autres pour former une synergie. Toutes les parties soutiennent la poursuite de ce mécanisme unique pour partager les politiques et les préconisations, coordonner leurs positions et relever ensemble les défis à travers cette plateforme. L'espoir d'accueillir la deuxième réunion a déjà été exprimé.

China Daily : Selon des reportages, le 8 septembre, le Secrétaire d'État américain Antony Blinken et le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas ont coprésidé une visioconférence ministérielle sur la question afghane, à laquelle ont participé 22 pays. Ils ont exigé que les Talibans afghans autorisent les ressortissants étrangers et les Afghans à quitter le pays librement et respectent les droits de l'homme fondamentaux, ajoutant qu'ils utiliseraient des moyens économiques, diplomatiques et politiques pour protéger le peuple afghan. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué la réunion sur la question afghane coprésidée par les États-Unis et l'Allemagne. La Chine n'a pas participé à la réunion. Il y a récemment de nombreuses réunions et initiatives multilatérales liées à la question afghane sur la scène internationale. Il faut renforcer la coordination et attacher de l'importance aux résultats réels, afin d'exercer une influence positive sur l'évolution de la situation en Afghanistan.

D'une part, les États-Unis parlent de leur souci du bien-être du peuple et de la reconstruction économique en Afghanistan, mais d'autre part, ils ont emporté tout ce qu'ils peuvent emporter et fait exploser tout ce qu'ils ne peuvent pas prendre, sans même épargner les installations de navigation de l'aéroport de Kaboul et les avions civils qui appartiennent au peuple afghan. C'est comme détruire le pont après avoir traversé la rivière. Les États-Unis ont laissé un Afghanistan en ruines.

Alors que les États-Unis ont dépensé des sommes considérables pour évacuer et faire sortir leurs ressortissants d'Afghanistan et réinstaller des dizaines de milliers d'Afghans qui leur sont importants, ils sont restés les bras croisés face aux dizaines de millions d'Afghans qui souffrent, et ont fermé les yeux sur les centaines de milliers de réfugiés créés par le retrait irresponsable de leurs troupes.

D'une part, les États-Unis demandent aux autres de respecter les droits de l'homme fondamentaux, d'autre part, ils refusent de parler de leurs tristes antécédents en matière de piétinement des droits de l'homme en Afghanistan et ailleurs, et créent toujours de nouvelles misères au peuple afghan.

Les États-Unis se soustraient à leurs responsabilités irréfutables du chaos actuel en Afghanistan, tout en spéculant et en faisant des remarques irresponsables sur les efforts constructifs d'autres pays, notamment des pays voisins de l'Afghanistan.

En prétendant vouloir lutter contre le terrorisme, l'administration américaine actuelle a hérité de la politique erronée de l'administration précédente, et refuse de redésigner le « Mouvement islamique du Turkestan oriental » (MITO) comme organisation terroriste, ce qui constitue en fait la pratique du « deux poids deux mesures » et une lutte sélective contre le terrorisme.

D'une part, les États-Unis ont exprimé à plusieurs reprises leur désir de coopérer avec la Chine sur la question afghane et de voir la Chine apporter une plus grande contribution, d'autre part, ils ont prétendu que le retrait de leurs troupes d'Afghanistan avait pour but de concentrer leurs efforts sur la Chine et de modifier leur orientation stratégique afin de faire face à la soi-disant concurrence entre grands pays.

Je ne sais pas comment les États-Unis peuvent justifier ces logiques. Ils doivent donner une explication à la communauté internationale.

Agence de presse Xinhua : Hier, le Conseiller d'État Wang Yi a participé par liaison vidéo à un symposium marquant le 50e anniversaire du rétablissement du siège légitime de la République populaire de Chine au sein des Nations Unies et y a prononcé un discours. Pourriez-vous présenter plus de détails ?

Zhao Lijian : Lors du symposium d'hier, le Conseiller d'État Wang Yi a avancé une proposition en six points.

