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Conférence de presse du 16 janvier 2007

2007/01/16


Dans l'après-midi du 16 janvier 2007, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Liu Jianchao a tenu une conférence de presse régulière, et y a répondu aux questions des journalistes, entre autres, sur le nucléaire de la Péninsule coréenne, les relations sino-japonaises, la réforme du Conseil de Sécurité, la coopération en Asie de l'Est, les relations sino-indiennes, le Darfour.

Liu Jianchao : Bonjour tout le monde ! Maintenant je suis prêt à répondre à vos questions.

Q : Le Ministre canadien du Commerce international entamera demain sa visite en Chine. Cependant, le Canada critique l'état des droits de l'homme en Chine, et a conféré récemment le titre de citoyen canadien honorifique au dalaï-lama. En quoi cela peut-il affecter les relations sino-canadiennes ?

R : La Chine accorde de l'importance au développement de ses relations de coopération amicale avec le Canada dans les domaines politique, économique, commercial, culturel, éducatif, technico-scientifique et autres. Développer les relations sino-canadiennes sur la base d'égalité, d'avantages réciproques, de respect mutuel profite non pas à l'une, mais à toutes les deux parties. A propos de Dalaï-lama, ce n'est pas une question de religion, ni de droits de l'homme, mais une question d'importance majeure qui concerne la préservation de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'unité nationale de la Chine. sur cette question, nous espérons bénéficier de la compréhension et du soutien du pays concerné. Nous souhaitons que le Canada, en faisant preuve de sincérité, puisse renforcer non seulement sa coopération économique et commerciale avec la Chine, mais aussi la confiance réciproque sur le plan politique afin de faire progresser les relations entre les deux pays de manière saine et régulière.

Q : La proposition en trois points avancée par le Premier Ministre Wen Jiabao hier à Cebu sur la coopération en Asie de l'Est s'applique-t-elle également à la RPDC ?

R : Récemment, les dirigeants des pays de l'Asie de l'Est ont participé à une série de réunions dont le Sommet de l'Asie de l'Est, le Sommet 10+1 (ASEAN-Chine) et le Sommet 10+3 (ASEAN-Chine-Japon-République de Corée). Le Premier Ministre Wen Jiabao a participé à toutes ces réunions, y a exposé la position du gouvernement chinois sur le renforcement de la coopération en Asie de l'Est, et a lancé une série d'initiatives dont la proposition en trois points essentiels que vous avez évoquée. Selon le Premier Ministre Wen, la coopération en Asie de l'Est doit d'abord permettre de réaliser un développement partagé et une prospérité commune dans la région, elle doit ensuite favoriser la coexistence harmonieuse entre les pays, et elle doit enfin respecter la diversité et le développement diversifié des systèmes sociaux et des cultures. Le Premier Ministre Wen a exposé la position chinoise sur les principaux sujets de l'ordre du jour du Sommet de l'Asie de l'Est, dont l'actualisation du concept de l'énergie en vue d'assurer la sécurité énergétique, le renforcement de la concertation pour lutter efficacement contre la grippe aviaire, l'amélioration du mécanisme de coopération afin de garantir la sécurité financière, la promotion d'un développement à long terme avec l'approfondissement de la coopération éducationnelle sur tous les plans, l'engagement dans les efforts d'assistance et de secours avec le renforcement de la coopération en matière de lutte contre les catastrophes.

Ces points de proposition, étant tous formulés pour faire face aux problèmes concrets qui se posent actuellement en Asie de l'Est, ont trouvé des échos favorables des autres dirigeants participants. Au cours du présent Sommet, les questions qui mettent en jeu la paix et la stabilité en Asie de l'Est et en Asie du Nord-Est, dont la question du nucléaire de la Péninsule coréenne, ont également été abordées. Nous comprenons les préoccupations des uns et des autres sur cette question tout en sachant que les pourparlers à six restent toujours le moyen reconnu comme le plus réaliste et le plus efficace pour résoudre vraiment la question nucléaire de la Péninsule coréenne. Nous espérons que les diverses parties concernées puissent, en conjuguant leurs efforts, faire progresser les pourparlers à six vers l'objectif de la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, afin de créer un meilleur environnement pour la coopération en Asie de l'Est.