Premièrement, défendre le multilatéralisme pour préserver la paix et la stabilité mondiales. Nous devons nous opposer aux actes d'imposer les règles élaborées par une poignée de pays à la communauté internationale sous prétexte du multilatéralisme. Il faut remédier aux divergences par le dialogue et résoudre les différends par les négociations.

Deuxièmement, renforcer la coopération antiépidémique pour construire ensemble une ligne de défense pour la vie et la santé. Les vaccins sont avant tout un bien public mondial et nous devons promouvoir une distribution juste et équitable des vaccins dans le monde. En matière de recherche des origines du virus, toute approche fondée sur la présomption de culpabilité ou motivée par des manœuvres politiques est vouée à l'échec. La Chine continuera de travailler, dans une attitude scientifique, avec toutes les parties pour mener activement l'identification des origines du virus à l'échelle mondiale.

Troisièmement, donner la priorité au développement pour encourager une prospérité commune à travers le monde. Nous devons faire jouer le rôle de coordination des Nations Unies, mettre en exergue le développement dans les politiques macroéconomiques mondiales et mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030 des Nations Unies de manière globale, équilibrée et solide.

Quatrièmement, persévérer dans l'ouverture et l'inclusivité pour développer une économie mondiale ouverte. Nous devons protéger le système commercial multilatéral avec l'Organisation mondiale du Commerce comme pierre angulaire, et sauvegarder la stabilité et la fluidité des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales. La « démondialisation » marquée par la fermeture et le découplage ne sert les intérêts d'aucune partie et ne mènera qu'à une impasse. Nous invitons toutes les parties à participer à la coopération dans le cadre de l'Initiative « la Ceinture et la Route ».

Cinquièmement, améliorer la gouvernance climatique pour construire un monde propre et beau. Les pays développés doivent honorer dans les plus brefs délais leur engagement de fournir des financements climatiques aux pays en développement. Tous les pays doivent continuer de mettre en œuvre l'Accord de Paris sur le changement climatique par le biais de contributions déterminées au niveau national (CDN) et de coopération internationale. La Chine accueillera la 15e réunion de la Conférence des Parties (COP15) à la Convention sur la diversité biologique en octobre prochain.

Sixièmement, renforcer les échanges et l'apprentissage mutuel pour favoriser le progrès de la civilisation humaine. Il faut rejeter les préjugés en matière de systèmes et de modèles, s'en tenir fermement aux valeurs communes de toute l'humanité, et persévérer dans le respect mutuel, le traitement d'égal à égal, les échanges et l'apprentissage mutuel afin de construire ensemble un monde ouvert et inclusif.

CCTV : Selon des reportages, le Vice-Ministre japonais de la Défense Yasuhide Nakayama a déclaré le 8 septembre que Taiwan et le Japon étaient très proches, tout comme le bout du nez et la bouche, et que c'était pourquoi le Japon considérait la paix et la stabilité à Taiwan comme ses propres affaires. Et selon lui, il est impossible de les considérer comme des affaires d'autrui. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Les propos liés à Taiwan de ce politicien japonais que vous avez mentionnés sont extrêmement absurdes. La Chine y exprime son vif mécontentement et sa ferme opposition, et a déjà déposé des représentations solennelles auprès de la partie japonaise.

Les militaristes japonais ont pris la « proximité géographique » comme excuse principale pour lancer des guerres d'agression à l'étranger. Aujourd'hui, au XXIe siècle, il existe encore une force au Japon qui prône cette logique, ce qui est une tendance très dangereuse. Nous devons rester très vigilants à cet égard. En particulier sur la question de Taiwan, le Japon porte des responsabilités criminelles envers le peuple chinois et doit être particulièrement prudent dans ses paroles et ses actes. La partie japonaise doit cesser de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Chine, et ne doit en aucun cas porter atteinte à la souveraineté de la Chine par quelque moyen que ce soit, ni envoyer de quelque manière que ce soit des signaux erronés aux forces prônant l'« indépendance de Taiwan ».