Les dirigeants chinois, japonais et de la République de Corée, au cours de leur entretien reporté une fois dernièrement, sont parvenus à d'importants consensus. Nous estimons que la coopération entre ces trois pays est une composante importante de l'ensemble de la coopération en Asie de l'Est. la Chine, le Japon et la République de Corée sont également les pays très influents dans la région. Le renforcement de leur confiance réciproque et de leur coopération profite à la coopération en Asie de l'Est dans son ensemble. Au cours de cet entretien, les trois pays ont échangé leurs vues sur des questions régionales dont le dossier nucléaire de la Péninsule coréenne. Ils souhaitent tous que le processus des pourparlers à six puisse se poursuivre afin d'aboutir à des avancements substantiels.

Q : Dans la perspective de la future communauté de l'Asie de l'Est, le gouvernement chinois soutient-il la participation de l'Inde, de l'Australie et de la Nouvelle Zélande au Sommet de l'Asie de l'Est ? Ou bien souhaite-t-il maintenir essentiellement le cadre 10+3 ?

R : La Chine est ouverte et favorable aux propositions sur la construction de la future communauté de l'Asie de l'Est. D'un point de vue réaliste, le mécanisme 10+3 (ASEAN-Chine-Japon-République de Corée) reste pour le moment le cadre essentiel de la coopération en Asie de l'Est. Ces dernières années, la coopération dans le cadre 10+3 a enregistré des progrès et des performances remarquables à la satisfaction unanime de toutes les parties. Au cours du présent Sommet 10+3, les parties concernées ont avancé une série d'initiatives concrètes sur la promotion de la coopération 10+3. Les champs de coopération couvrent aussi bien la politique, la sécurité, l'économie, le commerce, la culture, la formation des ressources humaines que la santé, l'éducation et autres. Nous entendons travailler ensemble avec les autres parties sur la base de la coopération existante, accumuler sans cesse nos expériences et engager activement des discussions sur les questions concernant la construction de la communauté de l'Asie de l'Est.

Q : Selon des reportages, la RDPC aurait voulu acheter des avions de combat chinois Jian J-10 (F-10), mais la Chine a refusé cette demande. Veuillez confirmer cette information. Ma deuxième question, le Représentant américain aux pourparlers à six Christopher Hill va arriver à Beijing, rencontrera-t-il le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wu Dawei et d'autres officiels ? Ma troisième question, est-il possible que les Etats-Unis et la RPDC discutent à Beijing de la sanction financière ?

R : A propos de votre première question, je ne suis pas au courant de cette nouvelle. La Chine saurait traiter les questions concernées en tenant compte de la préservation de la paix et de la stabilité de l'Asie du Nord-Est et de la Péninsule coréenne.

Concernant votre deuxième question, M. Hill est un important partenaire de la Chine dans le travail pour promouvoir le processus des pourparlers à six, nous lui souhaitons la bienvenue pour sa visite à Beijing. Quant à la date et au programme concret de sa visite, la Chine et les Etats-Unis sont en train de les discuter. A mon avis, s'il effectue cette visite, son principal homologue chinois Wu Dawei le rencontrera.

S'agissant de votre troisième question, je ne suis pas informé que les Etats-Unis et la RPDC vont organiser à Beijing des entretiens financiers.

Q : Le 15 janvier, le Parlement népalais a adopté et promulgué une Constitution provisoire et mis en place un Parlement intérimaire. Avez-vous un commentaire à ce sujet ?

R : La Chine se réjouit de constater que des progrès importants ont été enregistrés dans le processus de paix au Népal, salue les efforts déployés par les parties concernées au Népal pour réaliser une paix durable, et souhaite sincèrement que les diverses parties népalaises poursuivent la promotion du processus de paix favorable au bien-être du peuple népalais, afin de contribuer à la paix, à la stabilité et au développement dans la région.