Je tiens à souligner encore une fois que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois. La question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine, et aucune force extérieure ne sera autorisée à s'ingérer là-dedans. Personne ne doit sous-estimer la forte détermination, la ferme volonté et la grande capacité du peuple chinois à défendre la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale.

China News Service : La série de réunions de la Convention sur les armes biologiques (CABT) s'est achevée le 8 septembre à Genève. Alors qu'une poignée de pays tentent de politiser l'identification des origines de la COVID-19, les questions liées à la convention, en particulier la question de la vérification biologique, ont suscité une grande attention. Pourriez-vous nous donner des informations sur ces réunions ? Quelles sont les propositions avancées par la Chine ?

Zhao Lijian : Dans la situation actuelle, cette série de réunions de la CABT fait effectivement l'objet d'une grande attention. Le renforcement des mécanismes de la CABT est la question centrale, sur laquelle la Chine a présenté une série de propositions. Premièrement, la Chine a souligné que l'établissement d'un mécanisme de vérification constituait le moyen le plus efficace de garantir le respect de la convention et d'instaurer une confiance mutuelle. Elle a appelé à une reprise rapide des négociations sur un protocole de vérification et a une nouvelle fois exhorté les États-Unis à modifier leur position en tant que seul pays à s'y opposer. Deuxièmement, la Chine a fait remarquer que les États-Unis étaient le pays qui engageait le plus d'activités de militarisation biologiques dans le monde, et que leurs bases biomilitaires sur leur territoire et leurs nombreux laboratoires à l'étranger manquaient gravement de transparence. Les États-Unis doivent remplir effectivement leurs obligations en faisant une clarification complète et en acceptant la vérification de la communauté internationale. Troisièmement, la Chine préconise que, comme une mesure de construction de la confiance, tous les pays déclarent leurs activités de militarisation biologiques en dehors de leurs frontières avant la reprise des négociations et la mise en place d'un mécanisme de vérification.

Lors de ces réunions, le Mouvement des pays non-alignés (MNA) qui s'est exprimé au nom de 123 États parties, ainsi que de nombreux pays, dont la Russie, le Brésil et l'Afrique du Sud, ont tous fait des déclarations appelant à la reprise des négociations pour un protocole de vérification à une date rapprochée. Ce qui donne à réfléchir, c'est que la délégation américaine est allée jusqu'à qualifier le consensus de la communauté internationale de « vieille histoire », affirmant que la partie américaine n'acceptera pas la reprise des négociations et qualifiant même de « diffusion de fausses informations » les préoccupations légitimes de la communauté internationale concernant les activités de militarisation biologiques des États-Unis. Nous exhortons une nouvelle fois la partie américaine à adopter une attitude responsable et constructive. Elle ne peut pas réclamer tous les jours des enquêtes sur les laboratoires d'autres pays tout en faisant obstinément obstacle à l'établissement d'un mécanisme de vérification juste et efficace par le biais de négociations internationales.

L'examen de la biotechnologie a également été un sujet important à l'ordre du jour des réunions. La Chine préconise toujours des recherches biologiques responsables afin de réduire les risques de la biosécurité et de faire bénéficier les sciences biologiques à l'humanité. Lors des réunions, la Chine a fourni des informations détaillées, entre autres, sur la conclusion du Guide de la biosécurité de Tianjin sur les codes de conduite des scientifiques. Toutes les parties ont hautement apprécié les efforts déployés par la Chine, se sont félicitées du Guide de Tianjin et y ont exprimé leur soutien.

Les différentes parties ont également prêté une grande attention aux sujets liés à la coopération internationale. Dans le contexte de la pandémie, promouvoir l'utilisation pacifique de la biotechnologie est devenu plus important et plus urgent, tout comme les préoccupations des pays en développement concernant les contrôles discriminatoires imposés par certains pays. La Chine, qui se tient toujours aux côtés des pays en développement, a déjà présenté, en 2016, une proposition pertinente dans le cadre de la CABT. Cette année, nous soumettrons un projet de résolution à la Première Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies pour défendre le droit à l'utilisation pacifique des pays en développement. La Chine a exposé ce point de manière complète au cours des réunions.