Q : Lors de sa visite au siège de l'OTAN la semaine dernière, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe a souhaité renforcer les liens entre le Japon et l'OTAN. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous ne commentons pas ce genre d'échanges entre le Japon et l'OTAN, mais nous espérons que les échanges en question pourront aider à la paix et à la stabilité dans la région.

Q : La visite du Ministre indien des Affaires étrangères au Pakistan la semaine dernière a permis de décider le futur dialogue entre les deux pays, quelle est l'attitude de la Chien à cet égard ?

R : C'est une bonne nouvelle. Nous saluons et soutenons les progrès positifs réalisés dans le dialogue global indo-pakistanais. En tant que voisin, ami et partenaire et du Pakistan et de l'Inde, la Chine souhaite sincèrement que les deux parties puissent résoudre leurs divergences par consultations amicales afin de promouvoir ensemble la paix, la stabilité et la prospérité en Asie du Sud.

Q : Un parlementaire américain s'est ouvertement opposé à la signature d'un accord de coopération pétrolière et gazière entre la Cnooc et l'Iran, quel est votre commentaire là-dessus ? Quand le Premier Ministre Wen Jiabao effectuera-t-il une visite officielle au Japon ?

R : L'Iran est un pays important de l'Asie de l'Ouest, un pays doté des ressources pétrolière et gazière abondantes et un membre de l'OPEC. Beaucoup de pays dans le monde entretiennent des relations commerciales normales avec l'Iran, c'est aussi le cas pour la Chine. Nous estimons qu'une telle coopération profite aux pays producteurs comme aux pays consommateurs du pétrole.

Le Premier Ministre Wen Jiabao effectuera une visite au Japon au printemps. Je crois peu probable que cette visite intervienne avant les sessions de l'Assemblée populaire nationale et de la Conférence consultative populaire du Peuple chinois. La date précise de la visite reste à déterminer par les deux parties, et je vous l'annoncerai dès qu'il y a des éléments concrets.

Q : Selon certaines sources, le Président Hu Jintao va se rendre en visite d'Etat dans quelques pays africains, veuillez confirmer cette nouvelle et nous présenter sa suite.

R : Le Président Hu Jintao a le projet de visiter prochainement des pays africains. Des consultations sont en cours entre la Chine et les pays concernés. Les départements compétents chinois sont également en train de préparer cette importante tournée de visites. Nous vous tiendrons informés dès que les programmes et arrangements concernés auront été déterminés.

Q : Selon la source de la délégation japonaise, lors de sa rencontre avec le Premier Ministre Wen Jiabao aux Philippines, le Premier Ministre japonais Shinzo Abe souhaite que la Chine puisse comprendre le Japon désireux de devenir membre permanent du Conseil de Sécurité. La Chine et le Japon vont-ils se consulter sur cette question ? La Chine est-elle d'accord sur l'augmentation du nombre de membre permanent du Conseil de Sécurité ? Quelle est la position de la Chine sur la réforme du Conseil de Sécurité ?

R : Le Premier Ministre Wen Jiabao et le Premier Ministre Shinzo Abe ont échangé des vues sur la question que vous avez évoquée lors de leur entretien aux Philippines. La position de la Chine sur la réforme du Conseil de Sécurité n'a pas changé. Nous soutenons une réforme nécessaire et raisonnable du Conseil de Sécurité afin d'en augmenter l'autorité et l'efficacité. Il convient d'accroître en priorité la représentativité des pays en développement, notamment celle des pays africains. Actuellement, des consultations sont encore en cours entre les diverses parties sur cette question, il existe toujours des divergences au sein de la communauté internationale. Nous souhaitons que les différentes parties puissent se mettre d'accord en poursuivant leurs efforts de consultations amples et démocratiques afin de trouver une solution acceptable pour tous.