En conclusion, la Chine continuera d'adhérer à la vision d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité, de pratiquer un véritable multilatéralisme avec la communauté internationale, de préserver et de consolider fermement la CABT, et de défendre l'objectif commun de sécurité universelle et de prospérité commune.

Global Times : Le « Tribunal ouïgour » fondé par le « Congrès mondial des Ouïgours » et quelques avocats britanniques organisera prochainement une autre « audience ». Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Zhao Lijian : Le plus grand sponsor de ce prétendu « Tribunal ouïgour » est le « Congrès mondial des Ouïgours », une organisation antichinoise qui prône la séparation du Xinjiang. Son prétendu « Président » Geoffrey Nice est un professionnel de triste renom dans le domaine des procès frivoles des droits de l'homme dans le monde et un agent spécial chevronné du Royaume-Uni. Les soi-disant « experts » sont Adrian Zenz et ses semblables, éléments antichinois depuis longtemps et maîtres de fourberie, et d'autres de l'Institut australien de stratégie politique (ASPI) qui a perdu sa crédibilité. Les soi-disant « témoins » sont des terroristes reconnus par le gouvernement chinois, y compris Dolkun Isa. Ces soi-disant « Président », « experts » et « témoins » ont un lourd passé et sont des menteurs habituels. Ils sont devenus depuis longtemps la risée de la communauté internationale.

Dans le cas d'Adrian Zenz, il a proféré à plusieurs reprises dans son soi-disant rapport des propos absurdes tels que la « stérilisation forcée » et le « génocide » au Xinjiang sans présenter des preuves authentiques. Il n'a pu que fabriquer maintes fois des désinformations et des rumeurs et a fait l'objet de poursuite judiciaire.

Adrian Zenz et ses semblables sont considérés comme hôtes d'honneur par ce prétendu « Tribunal ouïgour », ce qui montre bien que ce dernier est un « fabricateur de mensonges ». Cela n'a rien à voir avec la loi, la justice, et la vérité. Il s'agit d'une autre farce visant à attaquer et à noircir le Xinjiang.

Ce prétendu « Tribunal ouïgour » a organisé une soi-disant « audience » en juin dernier. Peu importe le nombre d'acteurs et d'audiences auxquels il recoure, il est toujours un tribunal illicite qui est voué à l'échec. Je tiens à souligner que peu importe les efforts de ces bouffons antichinois pour s'attirer de l'attention, le Xinjiang de la Chine ne se développera que de mieux en mieux, et les voix dans la communauté internationale qui appellent à percevoir le Xinjiang de manière objective et juste se multiplieront de plus en plus.

Bloomberg : Le Président Xi Jinping envisage-t-il de participer en personne au sommet du G20 qui se tiendra en présentiel à Rome fin octobre et à la prochaine réunion de l'Assemblée générale des Nations Unies ?

Zhao Lijian : Je n'ai aucune information à publier pour le moment.

RCI : Le Secrétaire d'État américain Antony Blinken et le Secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement Dominic Raab ont fait des remarques inconsidérées sur l'arrestation légale par la police de Hong Kong des membres concernés de l'« Alliance de Hong Kong pour le soutien des mouvements démocratiques patriotiques de Chine » et sur la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : La Chine est fortement mécontente de la diffamation flagrante par certains politiciens occidentaux des activités légitimes d'application de la loi par la police de Hong Kong, et s'y oppose fermement. L'arrestation par la police de Hong Kong des membres concernés de l'« Alliance de Hong Kong pour le soutien aux mouvements démocratiques patriotiques de Chine » ayant enfreint ouvertement la loi est une mesure légale, juste et nécessaire pour défendre fermement l'autorité de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et pour préserver la paix et la stabilité durables de Hong Kong. Les faits concernés sont évidents et les actions de la police de Hong Kong sont irréprochables.