Q : Quelle est la réaction de la partie chinoise sur l'exécution par pendaison de deux hauts fonctionnaires du gouvernement Sadam? Vous avez critiqué l'organisation « Humain Rights Watch » en disant que leurs rapports sur la situation des droits de l'homme en Chine ne sont pas objectifs et ont des desseins inavouables. Pourquoi la partie chinoise n'invite-t-elle pas cette organisation à effectuer une visite en Chine pour voir la situation sur le terrain ?

R : Concernant votre première question, nous avons pris note des reportages concernés. Il appartient au peuple irakien de prendre les décisions sur les questions concernées. Nous espérons que l'Irak pourra restaurer la paix, la sécurité et la stabilité le plus tôt possible et réaliser son développement économique, afin que son peuple puisse mener une vie heureuse et paisible dans les meilleurs délais et que soit réalisée au plus vite la « gestion des affaires de l'Irak par les Irakiens ».

Concernant votre deuxième question, la Chine n'évite pas de dialoguer avec les parties concernées sur les droits de l'homme. Nous avons eu 22 dialogues en la matière avec l'Union européenne et aussi des dialogues avec les Etats-Unis, l'Australie et d'autres pays. La partie chinoise considère que le dialogue basé sur l'égalité et le respect mutuel permet aux différentes parties de réduire leurs divergences, et que davantage de dialogues et de communications sont tout à fait utiles. Mais le dialogue en matière de droits de l'homme doit être basé sur l'égalité et le respect mutuel, et également sur la sincérité et la bienveillance. Certains organisations et individus observent la question des droits de l'homme en Chine sous une optique tendancieuse ou même avec l'hostilité et la malveillance, ce qui est à nos yeux non constructif et même préjudiciable.

Q : La Chine est-elle prête à dialoguer avec des organisations non gouvernementales sur la question des droits de l'homme ? Est-ce qu'elle invitera l'organisation « Humain Rights Watch » à venir en Chine voir la situation sur le terrain ? A votre avis, dans quelle intention cette organisation a-t-elle publié ce rapport ?

R : C'est à l'organisation « Humain Rights Watch » que vous auriez dû poser cette question pour savoir ce qu'elle en pense et la raison pour laquelle elle voit la Chine toujours avec un prisme et une vision discriminatoire. Nous n'envisageons pas de dialoguer avec cette organisation.

Q : Est-ce que le Président Hu Jintao effectuera une visite au Soudan ? La priorité des discussions entre les deux parties pendant la visite sera-t-elle donnée à la question du Darfour ?

R : Je vous annoncerai les arrangements concernés de la tournée du Président Hu Jintao en Afrique après la vérification des informations. Et l'annonce devra être faite d'ici peu.

La Chine, comme la communauté internationale, suit de près la question du Darfour soudanais, la paix, la stabilité, la sécurité, la situation humanitaire ainsi que les conditions de vie de la population dans la région. Sur cette question, la Chine a eu des communications intenses avec les pays concernés et l'ONU tout en maintenant ses contacts et procédant à des échanges de vues sur les questions concernées avec le Soudan. Le Ministre assistant des Affaires étrangères Zhai Jun, l'envoyé spécial du gouvernement chinois, actuellement en visite au Soudan, a eu des échanges de vues avec les dirigeants soudanais sur la question du Darfour. Ce genre de contacts est constructif et bénéfique. La Chine continuera à déployer des efforts pour faire progresser la question du Darfour soudanais dans le sens d'un règlement par voie de négociations politiques. D'un côté, nous espérons que le Soudan pourra attacher de l'importance aux préoccupations de la communauté internationale au cours de ce processus. De l'autre, nous considérons que la communication avec la partie soudanaise sur la question doit avoir lieu sur la base du respect de la souveraineté du Soudan.

Q : Après la visite en Chine de l'envoyé spécial du Président américain pour le Soudan, la Chine envisage-t-elle de renforcer la coopération avec les Etats-Unis sur la question du Darfour ? Si tel est le cas, dans quels domaines renforceront-ils leur coopération ?