Hong Kong est une société de droit. Les lois doivent être respectées et les infractions doivent être punies. Tel est le principe fondamental de l'État de droit. Personne ne peut blanchir ses actions illégales sous prétexte de démocratie et de liberté. Toute personne ayant violé la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong et les autres lois de Hong Kong doit être sanctionnée par la loi. Depuis la mise en œuvre de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong, la sécurité nationale y a été sauvegardée, la société de Hong Kong est revenue à la normale et l'État de droit et la justice y ont été maintenus. Les droits et libertés légaux des habitants de Hong Kong et des ressortissants étrangers à Hong Kong ont été mieux protégés dans un environnement plus sûr. Aucune attaque, ni aucune diffamation contre la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong ne peut modifier ces faits objectifs ou empêcher la tendance irréversible, soit le passage du chaos à la stabilité et à la prospérité à Hong Kong.

Je tiens à souligner encore une fois que Hong Kong fait partie de la Chine et que les affaires de Hong Kong relèvent purement des affaires intérieures de la Chine. La Chine s'oppose fermement à toute tentative de forces étrangères d'utiliser des cas individuels concernés pour dénigrer l'État de droit à Hong Kong et s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine. Toute tentative ou action qui soutient les forces antichinoises qui tentent de déstabiliser Hong Kong est vouée à l'échec cuisant.

NHK : Première question, aujourd'hui, un nouveau navire de guerre a été mis en service par Taiwan pour renforcer la « défense » contre les forces continentales. Quels sont les commentaires du Ministère des Affaires étrangères là-dessus ? Deuxième question, la République populaire démocratique de Corée (RPDC) a organisé un défilé militaire aujourd'hui. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : En ce qui concerne votre première question, je tiens à souligner que les tentatives des forces séparatistes de Taiwan d'affronter militairement la partie continentale ne mèneront qu'à une impasse.

En ce qui concerne votre deuxième question, la Chine et la RPDC sont des voisins proches et amis. La Chine félicite la RPDC pour le 73e anniversaire de sa fondation et lui souhaite de nouveaux progrès dans toutes ses causes.

Agence de presse Yonhap : Selon des informations publiées le 8 septembre sur le site Web du Comité international olympique (CIO), le CIO a décidé de suspendre le Comité national olympique de la RPDC. La RPDC ne serait donc pas en mesure de participer aux Jeux Olympiques d'hiver de Beijing. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Zhao Lijian : Nous avons remarqué que la RPDC n'avait pas participé aux Jeux Olympiques de Tokyo en raison de la pandémie, et des informations concernées sur le site Web du CIO. En tant qu'hôte des Jeux Olympiques d'hiver, la Chine est en train de promouvoir activement tous les préparatifs des Jeux Olympiques d'hiver de Beijing 2022. Nous sommes confiants et capables d'organiser une édition des Jeux Olympiques sobre, sûre et merveilleuse comme prévu. Nous sommes disposés à maintenir les échanges avec le CIO et les pays et régions concernés sur des questions telles que la participation d'athlètes et de délégations aux Jeux Olympiques en Chine.

RIA Novosti : Selon des reportages, la cérémonie d'inauguration du nouveau gouvernement afghan est prévue pour le 11 septembre. Selon des sources d'information des Talibans, la Russie, la Chine, le Qatar, la Turquie, le Pakistan et l'Iran ont été invités à la cérémonie. Pouvez-vous présenter plus de détails ? Qui sera le représentant de la Chine ?

Zhao Lijian : La Chine a clairement exprimé sa position sur le nouveau gouvernement afghan. L'Ambassade de Chine en Afghanistan assume normalement ses fonctions. Nous sommes disposés à maintenir les échanges avec le nouveau gouvernement et les dirigeants afghans. En ce qui concerne les questions spécifiques que vous avez mentionnées, nous nous renseignons également des informations supplémentaires en la matière auprès de toutes les parties.

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