R : La semaine dernière, l'envoyé spécial du Président américain pour le Soudan a effectué une visite en Chine durant laquelle il a eu des rencontres et des entretiens avec le Conseiller d'Etat Tang Jiaxuan et des officiels du Ministère des Affaires étrangères. Nous estimons que les échanges de vues entre les deux parties sont bénéfiques. Les deux parties sont unanimes à penser qu'il faut promouvoir le processus du règlement politique de la question soudanaise. La partie chinoise entend continuer à intensifier sa communication avec les parties concernées, y compris les Etats-Unis, afin de contribuer ensemble au règlement adéquat de la question du Darfour soudanais dans les meilleurs délais.

Q : Les Premiers Ministres indien et chinois ont récemment eu une rencontre à Cebu. Quel est votre commentaire sur cette rencontre ? La Chine et l'Inde auront prochainement un nouveau tour de consultations sur les questions frontalières. Qu'attendez-vous de ces consultations ?

R : Le Premier Ministre Wen Jiabao et le Premier Ministre indien Singh ont eu une rencontre à Cebu. La rencontre a été excellente. Ils ont échangé leurs points de vues sur un large éventail de sujets. Les deux parties ont donné une appréciation positive sur le développement des relations sino-indiennes depuis ces dernières années et fait preuve de haute confiance mutuelle pendant l'entretien. Par exemple, selon le Premier Ministre Singh, quoi que l'on dise, la Chine et l'Inde sont en train de coopérer et de se développer dans l'harmonie. Voilà une appréciation très importante. Fin 2006, le Président Hu Jintao a effectué en Inde une visite qui a marqué un véritable jalon dans les annales des relations sino-indiennes. Les deux parties ont procédé à des discussions approfondies sur le positionnement des relations sino-indiennes et l'orientation du développement de ces relations et sont parvenues à une large identité de vues. Nous avons raison de croire que la Chine et l'Inde, les deux plus grands pays en développement du monde, travailleront la main dans la main pour une coopération harmonieuse et un développement partagé et apporteront une contribution de poids au progrès des pays en développement ainsi qu'à la paix, à la stabilité et au développement dans le monde.

Sur votre deuxième question, la 9e rencontre des représentants spéciaux chinois et indien pour les questions frontalières aura lieu à New Delhi à partir de demain jusqu'au 18 janvier. Une délégation chinoise conduite par le représentant spécial et le Vice-Ministre des Affaires étrangères Dai Bingguo y participera. Conformément au consensus obtenu par les deux Chefs d'Etat, les deux parties poursuivront leurs discussions sur un cadre de règlement des questions frontalières dans un esprit de paix, d'amitié, de consultations sur un pied d'égalité, de respect et de compréhension mutuels, et sur la base de l'accord sur les principes politiques directeurs. Nous estimons qu'il s'agit d'une rencontre importante qui constitue une action concrète pour la mise en œuvre du consensus obtenu par les dirigeants des deux pays visant à accélérer les négociations sino-indiennes sur les questions frontalières. Nous espérons que cette rencontre marquera sans cesse des progrès.

Q : Lors de sa rencontre avec le Premier Ministre japonais Shinzo Abe aux Philippines, le Premier Ministre Wen Jiabao a dit que les relations sino-japonaises se trouvent à une étape cruciale et que les deux parties doivent conjuguer leurs efforts pour engager leurs relations bilatérales dans une voie normale. Pouvez-vous préciser quels efforts la Chine déploiera pour le développement normal des relations entre les deux pays ? Quels efforts attend la Chine de la part du Japon ?

R : Pendant cet entretien, le Premier Ministre Wen Jiabao a exposé les points de vues de la partie chinoise sur le développement des relations sino-japonaises et indiqué que les relations sino-japonaises se trouvent actuellement dans une période cruciale pour suivre une voie de développement normale. Au cours de ces dernières années, pour des raisons que tout le monde connaît bien, de graves atteintes ont été portées aux relations politiques sino-japonaises. Depuis qu'elles sont revenues sur la voie d'un développement normal l'année dernière, les relations sino-japonaises se développent très rapidement. Nous sommes satisfaits de l'élan actuel du développement de ces relations. Cette année marque le 35e anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon et constitue une opportunité importante pour le développement des relations sino-japonaises. Il nous faut donc déterminer l'orientation des relations entre les deux pays avec une vision stratégique et à long terme et poursuivre fermement la voie de la coexistence pacifique, de l'amitié de génération en génération, de la coopération mutuellement avantageuse et du développement partagé. Les deux parties ont décidé de faire de cette année « l'Année des échanges amicaux entre la Chine et le Japon ». Voilà un effort positif et important que les deux parties ont déployé pour le développement de leurs relations.

Le Premier Ministre Wen Jiabao a souligné deux points dont l'un consiste à expliquer que le règlement adéquat des questions liées à l'histoire est extrêmement important pour le maintien et la consolidation des relations bilatérales. Il espère que sur ces questions, la partie japonaise respectera effectivement les principes définis dans les trois documents politiques importants conclus entre les deux pays et tiendra ses engagements, ceci pour éviter une nouvelle perturbation des relations sino-japonaises causée par les questions liées à l'histoire. Dans le même temps, il a évoqué la question de Taiwan qui, à ses yeux, touche aux intérêts essentiels de la Chine et à la base politique des relations sino-japonaises. Il espère que la partie japonaise comprendra à fond l'aspect extrêmement sensible de la question de Taiwan, honorera ses engagements pour une seule Chine et traitera adéquatement cette question.

Le Premier Ministre Shinzo Abe a exposé, de son côté, les points de vues de la partie japonaise. Selon lui, la partie japonaise continuera à travailler pour développer les relations stratégiques mutuellement avantageuses entre la Chine et le Japon, surmonter de concert avec la Chine les difficultés survenues dans les relations bilatérales et promouvoir l'amélioration et le développement des relations sino-japonaises. Sur les questions liées à l'histoire, il a fait savoir que le Japon est prêt à faire progresser les relations bilatérales sur la base du respect des principes et de l'esprit définis dans les trois documents politiques entre le Japon et la Chine. Le Japon poursuivra sa voie de développment en tant que pays pacifique. Sur la question de Taiwan, il a dit que la position japonaise promise dans la Déclaration conjointe Japon-Chine n'a pas changé.

Par ailleurs, les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération dans de multiples domaines.

Nous estimons que cette rencontre entre les dirigeants des deux pays a été couronnée de succès. Elle est donc bénéfique pour le développement des relations entre les deux pays.

Q : Est-ce que les 17 suspects arrêtés lors de l'opération menée au Xinjiang contre les forces terroristes du Turkestan oriental ont été poursuivis en justice ? La partie chinoise a-t-elle attrapé les suspects en fuite ? Est-ce qu'elle craint que ces suspects ne se soient déjà enfuis dans des pays voisins ?

: Les suspects terroristes arrêtés seront traités par les autorités concernées conformément à la loi. Et sur les suspects terroristes en fuite, je vous prie de vous renseigner auprès des autorités de la sécurité publique.

Q : Quels sont les derniers avancements des actions menées pour sauver les ouvriers chinois enlevés au Nigéria ?

: La partie chinoise est en train de faire tout son possible pour sauver ces ouvriers.

Q : Selon des informations, le Premier Ministre portugais effectuerait une visite en Chine du 30 janvier au 4 février. Veuillez le confirmer.

R : J'ai entendu parler d'un tel arrangement entre les deux parties, mais je ne dispose pas d'informations sur la date précise. Le Portugal est un partenaire important de la Chine. Nous serons heureux d'accueillir un dirigeant portugais en Chine. Les deux parties auront beaucoup de sujets à discuter. Le Portugal assurera la présidence de l'Union européenne pendant le deuxième semestre de cette année. Les deux parties pourront procéder à des échanges de vues sur le renforcement des relations entre la Chine et l'Union européenne et la coopération bilatérale dans les domaines économique, commercial et autres. Je vous communiquerai les informations précises dès que j'en aurai.

Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance pour aujourd'hui. Merci de votre présence.


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